21. juin 2021 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui, c’est le « 21 » ! · Catégories: Actualités
Vous serez une part de la saveur du fruit.

René Char

Recette de la confiture d’abricots

Ingrédients :

  • 1 kg d’abricots
  • 750 g de sucre à confiture

Préparation :

  • 1. Nettoyez les abricots et retirez les noyaux.
  • 2. Mettez les fruits dans une bassine à confiture et incorporez-les avec le sucre en poudre.
  • 3. Gardez la préparation dans un endroit frais.
  • 4. Laissez au repos pendant 10 h.
  • 5. Faites cuire à feu moyen durant 30 min tout en mélangeant de temps en temps. Portez à ébullition.

Nous vous proposons d’écrire votre texte en utilisant la structure d’une recette, de celle de la confiture d’abricots par exemple. Votre texte ?
Celui de la rencontre avec un arbre fruitier, dont vous aurez cueilli les fruits et les aurez transformés… Écriture d’un monologue intérieur inclus dans chaque étape de votre recette…

Changement de saison en musique en cliquant ICI !

19. juin 2021 · Commentaires fermés sur Printemps des poètes 2022 · Catégories: Actualités

L’éphémère

 » Il en va des mots comme des chansons d’amour qui reviennent par surprise au détour d’une voix, d’un souvenir, d’une émotion. « J’ai pris la main d’une éphémère… » Dansait dans ma mémoire. Sans que je sache qui le premier, de Montand ou Ferré, avait semé ce trouble de l’étrangère en moi. Adolescents nous ne comprenions pas tout à cette romance des années folles, ni même à ce poème que l’on disait roman inachevé, mais pressentions ce mystère de « l’éternelle poésie » qu’Aragon dilapidait sans crier gare.

Une seule et unique voyelle, quatre fois invoquée, entre la fièvre, le murmure, la foudre, l’imaginaire, l’insaisissable, l’à-venir, l’impensé, le maternel, le fugace, la soif, l’énigme, le précaire, l’effervescence, le friable, l’envol, l’impermanence…
Plus vaste que l’antique Carpe Diem et plus vital aussi, L’éphémère n’est pas qu’un adjectif de peu d’espoir. C’est un surcroît d’urgence, de chance et de vérité. Une prise de conscience toute personnelle et cependant universelle, comme un quatrain d’Omar Khayyam, un haïku d’hiver, un coquelicot soudain, une falaise à soi, un solstice d’été, un arbre déraciné ou la vingtaine de numéros d’une revue de poètes du siècle dernier.
Il est temps de sonder à nouveau L’éphémère. De ne pas attendre à demain. De questionner ici et maintenant la part la plus fragile, la plus secrète, la plus inouïe de nos existences « .

Sophie Nauleau

https://www.printempsdespoetes.com/Edition-2022
Du 12 au 28 mars 2022

Ce thème a été choisi pour le concours de poésie
du Sentier des poètes à Saint Saturnin de Lucian en 2016 !

01. juin 2021 · Commentaires fermés sur ENFIN ! et « nos arbres des 21… » · Catégories: Mots en partages, remèdes

Merci Nadine P. et Jehanne pour le plaisir de la lecture de vos textes à partir de propositions faites sur le blog (19 et 21 mai 2021)!
A vos plumes, vous autres, si écrire vous dit !

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Enfin,

Plusieurs propositions, définitions pour ce petit mot.

Celle qui m’intéresse est celle-ci (dictionnaire Larousse) :

« Indique qu’un événement se produit, après avoir été attendu longtemps et avec impatience. »

Voilà, tout est dit !

enfin les salles obscures qui se remplissent, frémissent, bruissent

enfin les rires sonores tardifs qui brisent le silence pesant de la nuit qui tombe

enfin les verres qui s’entrechoquent, les rires, les chaises qui raclent les trottoirs

enfin les chants qui s’élèvent, mêlés aux notes des instruments surpris

enfin les sourires qu’on commence à voir, entrevoir,

ceux qu’on a attendu longtemps, avec impatience,

un événement qu’on voulait voir se reproduire au plus vite.

Nadine

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21 mai 2021

Balade en forêt

Au bord du canal de Beagle dans le lointain grand sud, les vents puissants courbent les hêtres de Magellan aux grands corps blancs efflanqués.  Alignés en soldats vaillants montant à l’assaut de la pente en rangs éclaircis, troncs et ramures, resserrés pour affronter la furie, ploient comme des mats au vert pavillon malmenés par la tempête ; l’eau grise comme le ciel frissonne, les bourrasques hurlent, nous chahutent et fracassent le végétal. Cette armée, tout entière arc-boutée à la pente pour ne pas chanceler, compose un paysage étrange et poignant.  Nous traversons alors un champ de bois morts et blanchis, troncs et branches arrachés à la forêt, minéralisés, sculptés par l’érosion, masques totémiques, figures animales fantasques, têtes et bustes tourmentés, une ballade de bois défunts. La pente se fait rude, le terrain gorgé d’eau se couvre de mousse spongieuse, les grands arbres se redressent plus on s’éloigne de la furie du vent. Du blanc, du gris, du vert et la voix hurleuse du vent qui nous bouscule, les fûts élancés et nous. Le sentier serpente désormais, la pente s’adoucit, nous entrons dans un sous-bois dominé par la lenga, le grand hêtre blanc de la Terre de feu à l’ample houppier vert clair. La forêt devient dense et nous serpentons entre les canelo aux petites fleurs blanches en ombelles qui portent des graines poivrières que l’on nous invite à goûter sur le chemin, son écorce, puissant antiscorbutique, fut utilisée jadis par les marins, nous dit-on.  Le sous-bois regorge de plantes aux baies arbustives comme l’épinette-vinette de Darwin qui protègent ses baies rouges par de redoutables épines, la gaulthérie mucronée aux baies rose violet, les notro aux fleurs rouge vif. C’est la fin de l’été, fleurs et baies affectent déjà un air d’automne.  Aux arbres s’accrochent en de longs filaments verts de gris les lichens de l’usnée barbue dite barbe de Jupiter et les petites boules jaunes du pin de l’indien qui servaient autrefois à la fermentation d’alcools. Nous progressons en silence vers le passé, un temps des origines que l’homme n’a pas encore marqué ni dégradé. Immense et profonde solitude que la vie animale parait avoir désertée, immortelle matière sans cesse recomposée, nulle splendeur orientale pour charmer nos sens mais du brut, de la verdeur virginale, du vif acéré comme mille lames, un amoncellement de formes primitives sans cesse recomposées par l’incessant travail de la nature, patiente ravaudeuse. Il nous semble toucher à une éternité de temps et d’espace confondus. Nous suspendons toute parole, impuissante et minuscule pour ne pas offenser le verbe du commencement.

Jehanne

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20. mai 2021 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui c’est le « 21 » ! · Catégories: Actualités


… il y a dans la forêt des bruits qui ressemblent à des paroles.
Jean Giono

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Nous vous proposons de partir en écriture pour une bal(l)ade en forêt

Partagez, par écrit, ce voyage …
Et n’ayez crainte de vous égarer …

( envoyer votre texte à l’adresse mel de l’association)

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Bonne aventure d’écriture !

19. mai 2021 · Commentaires fermés sur Le 19 mai 2021 … enfin ! · Catégories: Actualités
détail de la couverture de Télérama n°3723

Pour vous, que signifie cet « ENFIN ! » mystérieux ?

Si vous souhaitez l’écrire, nous attendons votre texte ICI,
ou bien envoyez-le nous à l’adresse mel de l’association.

A vous de vivre pleinement cet « ENFIN ! »

13. mai 2021 · Commentaires fermés sur Nos arbres des « 21 »… · Catégories: Mots en partages, remèdes

Merci Jehanne et Nadine P. pour vos textes …
Il est toujours temps d’écrire sur ces propositions mensuelles.
Rendez-vous chaque 21 ème jour du mois …
A bientôt !

21 avril 2021

Enserrés dans des squares étriqués, alignés au cordeau sur les vastes esplanades ou les artères bruyantes, les arbres de nos villes se fondent dans le décor urbain. Ils sont domestiqués, élagués et arrachés sans égards, confinés dans des pots, ces prisonniers d’un monde minéral où leurs racines trop à l’étroit restent désormais muettes. Marronniers des places aux ailes vertes rognées, peupliers solitaires cernés par la pierre des grands immeubles gris, platanes empoussiérés, parasols ombreux des boulevards, tilleuls odorants des cours de récréation, ils sortent de l’anonymat au retour des bourgeons. Le temps de la belle saison revenue, les beaux vieux arbres tiennent le haut du pavé. Prunus et cerisiers du Japon arborent leur ramure rose et blanche, somptueuses coupoles éphémères, les tilleuls sortent le grand jeu des senteurs, les marronniers aux thyrses triomphales pavoisent sur les grand-places. Stars des parcs prestigieux, courtisés comme des altesses, ou spécimens plus communs, ils illuminent le printemps. Se pressent à leur pied une foule d’adorateurs photographes, qui se détourneront dès que la belle floraison cèdera peu à peu la place aux banales feuilles vertes.  Nos vedettes printanières rejoindront alors dans l’indifférence des foules citadines le paysage saturé de la ville. Et nos arbres malmenés se prendront à rêver aux temps anciens où ils peuplaient, souverains, le monde non défriché d’où la ville les a chassés.

Jehanne

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Mon arbre n’est pas le mien.

Je n’ai pas de terrain, jardin ou potager où il pourrait flamber et s’épanouir, même y mourir.

Mais si c’était le cas, si ce coin de paradis existait, l’appellerais-je « Mon arbre » pour autant.

Je ne crois pas. J’aurais trop peur que cet adjectif possessif dénonce ce qu’il annonce, passer du possessif à l’excessif sans marge, sans recul, le trouvant forcément plus beau que celui du voisin ou plus belles ses fleurs quand il me les offrirait. Un lien faussé entre lui et moi dès le départ.

Je n’ai pas d’arbre à moi alors je peux en choisir celui du jour, son ami le lendemain, et le nommer ainsi pour quelques heures.

La couleur du ciel, le temps dédié à pouvoir le regarder, la grille qui garde une part de son mystère, tout m’aide à faire ce choix. Il n’a pas de prétention à être l’heureux élu, pour cela il faudrait que je sois personne dont l’avis compte aux yeux du monde.

Non, il se laisse doucement admirer, parfois capturer par une photographie ou en mots.

Il respire la bonté et l’humilité. C’est à ses pieds, ce que je viens chercher.

Nadine P.

10. mai 2021 · Commentaires fermés sur A la rencontre de Suzie Morgenstern … · Catégories: Actualités

 » La star de la littérature jeunesse fait une déclaration d’amour à la vie en déroulant la sienne.
Une vie exceptionnelle. Née aux États-Unis, adoptant la France par amour, Susie Morgenstern écrit son autobiographie comme une suite de 18 exils. Naître en étant expulsée du ventre de sa mère, être cataloguée comme une intello et renoncer à être jolie fille, laisser sa terre natale pour s’expatrier en Israël puis en France, s’oublier pour devenir mère, perdre l’amour de sa vie et en retrouver un autre.
Réputée pour son humour et sa joie de vivre, Susie Morgenstern déroule avec sincérité le cours de son existence, ses bonheurs et ses deuils. « Vivez vos vies, conclut-elle. Profitez de chaque moment ! »
Cette autobiographie est un hymne à la vie, joyeux et communicatif.  »
Les Éditions L’Iconoclaste

Si vous voulez l’écouter,
vous pouvez cliquer ICI ou LA.

Nous vous souhaitons de bons moments en sa compagnie !

01. mai 2021 · Commentaires fermés sur « Bientôt! » · Catégories: Actualités

Bientôt ?
Mais « Bientôt » quoi ?
Hé bien, « Bientôt »…
Va voir.
Le « Bientôt » c’est ICI !

28. avril 2021 · Commentaires fermés sur « Journées Ecrire en mai » en Septembre 2021 · Catégories: Actualités

Les Samedi 18 et dimanche 19 Septembre 2021
auront lieu les « Journées Ecrire en mai » organisées par l’association Luciole.
Elles se tiendront à Lézignan-Corbières.
Elles auront pour thème « Itinérances, Migrations »
L’invitée d’honneur cette année sera Jeanne Benameur.


Cela s’annonce passionnant avec des ateliers d’écriture, une intervention de Jeanne Benameur et une soirée lecture d’après son livre « Ceux qui partent ».
Et aussi de belles rencontres autour de l’écriture.

Vous trouverez le programme ICI.

Si vous vous y inscrivez, faites-le nous savoir ?

LUCIOLE est une association Loi 1901, créée en avril 2017, qui porte le projet LUCIOLE : L’Université à la Campagne Itinérante et Ouverte de Lagrasse (Aude).

