10. mars 2016 · Commentaires fermés sur Voyager en lecture … · Catégories: Lu, vu, entendu
Une proposition de lecture de Nadine Gonfrier-Piccolo
La mort et la belle vie
de Richard HUGO éd. Albin Michel (col. 10/18)
Parfois, un style, un ton, le son coulant de l’écriture, prend le pas sur l’histoire. Non pas que l’histoire soit pâle au point de ne pas être mise en avant et à l’honneur, non, c’est plus le fait que l’écrivain nous emporte dans une telle danse des mots, que l’on se laisse porter, porter… On en n’oublie cependant pas le « flic » au grand cœur, poète et policier, qui nous entraine dans le Montana. Bref, un polar pas comme les autres !
Richard HUGO disait en parlant de poésie (et la poésie, cette semaine est Reine !)
Un vrai poète est celui qui vit les poèmes, qui est tellement habité par le monde imaginaire et
le besoin d’écrire que cela guide aussi sûrement sa vie que les étoiles guidaient le vieux marin
La mort et la belle vie par Hugo

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Quelques livres lus ces derniers mois par Simone Bousquet, avec plaisir, avec intérêt, émotion :

Sauver Ispahan
Jean Christophe Ruffin
Folio 450 pages
Si vous avez aimé l’Abyssin, voici aimerez retrouver son héros et sa famille dans la suite (indépendante) tout aussi passionnante, enlevée, historique, tendre, vive, pleine d’humour.
Une écriture élégante, des références très bien documentées, enfin du vrai bon Ruffin pour l’été !

 

 

Dans le pavillon rouge
Pauline Chen
Folio 570 pages
Prix du meilleur roman des lecteurs du Point 2015
Moi aussi j’ai beaucoup aimé…
L’histoire d’une jeune orpheline qui entre dans la famille aristocratique de sa mère sous la dynastie des Qing. On entre avec elle dans la vie quotidienne des femmes du palais de Rangguo entre fastes, mensonges, intrigues politiques passions, trahisons, infidélités et autres vilénies.
Pauline Chen réécrit un classique du XVIII siècle de CaoXuequin : le rêve dans le pavillon rouge.

«Merveille littéraire, un récit épique et pourtant intime d’intrigues de palais et de tumultes politiques, éblouissant à chaque page. »
Julie Otsuka, auteur de Certaines n’avaient jamais vu la mer »

couverture
Un roi sans divertissement
Jean Giono
Folio 244 pages
Ça m’a fait grand plaisir de relire Giono Quel style !! Quelle richesse, quelle inventivité ! Quelles couleurs ! Quelle sensibilité ! Quelle intelligence ! On en ressort tout étourdi ! Je vais vite relire Le hussard sur le toit.

Un Roi sans divertissement

 

 

Karitas
tome 1:  l’esquisse d’un rêve

Karitas Gaia Éditions
folio 650 pages
tome 2 : l’art de la vie


Folio 600 pages
Kristin Maria Baldursdottir
Islandaise, K.M.B raconte avec un art du récit splendide, la vie d’une femme née en Islande en 1920, Karitas. Elle l’accompagne jusqu’à la fin du siècle dans sa volonté d’échapper au destin des femmes islandaises de son époque.
Elle y échappera par l’art, qui emplit sa vie, ses nuits, ses jours malgré tout, malgré tous, depuis son enfance. Les créations de Karitas émergent d’une vie tumultueuse ou les exigences de la maternité, les contraintes de la pauvreté, les trahisons et les passions se heurtent sans le briser à son unique désir, peindre C’est une magnifique saga islandaise où l’on rencontre auprès de Karitas, des hommes puissants et parfois tendres, des femmes fortes, des artistes connus, des paysages hostiles, métaphoriques .C’est aussi une réflexion extraordinaire sur la création artistique.
Il est impossible de lâcher ce livre avant la fin des 1200 pages. Et l’on en sort ébloui, heureux … Enfin moi, et celle qui me l’a si chaudement recommandé, ceux et celles à qui je l’ai prêté ou offert.

 

L’écriture ou la vie
Folio 396 pages
Jorge Semprun
Comment vivre et exorciser sa mort, à Buchenwald, quand on est un jeune poète, un jeune philosophe ? par l’écriture, croit-il … mais non ! car l’écriture renvoie à la mort, Comment s’arracher à ce cercle vicieux ?
Semprun compose et écrit un magnifique oratorio à partir des tumultes de sa mémoire, de ses émotions de ses douleurs
Quelle musique !

L'Ecriture ou la vie par Semprun

 

 

Essai
La puissance de la joie
Frédéric Lenoir
Fayard 203pages
C’est sûrement un des meilleurs essais de Frédéric Lenoir.
Jusqu’ici je le trouvais un peu facile, un peu redondant, meilleur dans ses romans. Mais cet essai-là m’a bien convaincue car il parle de cette sagesse de la joie qui assume toutes les peines de l’existence et les embrasse pour mieux les transfigurer … Et puis il se réfère à Spinoza, alors…

 

 

 

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