Jeanne Benameur, qui est-ce ?
Qu’a-t-elle écrit ?
ICI, quelques réponses.

21. avril 2021 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui c’est le 21 ! · Catégories: Actualités

Comme un arbre dans la ville
Je suis né dans le béton
Coincé entre deux maisons
Sans abri sans domicile
Comme un arbre dans la ville

Comme un arbre dans la ville
J’ai grandi loin des futaies
Où mes frères des forêts
Ont fondé une famille
Comme un arbre dans la ville

Entre béton et bitume
Pour pousser je me débats
Mais mes branches volent bas
Si près des autos qui fument

Entre béton et bitume

Comme un arbre dans la ville
J’ai la fumée des usines
Pour prison, et mes racines
On les recouvre de grilles
Comme un arbre dans la ville

Comme un arbre dans la ville
J’ai des chansons sur mes feuilles
Qui s’envoleront sous l’œil
De vos fenêtres serviles
Comme un arbre dans la ville

Entre béton et bitume
On m’arrachera des rues
Pour bâtir où j’ai vécu
Des parkings d’honneur posthume

Maxime Le Forestier
A écouter ICI

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Quel arbre dans la ville, dans le village, vient vous faire signe
AUJOURD’HUI ?
Qui est-il cet arbre qui attire votre regard ?
Accompagnez-nous jusqu’à lui …
Partagez, par écrit, ce voyage …
(à envoyer à l’adresse mel de l’association)

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Au grand plaisir de vous lire !

13. avril 2021 · Commentaires fermés sur Nos arbres des « 21 » · Catégories: Mots en partages, remèdes

Merci Anne-Marie B., Jehanne, Marie-Hélène, Myriam

Nous nous sentons bien avec vos arbres découverts dans vos textes et avec vous qui nous les présentez.

En voici quelques uns. Nous attendons les vôtres !
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Mon arbre,

Mon arbre d’Octobre m’avait surprise. Je m’avançais doucement, attirée par ce qui allait nous arriver…car j’imaginais tout de suite une relation, entre lui et moi. Une rencontre….

L’arbre était flamboyant, d’un orangé brillant. Il attirait le regard comme il gardait la lumière. Pour nous. Comme une invitation au dialogue, à la méditation, ou simplement au plaisir d’être ensemble.

Mon arbre de Décembre, se dépouillait, ses feuilles et ses branches se dénudaient. Etait-ce pour affronter l’hiver sans risquer de les voir se rétrécir ou griller sous le froid, ou pire, disparaitre, transportées par un vent sournois ou jaloux ? Je n’étais pas venue depuis plus d’un mois…avait-il été déçu ? Malheureux ? Jusqu’à se laisser atteindre ainsi ?

J’essayais de comprendre.

 Mais en tombant, ses feuilles composaient un tapis toujours lumineux à ses pieds, près de son tronc, juste sous ses branches dénudées.  Il me paraissait si triste alors, résistant quand même, comme s’il voulait conserver le plus longtemps possible, ce panache que l’automne lui avait donné et qui m’avait tellement séduite.

Est-ce la nature qui l’avait voulu ainsi ? D’autant plus magnifique qu’il était voué à l’éphémère ? Nous avait-elle trompés lui et moi ? Ou était-ce lui, qui désespéré de ne pas me voir, plongeait dans la dépression ? Je réfléchissais devant sa beauté passée, admirant encore ce tapis toujours fringuant, mais qui allait sans doute vivre seulement quelques semaines. 

Mon arbre de Janvier fidèle à ce que je pressentais, me rendit triste. L’orangé flambant à ses pieds, n’était plus. Un marron clair s’attardait, résistant à peine au vent qui le dispersait. Et peut-être le souhaitait-il pour oublier tout signe évoquant son ancienne magnificence …

L’arbre me tendait ses branches nues, offertes au temps, au froid … cherchaient-elles ainsi ma compassion ? …

Alors je m’en suis détournée, lui disant que je reviendrai le voir au printemps, et que, s’il n’avait pas commencé à devenir vert clair, c’est qu’il serait mort et notre histoire terminée.

Mon arbre d’Avril… 

Un très léger, timide et tendre vert me fit une sorte de clin d’œil complice…

La délicatesse de cette couleur et la vie qu’elle portait…me comblait. 

Anne-Marie B.

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Mon arbre à moi 

Que seras-tu mon arbre à moi ? Arbre qui m’appelle, royaume de branches courbées crochues et emmêlées, un doux gris permanent de tes feuilles menues et argentées, une explosion de couleurs marquant le pas des saisons, arbre refuge du vent et des battements d’ailes, arbre sage éternel, arbre des bourrasques et des apaisements, arbre chant du monde à qui parler de soi, arbre où écouter les bruits des vies multiples. Arbre qui porte des fruits, des anciennes histoires, des secrets confiés, arbre qui console, cajole, arbre qui tutoie le ciel de l’univers et fouit l’humus pour parler à ses frères, fanal fuselé de vert noirci, tu me dirais la durée qui s’attarde, de la vigne au cimetière, tu scanderais le déroulé du temps. Arbre à caresser. Arbre à grimper de l’enfance entre ciel et terre, arbre ombreux parasol, arbre à pain, à singe, à feuilles, à ramure épineuse, arbre univers mystérieux et bruissant, je vous salue ô arbres multiples. Vous êtes tous un peu miens,

Et aujourd’hui, encore au mitan de l’hiver, blanchi par les grains de neige, un arbre m’a dit que le bout de ses branches déjà s’étirait, que de petits bourgeons pointaient vers le dehors, que déjà la nuit reculait et que la douce tiédeur du renouveau nous embrasserait, alors, j’ai souri.

Jehanne

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L’arbre m’a dit

J’ai croisé un  drôle d’arbre sur mon chemin, il a surgi sur la croupe d’une colline pelée, seul au milieu des bouquets de buissons épineux.  Sans être immense, son tronc trapu était tout bosselé et ses branches tordues hésitaient entre ciel et terre, écartelés entre des désirs contradictoires. Un viel arbre tout noirci, tout esseulé sur le chemin, revêtu d’un plumage de feuilles d’un vert minuscule et brillant, un arbre qui noircissait le bleu profond de l’horizon, noir strié sur bleu ondulé. Les arbres murmurent, dit-on, depuis les temps immémoriaux, ils bruissent, chuchotent, bavardent entre eux comme les vieilles à la veillée. On peut  entendre leurs voix  sifflantes colporter les bruit éteints venus du passé d’antan, les récits  des origines et les colères des  cieux immuables et des grands ancêtres arrachés à la glèbe hostile et à l’inconnu ;  c’est qu’ils écoutent les arbres ce que l’on dit sans y penser, nonchalamment adossé à l’écorce rugueuse ou trônant sur une racine bombée. L’arbre de mon chemin a-t-il ouïe un humain lui susurrer ses rêves au creux de sa peau lézardée ? A-t-il connu le pendu lui confiant son âme désespérée ? A-t-il recueilli les paroles de passants bivouaquant à son pied, murmures des pèlerins en route sur la paix du chemin,  voix des amants serments enfiévrés des,  cris joyaux d’enfants accrochés à ses branches ? Arbre solitaire,  as-tu entendu l’effroi de l’enfant apeuré par les grondements de l’orage tout proche, se recroquevillant à ton pied, sous l’auvent rassurant de ta parure de branches. L’ enfant sanglotait sa peur et s’accrochait à l’abri faussement protecteur de ta ramure toi que l’éclair souvent foudroie. Mais l’enfant ne pouvait se résoudre à quitter le seul être vivant dans cette aridité de pierres  et d’épineux et t’ implorait de le sauver. Bientôt le vacarme mêlé de bruit, d’eau et d’éclairs torpilla et l’arbre et l’enfant qui supplia de l’arbre de résister à la furie du vent. Tous deux pareillement secoués et trempés par la bourrasque pleuraient, l’enfant se serrait plus fort encore à toi, petit arbre valeureux.  La tempête dura longtemps mais tu fus épargné par la foudre qui alla frapper un de tes lointaines cousins sur une autre colline. L’enfant cessa alors ses pleurs, embrassa ton écorce rugueuse et te promit de revenir te saluer. Un jour me promenant sur la colline pierreuse, je vis un homme tenir embrassé un vieux chêne liège austère, il appuyait son front sur le tronc écailleux, il murmurait comme on parle à soi-même, dévot de quelque culte chamanique. Lorsque j’avançais à sa hauteur, il interrompit sa prière et me raconta son histoire avec l’arbre. J’aurais aimé qu’elle fût aussi la mienne.

Jehanne

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Aujourd’hui le printemps a bondi hors de sa niche hivernale. Il arrive ! Depuis un moment il s’y préparait le bougre, des petits doigts timidement verdis pointaient aux les branches dépouillées par l’hiver, quelques boutons de fleurs décoraient déjà les tiges où la sève s’activait, le grand peuplier se couvrait de myriades de feuilles en puissance, petits points fripés au rouge hésitant. Et soudain, le rose explosa en nuages aux branches nues des prunus tandis que les pâquerettes du jardin annonçaient la venue des violettes. Un arbre puis un autre et encore celui-là passe du gris au vert. Partout ça explose de couleurs et dans le parc, l’on s’arrête sur un banc les yeux dans le chaud soleil bleu tout rempli du bruissement des ailes des oiseaux rentrés de leur hivernage. Tout énamourés, les pigeons font déjà les jolis cœurs et déclament leur flamme au sommet des grands acacias.  D’en haut, les dégrades de gris se font tâches de couleur Printemps, tu es là, je t’entends, te sens, te respire, tu es les fenêtres qui s’ouvrent, les pelouses que l’on foule, les possibles à venir. Printemps, je te hume, t’avale et je voudrais te goûter, savourer chacun de tes bourgeons, de tes boutons, de tes éclosions. Printemps peintre et poète tu es le temps retrouvé.

Jehanne

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AU PRES DE MON ARBRE, JE VIVAIS HEUREUX
JE N‘AURAIS JAMAIS DU M’ÉLOIGNER DE MON ARBRE…

AUPRÈS DE MON ARBRE JE VIVAIS HEUREUX
JE N’AURAIS JAMAIS DÛ LE QUITTER DES YEUX.

Tu étais là avant notre arrivée.

Tu nous accueillis, avec sous ton ombre, une vielle table et deux chaises comme une invitation à venir s’assoir pour deviser. Tu offrais l’image désuète d’un tableau impressionniste et tu as probablement participé à mon coup de cœur pour la maison.

C’était il y a exactement 30 ans.

Tu n’es pas beau. Un grand « cyprès bâtard » comme l’a dit Lucien, le grand père provençal.

Tu étais déjà trop grand et trop près de la maison quand nous sommes arrivés. Tu l’écrases de ta silhouette sombre.

Combien de mètre as-tu pris depuis ? Dès que l’on débouche au coin de la rue, on te voit qui surplombe et c’est un bon repère pour qui vient nous voir.

Combien de personnes nous ont dit de te couper ? Il y a même un ami qui m’a proposé de m’offrir le nouvel arbre qui te remplacerait. Tous les élagueurs qui passent dans le quartier viennent sonner au portail.

Nous avons souvent pensé à te remplacer par un feuillu, un platane, un albizia, un murier-platane. Mais nous ne l’avons jamais fait, par difficulté à choisir, parce que trop compliqué, par manque de temps.

Le temps a passé et plus le temps passait, moins il était judicieux de planter un arbre qui demanderait des années pour pousser.

Alors nous avons cohabité.

Par la fenêtre tu lorgnes dans ma chambre, de plain-pied, puisque nous habitons à l’étage. On a l’impression qu’en tendant le bras on pourrait te toucher. C’est dire que nous dialoguons en permanence.

Tu as été le témoin de nos ébats, de nos chagrins, des câlins avec les enfants dans le lit, des temps de lecture, d’écriture. Des nuits de travail à mon bureau.

A toi seul tu es une forêt qui accueille généreusement en son sein de nombreux oiseaux, grands et petits qui cohabitent. Nous pouvons observer leur chassé-croisé lors de la fabrication des nids.

Les pies, principale colonie, ont disparu depuis quelques temps, je l’ai remarqué lors du premier confinement, laissant la place à des tourterelles ou à des pigeons. En ce moment ce sont des fauvettes à tête noire qui font leur nid. Les autres oiseaux sont partis.

Tu étais le refuge de notre chatte lorsqu’elle se faisait attaquer par le chat du voisin …mais il a quand même eu sa peau un jour où nous n’étions pas là pour le faire fuir.

Bien sûr nous n’aimons pas tes vilaines boules qui jonchent le sol et font mal au pied et ce sol rendu acide sur lequel rien ne pousse.

Mais où suspendrions-nous la balançoire, où accrocherions nous les guirlandes, le hamac, si tu n’étais plus là ?

Et surtout, surtout, tu es :

Mon rempart contre la vue, si tu n’étais pas là nous serions nus.

Mon moucharabié, par lequel je vois dans les interstices, le bleu du ciel.

Mon printemps quand nous mangeons sur la petite table du balcon, cachés des passants.

Ma couverture, mon manteau quand je lis ou travaille dans le lit.

Mon rideau quand je sors de la douche.

Mon enveloppe quand je pense au monde.

Tu es ma mauvaise conscience, mon regret, de n’avoir pas pu décider.

Tu es mon compagnon, qui comme moi vieillit. Tu n’as jamais soulevé la maison de tes racines et je t’en sais gré. Mais si un jour vieillissant, il t’arrivait de tomber sur la maison se serait une catastrophe et je dois m’en soucier.

Marie-Hélène

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07. avril 2021 · Commentaires fermés sur « Si une nuit d’hiver un voyageur… » · Catégories: Lu, vu, entendu

Merci à notre amie Myriam qui a lu et nous recommande :

« Si une nuit d’hiver un voyageur »
d’Italo Calvino

Si une nuit d'hiver un voyageur

C’est un livre sur la toute puissance de l’auteur : il prend, il jette, il fait disparaître, il organise, il ordonne…
C’est un livre sur le pouvoir du lecteur : il intrigue, il prend possession de l’auteur, le manipule, le fait douter, le chamboule par ses attentes, son désir, ses refus…
C’est un livre sur les livres qui s’imbriquent, se percutent, se fondent, se nourrissent, se répondent ou s’empilent…

C’est un roman sur le plaisir de lire des romans : son héros, le Lecteur en commence dix différents sans pouvoir en lire la fin.
C’est un livre sur la quête.
C’est un livre qui vous roule dans la farine… et de façon magistrale…

Un exercice oulipien mené avec brio.

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24. mars 2021 · Commentaires fermés sur « LES CHIENS DE PASVIK » · Catégories: Lu, vu, entendu

Notre amie Anne-Marie nous offre une nouvelle chronique :

« Nous voilà à nouveau dans le « grand nord » celui de la Laponie, du froid, de la neige, des rennes et de sa police, et puis, maintenant il y a ces chiens de Pasvik, pourchasseurs et pourchassés… »

 » LES CHIENS DE PASVIK »
d’Olivier TRUC

Critique sur le site
« Encres Vagabondes » – Noir&Polar

« Il s’agit donc du quatrième roman de cette série que nous offre Olivier Truc, et dont le premier s’intitulait Le dernier Lapon. Cet auteur nous fait découvrir avec son talent précis et méticuleux, non seulement des paysages magnifiques dépeints avec un enthousiasme séduisant, mais surtout, l’histoire de ce peuple, les « Sami » ou Lapons, que les guerres, a le plus souvent maltraité… »

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21. mars 2021 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui, c’est le 21 ! · Catégories: Actualités
Pêcher en fleurs, Van Gogh, 1888
Y a le printemps qui te réveille
T’as le bonjour du printemps …
 
Michel Fugain
(et plus en cliquant ICI )

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A quoi ressemble votre printemps
sur vos terrasses, balcons, cours, rues, jardins, parcs aux alentours ?
Invitez-nous à votre ballade du jour et partagez-la par écrit avec nous
(à envoyer à l’adresse mel de l’association).
Au grand plaisir de vous lire !
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Et pour la fête des couleurs,
nous vous proposons d’écouter
CECI !

08. mars 2021 · Commentaires fermés sur Podcast « Écrire au futur » · Catégories: Actualités

« Écrire au futur. Choisir l’écrit comme trace et mémoire subjective de nos vies, individuelles comme collectives : écrire comme point de départ,
écrire comme passerelle vers la liberté. 

Aussi bien dans les contenus que dans l’usage des supports
et les formes utilisées.

Écrire comme un moyen de conserver, d’archiver, de laisser une trace, d’imaginer, de s’échapper … et d’embrasser, sur les chemins de l’écrit,
la citoyenneté.

Comme une signature, une affirmation physique et lisible de son identité qui peut ouvrir le quotidien à l’extraordinaire, aussi personnelle et unique que celui ou celle qui s’en empare.

Cette série consacrée à l’écriture, initiée par la Fondation La Poste et réalisée par Écran Sonore, donne à entendre, témoignages et réflexions autour de l’écriture d’hier à demain. »

C’est à écouter ICI

« Les mots sont un territoire d’hospitalité « 
Edris Abdel Sayed

06. mars 2021 · Commentaires fermés sur Poésie à Saint Saturnin de Lucian · Catégories: Actualités

« Regardez le ciel. Demandez-vous :
le mouton oui ou non a-t-il mangé la fleur ?
Et vous verrez comme tout change … « 

Antoine de Saint Exupéry, Le Petit Prince

Voyagez « sous d’autres ciels » si vous en avez le souhait …
Attrapez les mots passants, les mots filants, les mots surprenants …
Envoyez vos poèmes, vos proses poétiques …
et participez ainsi au concours de poésie du Sentier des Poètes.

Vous trouverez toutes les informations en cliquant ICI.

Nous nous donnons rendez-vous dès que cela sera rendu possible
à Saint Saturnin de Lucian (34) pour découvrir,
redécouvrir le Sentier du vin des poètes
et nous retrouver « pour de vrai » !

28. février 2021 · Commentaires fermés sur À découvrir sur « ENCRES VAGABONDES » · Catégories: Lu, vu, entendu

Anne-Marie a chroniqué ce livre

« Sensible, documenté, analyse intéressante, poésie à l’occasion, et humour… un régal. »

« Stavros contre Goliath »
de
Sophia MAVROUDIS

Critique sur le site
« Encres Vagabondes » – Noir&Polar

Editions Jigal septembre 2020
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26. février 2021 · Commentaires fermés sur … et Joseph Ponthus · Catégories: Actualités

De la part de Nadine P …

Voilà, Ponthus est mort !

Je retiens mes larmes qui tentent de jaillir pour quelqu’un que je ne connais pas. Mais est-ce cependant un inconnu. Je ne crois pas. Je lui avais écrit une lettre tant son livre m’avait foudroyée. J’ai sué avec lui en poussant les carcasses dans l’abattoir, j’ai respiré brièvement l’air en dehors de l’usine à l’heure de la pause, j’ai aimé son chien, sa compagne, son humour, sa force, son humilité, son courage, sa fatigue et sa loyauté, j’ai aimé tant et tant ses mots que lorsque j’ai su qu’il était malade et perdu, je l’ai caché aux proches à qui j’ai offert « A la ligne, feuillets d’usine » à Noël afin que jusqu’au bout de leur lecture, ils espèrent retrouver dans un autre roman – un jour – cette richesse d’écriture et cet aura. Eh bien non, c’est fichu, voilà : Joseph Ponthus est mort.
Le seul livre qu’il a écrit me transperce encore.

Lettre à Joseph Ponthus

Bonjour,

J’ai ouvert votre livre, lu deux pages et l’ai refermé.

Pas le bon jour !

J’ai ouvert votre livre, j’ai lu et je ne l’ai pas lâché, impossible d’ailleurs.

J’ai été happée, portée par cette instabilité, dans ce rythme (voulu) de vos phrases

coupées

bousculées.

Les images étaient là, les vôtres et les miennes, si lointaines pourtant.

Votre livre a été un choc. L’un des meilleurs livres que j’aie lu depuis des années.

Comme un film dont la lecture du sous-titrage semble tout à coup aisée, superflue, tant on est pris par l’histoire, j’ai très vite oublié l’absence de ponctuation, ou je m’en suis servie pour aller à votre cadence, mais à mon rythme. Parfois essoufflée, parfois apaisée.

Je courrais de ligne en ligne comme on peut courir derrière la pièce qui est partie trop vite sans son réglage finale.

J’étais très jeune quand je me suis retrouvée à l’usine. Rien ne m’y prédestinait sauf une grande incompréhension entre le système scolaire et moi. Je n’étais pas bête (c’est ce qu’on m’a toujours dit, comme un reproche à l’époque) mais pas assez disciplinée et concentrée sur les règles pour rester.

L’usine. Article découpé par mon père quelques mois avant sa mort, sa seule lettre, après que j’aie fait demi-tour devant l’épreuve du bac de français.

Pour moi, pas les abattoirs, pas les crevettes qui défilent, mais des pièces de télévision, ou des remorques de voiture.

Voir le givre déposé sur l’herbe devant les grilles et m’en réjouir, saliver en ouvrant ma gamelle assise sur un banc de pierre alors qu’elle n’a rien de fameux à offrir sauf un court moment de répit et de solitude après 5 heures enfermée sans pouvoir penser, avant d’y retourner. Me sentir curieusement légère car indépendante de tout ce qu’on m’a appris sur le monde. Savoir, savoir que quelque chose se vit à cet instant, que je ne peux connaître que là. Me douter, même à 18 ans, que je ne serai plus jamais la même après ça

Tâcher de raconter ce qui ne mérite pas

Le travail dans sa plus banale nudité

Répétitive

Des gestes simples

Durs

Des mots simples

Vous ne racontez pas l’usine, vous y êtes.

Et moi avec. C’est fin, poétique, rude, resserré, violent.

Odeurs, bruits, silence, échanges succincts mais suffisants.

Tout ce que je n’ai jamais su expliquer à mes fils, ou pas encore.

Pourtant ce n’est pas ce que j’ai retenu en lisant.

C’est lorsque je me suis mise à vous écrire que le passé a véritablement surgi curieusement !

Une vraie histoire du dedans.

Et une belle histoire d’amour, très belle histoire d’amour.

Pas un récit

Pas un documentaire

Témoin mais pas témoignage, pas une étude de cas.

Même en disant cela, je suis déjà dans l’observation donc, hors vérité.

C’est beaucoup mieux que ça.

Ne pas commenter serait l’idéal ! Pardonnez-moi si je me laisse aller à l’exercice.

Les images ont réapparu quarante plus tard, mais votre roman reste pour moi une vraie histoire, forte, la vôtre, le style et les mots sont largement au-dessus de mes émotions personnelles mêmes si elles se mêlent, parfois.

« Ce onze du mois est jour de paie

Le onze est à l’intérimaire

Ce que le cinq est au bénéficiaire du RSA

Le vingt huit du mois précédent au travailleur »

J’avais complètement oublié.

Cette course pour combler les 10 jours qui séparent le loyer à payer et le versement du salaire. La première image qui vient au réveil.

A vous lire, j’ai songé que nous, les femmes, nous avions peut-être dû traverser une autre lutte entre nous, lutte de rangs, de pouvoir, même là.

Pourquoi serait-ce différent d’ailleurs ?

Ou était-ce l’époque ? Je vous parle des années 75…

Dans l’usine « au rendement » où les hommes étaient majoritaires, 2 femmes pour 30 hommes, ou « à la chaîne » avec 10 hommes pour 100 femmes.

Je sais où je retournerais si c’était à refaire…

Une ouvrière à la pause avait écrasé sa cigarette par terre en me regardant après que j’aie nettoyé les toilettes.

Autre statut, en contrat d’intérim comme femme de ménage cette fois.

Montrer qu’on peut être au-dessus de quelqu’un, au moins au-dessus de celle qui nettoie, je l’ai compris bien des années plus tard.

On me faisait peut-être payer aussi cette insertion dans un monde qui ne resterait pas le mien. Sans voir ce que deviendrait ma vie, je le savais, elles aussi.

Une copine éphémère, collègue de chaîne, m’a dit un jour « Barre-toi, qu’est-ce que tu fais encore là ? » Le ton était rude, les mots acides. Elle qui n’avait pas le choix et était prise au piège sans doute pour longtemps, toujours, ne supportait pas que je reste volontairement. Un luxe qu’elle n’avait pas.

Merci, merci,

Désolée de ne savoir mieux vous dire mon ressenti de lectrice,

« J’ai beaucoup aimé » aurait peut-être suffi.

C’est un sacré cadeau que vous m’avez fait là et pas qu’à moi, le sapin accueillera votre livre, peut-être durant « la nuit du tofu » car mon plus jeune fils est végan !

La nuit du tofu, j’en ris encore.

Prenez soin de vous,

Nadine P.

25. février 2021 · Commentaires fermés sur Philippe Jaccottet · Catégories: Actualités

Philippe Jaccottet, est mort à 95 ans, poète discret qui « s’émerveillait devant la réalité » …

«Je ne voudrais être rien d’autre qu’un homme qui arrose son jardin et qui, attentif à ces travaux simples, laisse pénétrer en lui ce monde qu’il n’habitera pas longtemps.»

 » Mais chaque jour, peut-être, on peut reprendre
le filet déchiré, maille après maille,
et ce serait, dans l’espace plus haut,
comme recoudre, astre à astre, la nuit… »

Dans « Lumière d’hiver »

Nous vous invitons à découvrir ou aller plus loin dans ce que vous savez de sa vie, son œuvre … en allant ICI (Wikipédia) ou LA (France-Culture) … et reprendre la lecture de ses poèmes pour s’ancrer à l’instant poétique …

21. février 2021 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui, c’est le 21 ! · Catégories: Actualités

Les arbres silencieux
dévoilent leurs secrets
A ceux qui savent les écouter

Luciano Melis

Photo Guillaume Bruté de Rémur

Et vous
en ce deuxième mois de l’année 2021 …
quels secrets l’arbre vous a-t-il murmurés ?

Nous vous proposons
de nous les chuchoter par écrit
et de nous les envoyer
à l’adresse mel de l’association.Nous les publierons sur le blog.

Fermez les yeux, ouvrez les oreilles, écoutez … ,
écrivez et envoyez !

13. février 2021 · Commentaires fermés sur L’Anomalie… · Catégories: Lu, vu, entendu

Marie et Nadine P. ont lu « l’Anomalie » :

L’Anomalie, d’Hervé Le Tellier est un roman stupéfiant, inattendu et tellement réjouissant… un grand plaisir de lecture.

Hervé Le Tellier, écrivain, président de l’OULIPO (Ouvroir de littérature potentielle), nous offre ici un magnifique roman, dans lequel onze personnages (passagers d’un vol Paris New-York) vivent un événement inexplicable, qui chamboulera durablement leur vie…

Cette « Anomalie » qui tient du prodige, dépasse l’entendement de tous les spécialistes réunis par le gouvernement américain pour tenter de dénouer une situation inextricable de manière satisfaisante. C’est le protocole 42, mis au point pour gérer les catastrophes, qui va être appliqué…

Selon les pratiques des membres de l’Oulipo, l’auteur s’est donné une contrainte, sous forme d’une structure bien définie : à chacun des personnages principaux (un par chapitre pour la première partie du livre) est associé un genre littéraire (roman noir, roman sentimental…). L’auteur tresse ensuite la vie de ces personnages comme on tresse les fils d’un scoubidou. Il explore les situations auxquelles nous pouvons être confrontés au cours de notre vie (maladie, séparation, mort…), donnant lieu à des débats religieux, scientifiques, philosophiques,  revus par l’absurdité de la situation…

Marie

Comme il est pénible cet écrivain.
Vous vous dites : Ah non, cette fois, je ne me ferai pas avoir !
Trop facile, chaque fois, de me faire ouvrir son bouquin et l’air de rien, de me faire oublier l’heure, le temps, les choses à faire.

Eh bien là… Non, je… Et puis une fois encore, le plaisir était là, sincère et inattendu.
J’ai été happée par ce roman, sa fluidité, ses tournures clins d’œil où les expressions jouent du lecteur et du fond.
Vraiment pénible cet écrivain de nous faire autant plaisir, j’en ai même carrément oublié la morosité ambiante. C’est dire !

C’est peut-être ça « l’anomalie », c’est de savoir écrire aussi bien.

Nadine

« Il est une chose admirable qui surpasse toujours la connaissance, l’intelligence, et même le génie, c’est l’incompréhension. » H. Le Tellier

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09. février 2021 · Commentaires fermés sur 23 ème Printemps des Poètes · Catégories: Actualités
Mercredi 10 Février à 19h

EN DIRECT organisé par la Maison de la Poésie Paris

LE DÉSIR AUX COULEURS DU POÈME,

ANTHOLOGIE DU 23 ème PRINTEMPS DES POÈTES
Avec Nawel Ben Kraïem, Caroline Boidé, Nassuf Djailani, Louis-Philippe Dalembert, Bruno Doucey & Murielle Szac

pour avoir les modalités de participation cliquer ici

« A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles… »
Pour le 23 ème Printemps des Poètes, les éditions Bruno Doucey ont suivi la voie ouverte par Rimbaud parce que le désir donne des couleurs à la vie.

Dans cette anthologie qui rassemble des poètes français et étrangers, contemporains pour la plupart : un désir blanc de silence, d’absence et d’éternité ; un désir jaune de fraîcheur, d’éveil et de rayonnement ; le rouge désir des lèvres qui s’unissent et du sang qui pulse en nos veines ; un désir bleu de voyage, d’espace et de mer … Sans omettre ces orangers qui font aimer la pulpe de la vie, ou le désir obscur, né des profondeurs de la nuit, que tant d’êtres ont approché dans une brûlure…

À lire – Le désir aux couleurs du poème, Anthologie du 23 ème Printemps des Poètes établie par Bruno Doucey et Thierry Renard, éd. Bruno Doucey, 2021.

Sur le site de la Maison de la Poésie Paris, beaucoup d’autres évènements peuvent vous intéresser, où que vous soyez ! Bel arpentage poétique ….

07. février 2021 · Commentaires fermés sur Nuit de la lecture à Chenôve · Catégories: Mots en partages, remèdes

Dans le cadre de la 5ème Nuit de la lecture, à Chenôve, les bibliothécaires ont préparé des « Lectures en scène » bien sympathiques à découvrir !

Elles ont lu des textes (tirés au sort) écrits dans les ateliers d’écriture de la bibliothèque François Mitterrand, animés par Nadine P. que nous connaissons bien puisqu’elle est membre de l’association …
Vous allez la reconnaitre parmi ses collègues !

Installez-vous confortablement,
ça va commencer,
c’est ICI qu’il faut cliquer !

02. février 2021 · Commentaires fermés sur Étonnants Voyageurs… · Catégories: Mots en partages, remèdes

Merci à Nadine P. qui nous envoie ces quelques mots en hommage à Michel Le Bris, créateur du

Festival Étonnants Voyageurs

« Un Ami pour tous les genres : Littéraires, du monde, des gens, des mots et des rencontres. Il avait au cœur de vouloir partager tout et avec tous. Partager la poésie avec les amoureux du polar, partager les mers et l’aventure avec les pantouflards, sans jamais ô jamais juger les uns ni les autres. Nous invitant à St Malo dans sa Bretagne aimée, dans ce festival « Étonnants Voyageurs » à rêver plus loin. Michel Le Bris est parti faire son étonnant voyage, le dernier. Bon vent ! »

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À lire : « Pour l’amour des livres » de M. Le Bris (Grasset 2019)

« … J’ai voulu ce livre comme un acte de remerciement. Pour dire simplement ce que je dois au livre. Ce que, tous, nous devons au livre. Plus nécessaire que jamais, face au brouhaha du monde, au temps chaque jour un peu plus refusé, à l’oubli de soi, et des autres. Pour le plus précieux des messages, dans le temps silencieux de la lecture : qu’il est en chacun de nous un royaume, une dimension d’éternité, qui nous fait humains et libres… »

M. Le Bris

Autobiographie d’un écrivain-voyageur, chemin d’histoires construites à travers une France militante et bienveillante, peinture d’un univers où l’enfance ne promettait rien, où l’homme fait de cette aventure une rencontre perpétuelle, vie en forme de bibliothèque où les trésors ne prennent pas la poussière mais prennent le large, vie aux pages et émotions transmises.

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21. janvier 2021 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui, c’est le 21 ! · Catégories: Actualités

Auprès de mon arbre je vivais heureux
J’aurais jamais dû m’éloigner de mon arbre
Auprès de mon arbre je vivais heureux
J’aurais jamais dû le quitter des yeux …

Georges Brassens

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Photo-arbre-Catherine-S-21-01-21-1024x683.jpg.Photo Catherine Soudé

Et vous en ce premier mois de l’année 2021 …
auprès de quel arbre vivez-vous heureux ?

Nous vous proposons de prendre une photo de « votre » arbre,
de nous le présenter par écrit et de nous envoyer ici photo et texte.
Nous les publierons sur le blog.

Ouvrez l’œil, respirez … photographiez, écrivez et envoyez !

19. janvier 2021 · Commentaires fermés sur Nuits de la lecture… du 21 au 24 janvier · Catégories: Actualités

Voici quelques liens pour :

la 5e édition des Nuits de la Lecture autour du thème :
« Relire le monde »

Nuits de la Lecture   21 au 24 janvier

  1. Site du Ministère de la culture : 

    **********************************

Nous vous invitons à participer aux Nuits de la Lecture, qui auront lieu du jeudi 21 au dimanche 24, sur le thème « Relire et relier le monde ».
L’année dernière, nous avions proposé des lectures ouvertes et une scène ouverte, formes bien sûr impossibles cette année « en présentiel ».
Nous avons choisi une autre forme: le partage de textes sur ce thème, textes qui seront publiés sur le blog. Chacun puise dans sa bibliothèque personnelle et donne à lire un texte d’un auteur qu’il aime particulièrement, pour « relire le monde ». Vous pouvez envoyer le texte sous format écrit (word), ou enregistré (maximum 2min30).
(Vous pouvez également ajouter à votre envoi si vous le souhaitez un texte personnel).

Envoyez vos textes et vos enregistrements à : maisondelapoesie@orange.fr, assez rapidement, pour que l’ensemble des textes soit prêt aux dates indiquées.
Nuits de la Lecture 21 au 24 janvier – Maison de la Poésie Jean Joubert

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3- Maison de la poésie de Paris

// EN DIRECT // NUIT DE LA LECTURE AVEC READING WILD
Avec Jakuta Alikavazovic, Keren Ann, Lou Doillon, Cynthia Fleury, Irène Jacob & Emmanuel Noblet

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13. janvier 2021 · Commentaires fermés sur Visite virtuelle au Musée Médard · Catégories: Actualités

« Les meilleurs compagnons, aux heures de loisir, sont les bons livres
 La lecture offre mille délices
 Un livre est un ami : jouet de nos caprices,
 Assidu compagnon, il distrait nos soupirs ;
 On le prend, on le quitte en changeant de plaisirs ;
 Et jusques en nos mains, sa douce compagnie
 Verse, à longs traits, l’oubli des charmes de la vie. »

Louis Médard

Le musée Médard de Lunel, toujours riche de découvertes, nous propose une visite virtuelle de l’exposition actuellement proposée : ne manquez d’en profiter !!!

Cliquer ici pour découvrir l’exposition virtuelle Jean Hugo, un univers dans la main

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06. janvier 2021 · Commentaires fermés sur Meilleurs voeux pour l’année 2021… · Catégories: Actualités

Que cette année commençante soit paisible, sereine,
joyeuse, créative, poétique, sororale et fraternelle…

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Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir…
et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns

Jacques Brel

« … Les dieux veulent écrire. Et les diables. Et les pavés de Conques à St Sulpice.
Ils approchent sans un bruit, mettent leurs mains fantômes sur nos yeux :
« Qui c’est ? » Écrire est la réponse »

Christian Bobin (La nuit du cœur)

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23. décembre 2020 · Commentaires fermés sur Joyeuses FÊTES ! · Catégories: Actualités

Nous vous souhaitons de passer de très bonnes fêtes !
En route vers 2021 pour inventer la vie, de nouveaux jours,
en relation avec vous,
en écriture, en poésie, en création, en lien surtout…

* * * * *

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir…..
et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns… »
(Jacques Brel)« La poésie c’est ce rien qui peut tout »
(Christian Bobin)« Lorsque nous nous parlons,
Le rêve est à venir ;
Lorsque nous nous taisons,
Il est là, à cueillir. »
(François Cheng)
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20. décembre 2020 · Commentaires fermés sur Textes brefs pour 2020 ! · Catégories: Actualités

DECEMBRE 2020

Nous vous avons proposé pour cette année
d’écrire une série de textes chaque 20ème jour du mois en cours.

Avez-vous écrit quelques textes ?
Voulez-vous les partager avec nous ?

Nous les mettrons sur le blog,
nous aurons le plaisir de les découvrir !

Nous nous en réjouissons à l’avance

Dernier clin d’oeil pour ce 20ème jour !

Une pierre pour oreiller
J’accompagne
Les nuages.

Taneda Santoka


25. novembre 2020 · Commentaires fermés sur Saison des arts vivants Résurgence · Catégories: Actualités

Du mercredi 25 novembre au dimanche 29 novembre, la Saison Résurgence relaye sur sa page Facebook 15 capsules vidéos poétiques inédites. Pour créer ces vidéos, le poète et musicien Walid Ben Selim, artiste associé au Silo / Centre de création coopératif dédié aux musiques du monde & traditionnelles, a invité plusieurs artistes (Widad Mjama, Agathe Dipiro,Nan Jiang, Simo Bouchra) à se retrouver autour de la poésie, lors d’une résidence de création accueillie par Scènes Croisées et Détours du Monde du 12/11 au 19/11 à Lodève. Une capsule matin, midi et soir comme un antidote poétique à découvrir sur la page Facebook de la Saison Résurgence.
La page Facebook de Résurgence ICI

24. novembre 2020 · Commentaires fermés sur Festival du film d’éducation CEMEA · Catégories: Actualités

Des portraits – Des histoires de vie…

 
Du lundi 23 novembre au dimanche 6 décembre 2020,
profitez de l’opportunité de découvrir 41 films,
41 pépites en exclusivité.  
La 16 ème édition du festival international du film d’éducation vous propose deux semaines inédites.
Découvrez toute la sélection des courts et moyens métrages, disponible pendant 15 jours en ligne, gratuitement ! 

Vous découvrirez :
Histoires de vie et portraits, Famille, filiation et transmission, Pratiques artistiques et sportives, Questions d’identité, École, apprentissage et éducation, Engagement individuel ou collectif, Droits des femmes, sexisme, Santé mentale et handicap, Genre et rapport au corps…

C’est ICI .

Merci Françoise B. pour cette information

23. novembre 2020 · Commentaires fermés sur Versant intime… Marie-Hélène Lafon · Catégories: Lu, vu, entendu

Merci à Catherine de nous proposer cette critique

« Le pays d’en Haut »

Grâce à une amie, j’ai découvert récemment Le Pays d’en haut de Marie-Hélène Lafon, dans la belle petite collection Versant intime, de chez Arthaud. Fabrice Lardreau, qui dirige cette collection, invite des auteurs à  parler de leur passion pour la nature et à dire en quoi elle est source de plaisir et d’inspiration.

Pourquoi vous parler de ce livre ?
D’abord parce que l’œuvre de Marie Hélène Lafon est, de mon point de vue, une des plus passionnantes et des plus singulières aujourd’hui. Mais aussi parce que ce livre est au cœur de notre intérêt pour les histoires de vie. Il s’agit en effet une sorte d’« autobiographie buissonnière », sous forme d’entretiens, autour du lieu fondateur qu’est pour elle le pays d’en haut.
Jusqu’à son départ pour Paris où elle étudie, puis enseigne les Lettres classiques, Marie-Hélène Lafon a vécu son enfance et son adolescence dans une ferme isolée du Cantal, précisément dans la vallée de la Santoire. C’est depuis ce lieu-là, ce pays premier, que s’élabore son travail d’écriture.
Un lieu qui façonne des gens un peu verticaux, austères et tenaces… C’est un fond dont je ne me suis jamais départie, et le travail d’écriture m’y confronte constamment ; ce nord du Cantal, ce pays perdu à 1000 mètres d’altitude, est fondateur, et le sauvage n’est jamais loin, il palpite sous l’écorce des choses.
   Ce n’est pas la première fois qu’on la suit dans ce rude pays de pierre volcanique et de solitude, ce haut plateau où, dit-on, il n’y a que deux saisons, l’hiver et le quinze août. La plupart de ses livres l’y ramènent. Et chaque fois on sait, on sent qu’elle parle d’une expérience vécue sensoriellement, sensuellement, dans un corps à corps amoureux avec sa terre originelle, expérience pour laquelle il lui a fallu trouver une écriture de la même matérialité, une écriture organique. Elle a véritablement forgé une langue puissante, charnue, pour dire ce pays gras, pelu, velu, ce pays sauvage qui est le sien.  Et dont je vous propose quelques échos.

Ce fond sauvage rupestre
Lorsque Fabrice Lardreau lui demande ce que représente pour elle le mot sauvagine qu’elle utilise avec délectation, Marie-Hélène Lafon répond :
La sauvagine qui suppose une violence toujours aux aguets représente pour moi l’envers du monde. Lorsqu’on a grandi dans un milieu comme le mien, on a une conscience instinctive de cette doublure secrète des choses.
Sauvagine appartient à une famille de mots tournant autour de la notion de sauvage et à tout ce qui est dans le paysage rappelle ce que l’on ne voit pas, les créatures non domestiquées par opposition aux bêtes de la ferme.
Tout éclair, si fugace soit-il, éveille un écho profond dans les cavernes intérieures où est tapie depuis toujours ma propre sauvagerie. J’ose croire que ce fond sauvage et rupestre n’a rien perdu de sa verdeur; le fait de vivre loin du pays ne change rien, le sortilège reste efficace. Je parle de sortilèges parce que cet enchantement du monde induit un rapport aux choses à la fois grave et très doux, vertigineux et jubilatoire.

  Quelque chose de très archaïque
Grandir dans une vallée comme celle de la Santoire, dans ce paysage-là, vous place d’emblée dans des situations très archaïques où il s’agit de faire face à la nuit, aux bêtes que l’on devine, aux peurs primordiales qu’elle attise.
Q
uelque chose en nous répond un lointain appel incarné par le corps du renard ou le cri de la chouette la nuit. C’est un cri plus qu’un chant, on ne l’entend pas à Paris si ce n’est aux lisières des bois de Vincennes et de Boulogne peut-être, mais ça demeure quelque chose de très archaïque même dans l’espace urbain.
Cet archaïsme est une base, un invariant humain qui demeure présent chez chacun d’entre nous, y compris chez les jeunes citadins biberonnés aux écrans que sont aujourd’hui mes élèves. Quelque chose ne bouge pas. Et je crois qu’il est primordial de maintenir ce fond animal, que je qualifie volontiers de rupestre. L’être humain déploie beaucoup d’énergie et d’ingéniosité pour affronter l’angoisse de sa finitude ; c’est à cela que renvoie la nuit profonde et ce qui remue, nous remue, en elle. La création sous toutes ses formes relève de cet élan vital pour faire face aux vertiges premiers. C’est austère et ardu ; il s’agit de tenir et de se tenir, de coller à la paroi face au vide, de continuer à mettre un pied devant l’autre, et de pousser la neige des jours avec son ventre.

La beauté du monde
J’ai eu très tôt, de manière puissante et quasi violente, conscience de la beauté de ce monde, sans pouvoir expliquer pourquoi. Personne autour de moi ne me disait que le pays dans lequel je grandissais était beau.

En contre-point, elle évoque la fragilité de ce pays, le discours des adultes répétant : « notre mode de vie va disparaître, on est les derniers indiens ».  Devant l’éventualité de l’effondrement de son monde, celui de la petite paysannerie de montagne, qu’elle ressent comme une sorte d’apocalypse suspendue, menaçante, il lui fallait préventivement en prendre plein les yeux. Sa manière de saisir ce monde menacé de disparition sera de l’arpenter avec régularité, de manière obsessionnelle, dit-elle. Je voulais rallier à pied tous les points visibles de l’horizon, embrassés depuis la maison ; je voulais avoir arpenté l’intégralité du territoire s’étendant autour de cette maison. Cela m’a procuré d’immenses et tenaces satisfactions, le sentiment d’un éblouissement permanent,  éblouissement qui n’a jamais cessé depuis.

Je me revois par exemple un dimanche après-midi de novembre. J’ai onze ans, je dois retourner le lendemain matin très tôt au pensionnat. Je me trouve au bord de la Santoire, devant les noisetiers dont je connais par cœur la silhouette, je sais jusqu’au bruissement de leurs feuilles en été. J’ai sous les yeux le cours de la rivière où les gouttes de pluie se mêlent à l’écume grise du cours d’eau. Cette scène m’arrête, c’est un sentiment d’exaltation sans mots, la conviction de me trouver devant toute la beauté du monde, ramassée là, rassemblée, au bord de la Santoire, un dimanche après-midi de novembre.

Une œuvre singulière
La lecture du Pays d’en haut est une belle façon d’entrer dans cette œuvre puissante qui, pour singulière qu’elle soit, n’est pas sans résonner avec d’autres aventures d’écriture. Je pense à  Maurice Genevoix, à Bergounioux, dont elle revendique le voisinage, parfois à Colette, et pourquoi pas au Delteil de la Delteillerie.
Après avoir sollicité les auteurs pour dire leur histoire sur le versant de l’intime, Fabrice Lardreau les invite à proposer quelques « morceaux choisis » parmi leurs lectures fondatrices. On ne sera pas étonné que Marie-Hélène Lafon avoue ses affinités avec Giono, Vialatte, Gracq, Jaccottet et La montagne de Jean Ferrat. Cette brève anthologie est précédée par deux pages magnifiques de sa main, qui sont une véritable déclaration d’amour à l’île première, une métaphore du pays d’en haut. Une île volcanique arrimée en pleine terre, en terre grasse et noire, pays perdu, hors d’atteinte, port de mer, triangle des Bermudes des cantons infimes, récurés, élimés, évidés, rabotés depuis des décennies par l’exode rural. Un pays qui n’en finit pas de finir, et, à force de finir, à force de tenir, ne finit pas tout à fait.
Mais les îles sont faites pour être quittées.
Dans ma vie attachement et arrachement ne se séparent pas. Le lien est indéfectible, ils me constituent. Je ne peux pas défaire de ce pli originel, pas seulement pour la douleur mais aussi pour la jubilation, la joie partagée d’être en pays haut.

On peut lire Marie-Hélène Lafon pour ce qu’elle dit de ce pays premier auquel elle revient sans cesse et sans jamais nous lasser, pour les histoires des gens de peu, des solitaires, des paumés, qu’elle raconte avec un regard aussi tendre qu’acéré, pour la beauté et la puissance de son écriture, et pour le plaisir de rencontrer une femme fière, rugueuse, énergique et généreuse, une femme verticale. On peut tout lire de Marie-Hélène Lafon, et en particulier, dans l’élan du Pays d’en-haut, deux petits ouvrages : Album et Chantiers.

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20. novembre 2020 · Commentaires fermés sur Texte bref pour 2020 ! · Catégories: Actualités

NOVEMBRE 2020
Nous vous proposons pour cette nouvelle année
d’écrire une série de textes chaque 20ème jour du mois en cours.

C‘est beau sous vos yeux ?
écrivez
Et faites-nous découvrir votre photo et votre texte à envoyer ici !
Merci à vous !

… Très vite, j’égare les feuillets où j’ai raconté ce que j’ai vu. Je me souviens avec mélancolie d’avoir écrit ceci ou cela, des choses qui ne feront jamais un livre et que le balayeur poussera d’un geste ample avec les feuilles mortes pour en composer un petit tas de mémoire et d’hiver….

Jean-Claude Pirotte

15. novembre 2020 · Commentaires fermés sur pour un dimanche de novembre… · Catégories: Mots en partages, remèdes

Entendu ce matin sur France Inter des paroles bienfaisantes de Matthieu Ricard et Christophe André :

« En temps d’incertitude, c’est le moment ou jamais de prendre conscience de notre humanité commune. Et la sagesse, ce n’est pas quelque chose d’éthéré, c’est au contraire extrêmement pragmatique, puisque ça mène à être au plus proche de la réalité pour avoir une parole juste, une pensée juste ». 

« La sagesse est un outil extrêmement précieux, c’est le discernement qui doit accompagner la bienveillance pour ne pas qu’elle soit aveugle ».

œœœœœœœœœœœœœœœœ



merci à Catherine pour ces photos

et pour s’amuser un peu…le dicton de Martine

« Novembre ensoleillé, joie dans le poulailler ! »

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09. novembre 2020 · Commentaires fermés sur Arpentage de lecture · Catégories: Actualités

Bonne nouvelle si la fin du confinement est effective au tout début du mois de décembre ! Nous allons reprendre nos rencontres autour d’un livre pour l’arpenter, partager son message, en débattre, en partenariat avec I-Peicc ( Peuple et Culture)… comme les années passées .

 Le virus est encore là, hélas, nous ne pouvons programmer qu’à court terme et encore qu’à très très court terme, ne sachant pas si nous serons ou pas confinés cet hiver…

 Nous vous avions proposé d’arpenter à l’automne «  les Hommes Justes » de Yvan Jablonka. Nous  le ferons, si vous en êtes d’accord et si les conditions sanitaires le permettent, le samedi 5 décembre  dans les locaux d’I-peicc  de 15 à 18 heures  L’inscription est gratuite, comme toujours dans ce partenariat, si vous êtes adhérent à l’une ou l’autre des associations.

 Dites nous si vous serez des nôtres, en cliquant ICI, car nous ne pourrons pas être nombreux ! 

 Nous préparons une autre rencontre d’arpentage pour janvier  avec le livre de Manuel Boucher sur le séparatisme Vous pouvez bien sur nous suggérer d’autre titres, d’autres auteurs.  Toujours dans le domaine des essais en sciences humaines, sociales…

 A bientôt,

 Jacqueline et Simone

20. octobre 2020 · Commentaires fermés sur Textes brefs pour 2020 ! · Catégories: Actualités

OCTOBRE 2020
Nous vous proposons pour cette nouvelle année
d’écrire une série de textes chaque 20ème jour du mois en cours.

C‘est beau sous vos yeux ?
écrivez
Et faites-nous découvrir votre photo et votre texte à envoyer ici !
Merci à vous !

Il y a toujours quelque part une étendue de jour
le travail du soleil ne s’arrête jamais
Il y a toujours quelque part un oiseau qui chante
et son chant fait chanter un autre oiseau plus loin …

Claude Roy

16. octobre 2020 · Commentaires fermés sur À découvrir, écouter : Marie-Hélène Lafon · Catégories: Mots en partages, remèdes

« Histoire du fils »

Dans ce nouveau roman qui vient de paraître, Marie-Hélène Lafon raconte l’histoire d’un garçon sans père, dans son Cantal natal.

« … M.H. Lafon cisèle discrètement une œuvre enracinée dans sa région : une Auvergne rurale, rustique, peuplée de vies minuscules et de taiseux qui affrontent comme ils peuvent l’âpreté de l’existence.
… Ce fils est né de la liaison illicite du lycéen et de l’infirmière, de « père inconnu et mère à double-fond ». Avec une matière pareille, beaucoup auraient brodé une fresque familiale galopant sur un siècle d’histoire de France. Marie Hélène Lafon fait le contraire : une saga miniaturisée, atomisée façon puzzle pour dire, à coups d’ellipses, les effets obliques d’un secret de famille. L’émotion, elle, se cache entre les lignes. Sans chercher à plaire. »

Grégoire Le ménager  L’OBS

ΘΘΘΘΘΘΘΘΘΘΘΘΘΘΘΘΘΘ

A réécouter sur France Inter, l’émission Boomerang du 16 octobre 2020

04. octobre 2020 · Commentaires fermés sur Soirée poésie avec Michaël Gluck · Catégories: Actualités

La poésie à gorge déployée

Soirée avec le poète Michaël Glück

 jeudi 8 octobre 2020 à 19h30
à Via Voltaire.


Il est nécessaire de s’inscrire pour participer à cette soirée compte-tenu de la taille de la salle.

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22. septembre 2020 · Commentaires fermés sur Pour lire cet automne… · Catégories: Lu, vu, entendu

Notre amie Myriam a énormément aimé et nous conseille vivement

« La papeterie Tsubaki » de Ito Ogawa

Connaissez-vous « la papeterie Tsubaki » ? Elle se situe à Kamakura, au Japon, à une cinquantaine de kilomètres de Tokyo. Sa propriétaire, Hatoko l’a réouverte à la mort de sa grand-mère, l’Aînée, qui la lui a léguée. Hatoko a aussi repris le métier d’écrivain public que l’Aînée, une femme sévère et exigeante, lui a enseigné.
Le choix des mots, la calligraphie, le papier, l’encre, l’enveloppe, le timbre, tout a son importance pour dire l’émoi, la rupture, le regret, le refus, l’espoir… toutes choses qu’Hatoko doit exprimer en restant au plus près de l’attente et de l’objectif de ses clients.
Par là, et au fil des quatre saisons, elle renoue avec son enfance et la tradition, apprend de ses rencontres et fait naître autour de la papeterie Tsubaki, partage et amitié.

Tout en sensibilité et en délicatesse, ce livre est un hymne à l’écriture.


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20. septembre 2020 · Commentaires fermés sur Textes brefs pour 2020 ! · Catégories: Actualités

SEPTEMBRE 2020

Nous vous proposons pour cette nouvelle année
d’écrire une série de textes chaque 20ème jour du mois en cours.

C‘est beau sous vos yeux ?
Prêtez-les, écrivez
Et montrez-nous !

L’automne est arrivé
venant visiter mon oreille
un oreiller de vent

Matsuo Bashõ

26. août 2020 · Commentaires fermés sur À regarder : conversation dans le désert avec Pierre Michon… · Catégories: Actualités

Pierre Michon, un des plus grands écrivains français contemporains,  est un écrivain « rare » car il publie peu.
Sylvie Blum l’avait déjà filmé il y a quinze ans dans son village natal de la Creuse. Aujourd’hui, alors qu’il écrit un nouveau livre, son premier depuis 2009, Pierre Michon, qui se rendait dans le désert du Neguev, tout au sud d’Israël, l’a invitée à le suivre.

Sur France 3 ce soir mercredi 26 août à 23h05

suivi de

Poursuivant la conversation entamée dans le désert avec Sylvie Blum, l’écrivain Pierre Michon parle de son travail d’écriture et de son œuvre.

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21. août 2020 · Commentaires fermés sur Textes brefs pour 2020 ! · Catégories: Actualités

AOÛT 2020

Nous vous proposons pour cette nouvelle année
d’écrire une série de textes chaque 20ème jour du mois en cours.

Ce sera un « texte bref ».
Centré sur votre rapport sensible à ce qui nous environne.
On se donnera toute liberté quant à sa forme.
Ce « texte bref » pourra être associé à une photo,
une « équivalence poétique ».

C‘est beau sous vos yeux ?
Prêtez-nous les vôtres
Et montrez-nous !

Le papillon voletant –
Je me sens moi-même
Une créature de poussière

Issa

20. juillet 2020 · Commentaires fermés sur Textes brefs pour 2020 · Catégories: Actualités

JUILLET 2020 !

Nous vous proposons pour cette nouvelle année
d’écrire une série de textes chaque 20ème jour du mois en cours.

Ce sera un « texte bref ».
Centré sur votre rapport sensible à ce qui nous environne.
On se donnera toute liberté quant à sa forme.
Ce « texte bref » pourra être associé à une photo,
une « équivalence poétique ».

Vous pourrez partager texte et photo et les envoyer en cliquant ICI.

C‘est beau sous vos yeux ?
Prêtez-nous vos yeux
Et montrez-nous !

Rien qui m’appartienne
Sinon la paix du cœur
Et la fraîcheur de l’air.

Issa

20. juin 2020 · Commentaires fermés sur Textes brefs pour 2020 · Catégories: Actualités

JUIN 2020 !

Nous vous proposons pour cette nouvelle année
d’écrire une série de textes chaque 20ème jour du mois en cours.

Ce sera un « texte bref ».
Centré sur votre rapport sensible à ce qui nous environne.
On se donnera toute liberté quant à sa forme.
Ce « texte bref » pourra être associé à une photo,
une « équivalence poétique ».

Vous pourrez partager texte et photo et les envoyer en cliquant ICI.
Nous les publierons dans ce blog dans une rubrique spéciale.
Cela nous accompagnera tout au long de ces douze mois

Allons … yeux grands ouverts …
tout près ou plus loin !

Sans rien dire

le silence

            le calme          

Kyorai

10. juin 2020 · Commentaires fermés sur Un polar à découvrir sur « ENCRES VAGABONDES » · Catégories: Lu, vu, entendu

Sur le site d’ « Encres Vagabondes » – Noir&Polar

Anne-Marie a chroniqué ce livre et nous le recommande

« La mauvaise herbe »
d’
Agustin MARTINEZ

« Ce roman est impressionnant, foisonnant, et construit très habilement pour laisser tous les doutes possibles s’articuler et se contrarier jusqu’au bout.
Sans oublier les couleurs et atmosphères peintes avec tant de justesse…. »


Actes Sud, coll. « Actes noirs », mars 2020
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02. juin 2020 · Commentaires fermés sur Poésie sous les arbres · Catégories: Actualités

Une balade  pour se déconfiner en poésie…

Vendredi 5 juin à 18h

au domaine de Restinclières,  près de Prades le lez.

Programme : une balade tranquille de ¾ d’heure avec à peu près le même temps d’haltes poétiques et humoristiques.

Entendre de la poésie sous les arbres

Nous terminerons avec un apéro pique- nique partagé sur les tables que propose le domaine. Si elles ne sont pas occupées !

N’hésitez pas à apporter des textes que vous aimez, votre connaissance des arbres et des oiseaux, un instrument de musique

…Toutes les propositions sont bienvenues !

Participation libre au chapeau.
Réservation obligatoire : Claire.henquet@orange.fr / 0626875167

Rendez-vous à 18h au grand parking sur la droite en arrivant, après le pont.

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30. mai 2020 · Commentaires fermés sur Partage d’un instant… · Catégories: Mots en partages, remèdes

Proposé par Ruth

M u s i q u e

Jeudi 21 mai, arrivée dans l’exquise campagne toute chaude de soleil. On s’affaire dedans et dehors en compagnie du coucou.

Après le repas du soir, de la terrasse, je crois entendre des cloches ; un service divin?

Peut-être, c’est l’Ascension. Puis on dirait une chorale dominant le son des cloches… qui chanterait sur le parvis, peut-être aussi en louange pour tous les soignants encore en action covid 19 ?

La torpeur tiède de la nuit m’enveloppe face au tilleul devenu gigantesque et dans le murmure des bruissements de la forêt.

Mais qu’entends-je soudain venant du plus haut des profondeurs… un concert de hululements comme jamais encore entendu, à vous couper le souffle !

Glorieuse et belle nature !

Ruth

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24. mai 2020 · Commentaires fermés sur une nouvelle pour le dimanche · Catégories: Mots en partages, remèdes

Merci à Benoît…

Le briquet

           Charlie ne se séparait jamais de son briquet, il aimait offrir du feu, surtout aux femmes. Elles allumaient leur cigarette à sa flamme, il jetait un œil à leur regard, y percevait de la brillance quand il y en avait.

       «Ce briquet c’est mon porte-bonheur, ma mère me l’a offert, elle ne me voulait que du bien, alors… » Sa mère lui avait offert pour ses quarante ans, elle était morte le lendemain d’un cancer foudroyant. Trois jours après à l’enterrement, il s’en était servi pour allumer les cierges de la cathédrale.

Lire la suite...

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20. mai 2020 · Commentaires fermés sur Textes brefs pour 2020 ! · Catégories: Actualités

Mai 2020 !

Nous vous proposons pour cette nouvelle année
d’écrire une série de textes chaque 20ème jour du mois en cours.

Ce sera un « texte bref ».
Centré sur votre rapport sensible à ce qui nous environne.
On se donnera toute liberté quant à sa forme.
Ce « texte bref » pourra être associé à une photo,
une « équivalence poétique ».

Vous pourrez partager texte et photo et les envoyer en cliquant ICI.
Nous les publierons dans ce blog dans une rubrique spéciale.
Cela nous accompagnera tout au long de ces douze mois

Allons … yeux grands ouverts …
tout près ou plus loin !

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est image-1.png.Un espace de terre infime nous suffit.
Un peu d’herbe.
Un arbre.
Un oiseau qui se pose au point d’eau.

Joëlle Brière

17. mai 2020 · Commentaires fermés sur drôle de poème pour un dimanche · Catégories: Mots en partages, remèdes

Déniché par Anne-Marie…

Pour s’amuser un peu

Les problèmes des boulangers sont croissants,
Alors que les bouchers veulent défendre leur beefsteak,
les éleveurs de volailles se font plumer,
les  éleveurs de chiens sont aux abois,
les pêcheurs haussent le ton !
Et bien sur, les céréaliers sont « sur la paille ».
Par ailleurs, alors que les brasseurs sont sous pression,
les viticulteurs trinquent .
Heureusement, les électriciens résistent.
Mais pour les couvreurs, c’est la tuile et
certains plombiers prennent carrément la fuite.
Dans l’industrie automobile, les salariés débrayent,
dans l’espoir que la direction fasse marche arrière .
Chez EDF, les syndicats sont sous tension,
mais la direction ne semble pas au courant.
Les cheminots voudraient garder leur train de vie,
mais la crise est arrivée sans crier gare , alors …
Les veilleurs de nuit, eux, vivent au jour le jour.
Pendant que les pédicures travaillent d’arrache-pied,
les croupiers jouent le tout pour le tout,
les dessinateurs font grise mine,
les militaires partent en retraite, les imprimeurs dépriment
et les météorologistes sont en dépression….

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14. mai 2020 · Commentaires fermés sur remède du jeudi · Catégories: Mots en partages, remèdes

Poème proposé par Hubert

De Federico Garcia Lorca

LE POÈTE ARRIVE À LA HAVANE

« Quand viendra la pleine lune, j’irai à Santiago de Cuba
J’irai à Santiago
Dans un coche d’eau noire.
J’irai à Santiago.

Les toits de palme chanteront
J’irai à Santiago.
Lorsque la palme veut être cigogne, J’irai à Santiago,

Et lorsque veut être méduse la banane, J’irai à Santiago.
J’irai à Santiago
avec la blonde tête de Fonseca.

J’irai à Santiago
Avec la rose de Romeo et Juliette
J’irai à Santiago
Mer de papier et pièces d’argent,
J’irai à Santiago.
Ô Cuba ! Ô rythme de graines sèches !
J’irai à Santiago.
Ô taille brûlante et goutte de bois !
J’irai à Santiago.
Harpe de troncs vivants. Caïman. Fleur de tabac. J’irai à Santiago.
J’ai toujours dit que j’irai à Santiago
Dans un coche d’eau noire.
J’irai à Santiago.
Brise et alcool dans les roues,
J’irai à Santiago.
Mon corail dans les ténèbres,
J’irai à Santiago
La mer noyée dans le sable,
J’irai à Santiago
Chaleur blanche, fruit mort,
J’irai à Santiago.
Ô bovine fraîcheur des champs de cannes !
Ô Cuba ! Ô courbe de soupir et de boue !
J’irai à Santiago.

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11. mai 2020 · Commentaires fermés sur ledireetlecrire n°303 : il est encore temps… · Catégories: Actualités

Il est encore temps jusqu’au 20 mai d’écrire avec la proposition de Michèle Cléach (association ledireetlecrire)

Proposition d’écriture :
Suggestions pour franchir le temps du confinement

Proposition d'écriture - le dire et l'écrire
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09. mai 2020 · Commentaires fermés sur Site de la Poste : nouvelle newsletter… · Catégories: Actualités

À l’heure où nous sommes confinés, où nous avons, pour certains, le temps de lire, la Fondation La Poste se mobilise pour vous proposer de recevoir une newsletter chaque semaine : FloriHebdo #.

Chaque semaine, depuis le 25 mars, FloriHebdo # offre un texte ou un article, une lecture audio et des liens vers d’autres sites partenaires de la Fondation La Poste.

FloriHebdo – Lettre #7 – 5 mai 2020

Dans la lettre du 5 mai : ÉCRIRE UN JOURNAL

  • des entretiens avec Philippe Lejeune, avec Annie Ernaux…
  • poésie du confinement de René Frégni

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06. mai 2020 · Commentaires fermés sur le remède de mercredi · Catégories: Mots en partages, remèdes

Proposé par Liliane

Trois Notes au piano
superbe montage réalisé par Liliane, André et Christiane

mis en ligne sur YouTube par le Centre Gutenberg

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Information importante de l’APA :

Les Journées de l’Autobiographie 2020 prévues du 19 au 21 juin à Ambérieu sont annulées et reportées en JUIN 2021

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04. mai 2020 · Commentaires fermés sur Remèdes du lundi · Catégories: Mots en partages, remèdes

Magnifique poème proposé par Hubert

L’enfant seul

Un mot
Demandait-il
Un mot et ce sera mon royaume

Un mot plus vaste que la nuit
Où le silence vous prend par la main

Un mot où poser son front
Comme à une vitre

Un mot où se pencher
Fenêtre sur le jardin

Un mot une forêt
Habitée du loup de la biche et de l’aube

Un mot où se perdre
Où prendre racine

Un mot
Disait-il
Un mot une parole
Plus vaste que le monde

J.P. Siméon

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à écouter :

Un bel hommage au chanteur IDIR ce matin sur France Inter
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et aussi … un livre des livres des tas de livres …
pour la belle vie !

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02. mai 2020 · Commentaires fermés sur le remède de samedi… · Catégories: Mots en partages, remèdes

Proposé par Marie

Un texte de Michel Pastoureau tiré de la revue Zadig

LE VERT DU PRINTEMPS
Par Michel Pastoureau

… Comme le dit avec grâce l’ancien français, à l’époque de la reverdie, la nature se met à avriler (fleurir)et les jeunes gens à fleureter (flirter). Dans les images, la couleur verte est alors omniprésente, notamment sur les vêtements comme si la société voulait être en accord avec la nature : toutes deux s’habillent de vert pour célébrer le retour des beaux jours. Au reste, dans cette période remplie d’allégresse, une journée joue un rôle plus important que toutes les autres : le premier mai.

            Ce jour-là, il faut s’amuser et porter le mai pour fêter l’arrivée du plus beau mois de l’année. « Porter le mai » consiste à afficher un élément de verdure : couronne de fleurs ou collier de feuilles, chapeau végétal, fougères ou rameaux accrochés aux vêtements. Ces derniers doivent être verts ou à dominante verte. Être pris sans vert, c’est-à-dire ne montrer sur soi aucun élément de cette couleur, conduit à recevoir un gage ou bien à être l’objet de moqueries.

Par une de ces facéties dont le lexique et la philologie sont coutumiers, il est un autre mot qui semble associer la couleur verte et le printemps : en latin classique comme en latin médiéval, le terme le plus courant pour nommer le printemps est ver, mot qui a laissé peu de traces en français moderne (primevère, vernal…). Son étymologie est controversée, mais la tentation est grande de le rattacher à la famille de l’adjectif viridis (vert) et d’admettre que le printemps est la saison verte par excellence. Certes, les règles de la phonétique semblent s’opposer à une telle filiation, mais pour la symbolique des couleurs, le lien entre le ver latin et le vert français paraît presque naturel.

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30. avril 2020 · Commentaires fermés sur Vagabondages ferroviaires… · Catégories: Lu, vu, entendu

Belles lectures !

  • Sur le site d’ « Encres Vagabondes »

Vagabondages ferroviaires : des textes inédits écrits par les chroniqueurs

découvrez leur façon de mettre des mots sur les rails…

  • Anne-Marie a chroniqué

« Tromperie »

d’Andrea Maria SCHENKEL

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28. avril 2020 · Commentaires fermés sur remèdes du mardi… · Catégories: Mots en partages, remèdes

écho du 20

20 avril 2020

Pluie bienfaisante,
la terre se gorge de pluie.
Depuis quelques temps
la pollution ne l’étouffait plus.
Platanes, pervenches, salades fraîchement plantées,
mésanges charbonnières,
frêles herbes au nom qui me sont  inconnus,
abeilles, escargots, vers de terre,
tous frémissent de plaisir.
Tous, ils respirent, ils sont vivants !

Pour la nature,
le confinement des humains est une bénédiction.
C’est la possibilité de Vivre.
Faudra t-il qu’elle fabrique d’autres virus
pour que l’homme retourne à sa place
d’une espèce parmi toutes les autres ?

Anne-Marie
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brise de mer –

sur le sable fin sans fin

l’âme de l’autre rive

Liliane

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27. avril 2020 · Commentaires fermés sur une nouvelle comme remède… · Catégories: Mots en partages, remèdes

Merci à Benoît de nous offrir ce bel écrit

Sacrée bagnole. 

             Au réveil d’une nuit paisible au fond d’un bois, Fred libéra une limace collée dans ses cheveux, pissa au pied d’un chêne, en écoutant un rossignol, et enroula son sac de couchage. Tranquille. Il avait toute la vie devant lui. Le temps était couvert, mais il avait plein de soleil dans le cœur. Il marcha au bord d’une départementale, en chantant « j’ai voyagé de Brest à Besançon, depuis la Rochelle jusqu’en Avignon… » (1)

        Dans son dos, il entendit un véhicule rugissant telle une bête fauve, se rapprocher à vive allure. Il eut à peine le temps de lever le pouce, qu’une Renault 12 Gordini placardée de pubs, stoppa net à sa hauteur…

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25. avril 2020 · Commentaires fermés sur Les poissons pilotes de La Colline… et « Déconfinés » · Catégories: Actualités

« # Au creux de l’oreille »

Depuis lundi 23 mars, 200 artistes amis de La Colline offrent au téléphone des lectures de poésie, de théâtre, de littérature ou de musique, quelques minutes ou plus… Investis bénévolement dans cette initiative, c’est grâce à votre engagement que ces instants murmurés seront de vrais rendez-vous artistiques et humains … « 

Toutes les informations en cliquant sur le lien ci-dessous :

https://www.colline.fr/spectacles/les-poissons-pilotes-de-la-colline

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« Dé-con-fi-nés ! Lire pour s’en sortir« 

À voir sur la chaîne LCP ou revoir sur Youtube

en direct le vendredi à 19h30, ou le samedi à 12h30

Une magnifique émission de Maïtena Biraben :  un magazine culturel à destination de toutes les personnes confinées en raison de la crise du coronavirus, mais aussi et surtout des détenus et des personnels pénitentiaires.

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24. avril 2020 · Commentaires fermés sur le remède de vendredi… · Catégories: Mots en partages, remèdes

Un grand merci à Nadine, Catherine, Anne-Marie, Liliane…
qui nous envoient de superbes photos pour embellir nos articles !

Nadine s’est laissée inspirer par le confinement !

Bon vivant

Je n’ai pas de goût pour la tristesse et aucun talent pour la mélancolie, d’ailleurs on dit de moi que je suis un bon vivant et pour sûr, je m’enorgueillis de l’être. Les mots épicurien et gourmand sont souvent associés à ma personne et je les cultive pour qu’ils m’enrobent, m’entretiennent, ils me le rendent bien. Je suis friand de rencontres, de repas entre amis et je n’hésite pas à ces occasions à pousser la chansonnette ou à dire haut et fort une fantaisie, boutade reprise par un public enchanté et rieur.
      C’est dire à quel point je n’étais absolument pas préparé à vivre ce qui suit : ……

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22. avril 2020 · Commentaires fermés sur Un poème comme remède, de la danse aussi… · Catégories: Mots en partages, remèdes

S’éveiller libre d’hier
Se réjouir de respirer
encore et encore
Remercier la pâquerette
qui elle aussi s’est réveillée
Écouter la petite musique
du café qui embaume l’air du matin
Se dire que quelque part, dans un ailleurs
d’autres hommes vont se coucher
et répondre à notre clin d’œil
Remercier le facteur
pour la lettre de l’aimé
Même s’il jure n’y être pour rien
Surveiller de près le pot au feu qui mijote
comme si c’était notre grand œuvre
S’intéresser à la voisine
qui, un jour, deviendra sympa

Et sauter, à pieds joints ou pas
à la découverte du jour qui s’ouvre.

Anne-Marie et Bernard

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Le ballet de l’Opéra de Paris
pour « Dire merci » une vidéo réalisée par C.Klapisch
sur la « Danse des chevaliers » de Prokofiev

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21. avril 2020 · Commentaires fermés sur des livres des livres à écouter à découvrir · Catégories: Actualités

La p’tite librairie de François Busnel

Une petite sœur de la Grande Librairie, une toute petite émission diffusée sur toutes les chaines de France TV. En deux minutes, François Busnel nous parle des livres qu’il aime.

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Les années d’Annie Ernaux

à écouter sur France-Culture en  10 épisodes
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Ça peut pas faire de mal de Guillaume Gallienne
continue en nouvelles diffusions d’émissions antérieures tous les soirs sur France Inter à 23h10

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20. avril 2020 · Commentaires fermés sur Textes brefs pour 2020 ! · Catégories: Actualités

Avril

Nous vous proposons pour cette nouvelle année
d’écrire une série de textes chaque 20ème jour du mois en cours.

Ce sera un « texte bref ».
Centré sur votre rapport sensible à ce qui nous environne.
On se donnera toute liberté quant à sa forme.
Ce « texte bref » pourra être associé à une photo,
une « équivalence poétique ».

Vous pourrez partager texte et photo et les envoyer en cliquant ICI.
Nous les publierons dans ce blog dans une rubrique spéciale.
Cela nous accompagnera tout au long de ces douze mois.


La conscience
de n’être jamais qu’un voyageur
vous lave les yeux.

Philippe Jaccottet
18. avril 2020 · Commentaires fermés sur Des poèmes… comme remède · Catégories: Mots en partages, remèdes

« Patient, patience,
Patience dans l’azur!
Chaque atome de silence
Est la chance d’un fruit mûr ! »

Paul Valéry


Le Zèbre

Cheval des ténèbres
lève le pied ferme les yeux
et fait résonner ses vertèbres
en hennissant d’un air joyeux
Au clair soleil de Barbarie
il sort alors de l’écurie
et va brouter dans la prairie
les herbes de sorcellerie
Mais la prison sur son pelage
a laissé l’ombre du grillage

Robert Desnos

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17. avril 2020 · Commentaires fermés sur De nouveaux liens à explorer · Catégories: Actualités
  • La lettre n° 296 – 14 avril 2020

Dans la dernière lettre de  LE DIRE ET L’ECRIRE  de nombreux liens et articles :

Grand corps malade chante «Effets secondaires»

« Va pensiero » le Chœur des esclaves de Verdi

Des minutes poétiques de Catherine Malard

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Lettre d’intérieur … «Et ta moue et ton sourire et ta raideur m’accueilleront. Dis-moi oui.»

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TractsLes éditions Gallimard proposent gratuitement

Tracts de crise  de brefs écrits à télécharger

De Régis Debray à Nancy Huston, de Gwenaëlle Aubry à Etienne Klein…

« Chaque jour, durant cette période de crise, « Tracts » publie, sous forme numérique, des textes brefs et inédits d’auteurs déjà publiés dans la collection ou se sentant proches de celle-ci…
… Les « Tracts de crise », chacun à sa manière, selon leur tonalité ou leur vision singulières, rendront compte de ce qui se passe pour nous tous. On peut être isolé mais s’adresser à tous ; soyons solitaires et solidaires, ainsi que nous y invitait Albert Camus… »

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15. avril 2020 · Commentaires fermés sur le remède de mercredi… · Catégories: Mots en partages, remèdes

Nadine a pris sa plume…

– Regarde celle-là, on n’était pas loin du sommet quand la tempête de neige est tombée d’un coup alors que le mois de mai allait bientôt arriver. On ne voyait plus où poser nos pas.
– J’ai eu juste le temps de faire cette photo avant que…

Lire la suite...

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14. avril 2020 · Commentaires fermés sur Encore des pépites à découvrir… · Catégories: Actualités
  • Dans le sillage d’ULYSSE avec Sylvain Tesson
    (tous les jours cette semaine sur ARTE à 17h45 ou en replay)
    Des ruines de Troie à l’île d’Ithaque, l’aventurier Sylvain Tesson se plonge dans les mythes extraordinaires de l’Odyssée

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  •  MADELEN, la nouvelle plateforme de streaming de l‘Ina,
    accessible gratuitement pendant trois mois.

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Toute la troupe et la Maison de la Comédie Française se mobilisent, à l’heure de l’impossibilité de jouer dans les différentes salles parisiennes et en tournée. Avec La Comédie continue! nous vous proposons une programmation à la fois familiale et pédagogique, poétique, divertissante et toujours théâtrale.
Bienvenue à toutes et tous !

Les comédiens repassent le bac français, vous proposent de la poésie, leurs alexandrins préférés…
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12. avril 2020 · Commentaires fermés sur De beaux textes… · Catégories: Mots en partages, remèdes

Textes proposés par Hubert

Elle est venue la nuit de plus loin que la nuit
À pas de vent de loup de fougère et de menthe
Voleuse de parfum impure fausse nuit
Fille aux cheveux d’écume issue de l’eau dormante.
Après l’aube la nuit tisseuse de chansons
S’endort d’un songe lourd d’astres et de méduses
Et les jambes mêlées aux fuseaux des saisons
Veille sur le repos des étoiles confuses.
Sa main laisse glisser les constellations
Le sable fabuleux des mondes solitaire
La poussière de Dieu et de sa création
La semence de feu qui féconde les terres.
Mais elle vient la nuit du plus loin que la nuit
À pas de vent de mer de feu de loup de piège
Bergère sans troupeaux glaneuse sans épis
Aveugle aux lèvres d’or qui marche sur la neige.

Claude Roy

Photo: Michel Quiot (Alepe / association lozérienne pour l’étude et la protection de l’environnement)

La fleur d’orage

Mes amis, la peine est de ce monde ;
La peine est de ce monde, je le sais bien.
Comment deviner, sur la fragile branche,
Le nom des saisons à venir ?

La peine est de ce monde, ô mes amis que j’aime,
Mais chaque fleur d’orage porte la graine de demain.

Andrée Chédid

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10. avril 2020 · Commentaires fermés sur À écouter, à regarder en ligne… · Catégories: Actualités

À découvrir si vous ne l’avez déjà lue

Vidéos

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08. avril 2020 · Commentaires fermés sur À lire : « OSER » un texte de Jeanne Benameur · Catégories: Mots en partages, remèdes

Texte spécialement écrit par l’auteure en écho de la situation actuelle :

JEANNE BENAMEUR, OSER
Vous le voyez, nous le voyons tous, ce qui a été préservé depuis des décennies, c’est une économie qui ne songe qu’au profit. C’est ainsi. Nous n’avons pas su ou pu enrayer cela, nous nous sommes trouvés impuissants devant les rouages bien huilés et parfois nous avons même contribué à faire tourner la roue pour vivre.
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07. avril 2020 · Commentaires fermés sur remède pour un mardi de printemps… · Catégories: Mots en partages, remèdes

Joëlle inspirée par…

Les 5 sens

Est-ce le printemps ou l’obligatoire confinement ? Mes sens sont plus que jamais en éveil.

Le matin, quand j’ouvre mes volets, je reçois en pleine figure des bouffées de senteurs grisantes ; les pittosporums en sont responsables. En plus de sentir bon ils sont beaux, couverts de fleurs blanches ou violettes. Les frésias blancs et jaunes sollicitent aussi et mon odorat et ma vue.

Et l’ouïe ? Elle n’est pas en reste ! Goélands, mouettes, tourterelles, pies, merles, rouges-gorges, m’offrent un joli concert ; les coqs et poules de mon voisin y entrent de bon cœur. En revanche, le coronavirus, en décrétant la fermeture de l’école proche, me prive du tintamarre des gamins, parfois gênant, mais tellement riche de vie et de jeunesse.

L’odorat, la vue, l’ouïe ; manquent à l’appel le goût et le toucher.

Comme nous ne pouvons pas nous déplacer pour aller au ciné, au musée, au restaurant, je remarque que Robert concocte encore plus de bons petits plats et j’en suis ravie ; tant mieux si je grossis un peu.

Le toucher ? En cette période de crise sanitaire, on nous recommande de nous laver les mains constamment. Par contre, interdiction de serrer d’autres mains, de s’embrasser…

Le toucher est vraiment pénalisé.

Vite, vite, débarrassons-nous du virus pour jouir pleinement de nos 5 sens.

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06. avril 2020 · Commentaires fermés sur Un texte de Camus, un entretien · Catégories: Mots en partages, remèdes

Envoyé par Catherine

Janvier 36

Ce jardin de l’autre côté de la fenêtre, je n’en vois que les murs. Et ces quelques feuillages où coule la lumière. Plus haut, c’est encore les feuillages. Plus haut c’est le soleil. Et de toute cette jubilation de l’air que l’on sent au-dehors, de toute cette joie épandue sur le monde, je ne perçois que des ombres de feuillages qui jouent sur les rideaux blancs.

Lire la suite...

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et aussi ….

à écouter ou réécouter la très belle interview du rabbin Delphine Horvilleur de lundi 06 avril

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04. avril 2020 · Commentaires fermés sur le remède pour un doux dimanche… · Catégories: Mots en partages, remèdes

Photo, poème, texte proposés par Hubert

Tableau
Enclavé dans les rails, engraissé de scories,
Leur petit potager plaît à mes rêveries.
Le père est aiguilleur à la gare de Lyon.
Il fait honnêtement et sans rébellion
Son dur métier. Sa femme, hélas ! qui serait blonde,
Sans le sombre glacis du charbon, le seconde.
Leur enfant, ange blond éclos dans cet enfer fait de petits châteaux avec du mâchefer.
A quinze ans, il vendra des journaux, des cigares : peut-être le bonheur n’est-il que dans les gares !

Charles Cros

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Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence.

Sans aliénation, vivez, autant que possible en bons termes avec toutes les personnes. Dites doucement et clairement votre vérité. Ecoutez les autres, même les simples d’esprit et les ignorants, ils ont eux aussi leur histoire.

Evitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l’esprit.

Ne vous comparez avec personne : il y a toujours plus grands et plus petits que vous. Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe.

Soyez vous-même.

Surtout, n’affectez pas l’amitié. Non plus ne soyez pas cynique en amour car, il est, en face de tout désenchantement, aussi éternel que l’herbe. Prenez avec bonté le conseil des années en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez une puissance d’esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain.

Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude.

Au delà d’une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l’univers, pas moins que les arbres et les étoiles. Vous avez le droit d’être ici. Et, qu’il vous soit clair ou non, l’univers se déroule sans doute comme il le devait. Quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix de votre cour. Avec toutes ses perfidies et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau.

Tachez d’être heureux.

Texte découvert  dans une église de Baltimore en 1692*d’un auteur inconnu

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03. avril 2020 · Commentaires fermés sur À découvrir sur le site « ENCRES VAGABONDES » · Catégories: Lu, vu, entendu

Profitez de ces temps étranges et suspendus pour découvrir les  dernières critiques de notre amie ANNE-MARIE sur le site d’ « Encres Vagabondes »

Guillaume GRIVET, Sans mobile fixe

 

Philippe BESSON, Dîner à Montréal  Philippe BESSON, Un certain Paul Darrigrand

cliquez sur l’image pour accéder à la critique…
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01. avril 2020 · Commentaires fermés sur le remède de mercredi… · Catégories: Mots en partages, remèdes

Catherine nous propose ce texte de Arièle Butaux :

Je vous écris d’une ville coupée du monde. Nous vivons ici dans une parfaite solitude qui n’est pas le vide. Nous prêtons chaque jour un peu moins attention à ce que nous ne pouvons plus faire car Venise, en ces jours singuliers, nous ramène à l’essentiel. . La nature a repris le dessus. L’eau des canaux est redevenue claire et poissonneuse. Des milliers d’oiseaux se sont installés en ville et le ciel, limpide, n’est plus éraflé par le passage des avions. Dans les rues, à l’heure de la spesa, les vénitiens sont de nouveau chez eux, entre eux. Ils observent les distances, se parlent de loin mais il semble que se ressoude ces jours-ci une communauté bienveillante que l’on avait crue à jamais diluée dans le vacarme des déferlements touristiques.

Le tourisme, beaucoup l’ont voulu, ont cru en vivre, ont tout misé sur lui jusqu’à ce que la manne se retourne contre eux, leur échappe pour passer entre des mains plus cupides et plus grandes, faisant de leur paradis un enfer. Venise, en ces jours singuliers, m’apparaît comme une métaphore de notre monde. Nous étions embarqués dans un train furieux que nous ne pouvions plus arrêter alors que nous étions si nombreux à crever de ne pouvoir en descendre !

À vouloir autre chose que toutes les merveilles qu’elle avait déjà à leur offrir, les hommes étaient en train de détruire Venise. À confondre l’essentiel et le futile, à ne plus savoir regarder la beauté du monde, l’humanité était en train de courir à sa perte. Je fais le pari que, lorsque nous pourrons de nouveau sortir de nos maisons, aucun vénitien ne souhaitera retrouver la Venise d’avant. Et j’espère de tout mon cœur que, lorsque le danger sera passé, nous serons nombreux sur cette Terre à refuser de réduire nos existences à des fuites en avant. Nous sommes ce soir des millions à ignorer quand nous retrouverons notre liberté de mouvement. Soyons des millions à prendre la liberté de rêver un autre monde. Nous avons devant nous des semaines, peut-être des mois pour réfléchir à ce qui compte vraiment, à ce qui nous rend heureux. La nuit tombe sur la Sérénissime. Le silence est absolu. Cela suffit pour l’instant à mon bonheur.
Andrà tutto bene.

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31. mars 2020 · Commentaires fermés sur De la musique, de la tendresse… · Catégories: Actualités

Restez chez vous ! Réjouissez-vous ! Chantez ! Dansez !

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La tendresse – Symphonie confinée : ICI

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Les musiciens de l’Orchestre national de France nous offrent
le Boléro de Ravel depuis chez eux

CHACUN CHEZ SOI

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30. mars 2020 · Commentaires fermés sur En compagnie de Boris Vian… · Catégories: Mots en partages, remèdes

L’atelier « Lecture à Haute voix » découvre cette année avec plaisir le grand Boris Vian
(nous venons de commémorer le centenaire de sa naissance).

Élizabeth s’est laissée inspirer…

« La vie ça tient de diverses choses » même des pires
« la vie c’est plein d’intérêt » même mortifère
« Il peut se faire que l’on meure
Même ça peut très bien se faire
Mais pourtant ça n’y change rien »
on s’accroche, on résiste, et on se demande « pourquoi que je vis? »
et on découvre la réponse simple et naturelle : « parce que c’est joli »!!

« Je voudrais pas crever avant d’avoir connu »:
à nouveau l’éclosion du printemps et sa myriade de couleurs et d’odeurs,
la caresse du vent frais sur mon visage

« Je ne voudrais pas crever sans savoir »
si le monde est sorti transformé de son confinement
si le chant d’un oiseau
si l’odeur de l’herbe fraîche
si le rire d’un enfant
si le sourire d’un inconnu
nous réjouit le cœur
« et il y a aussi » tous ceux que je connais
tous ceux que j’apprécie
« tout ce que je sais qui me plaît »

« je voudrais pas crever sans qu’on ait inventé »
la compassion, la fraternité, l’humilité, la paix

« je voudrais pas crever avant d’avoir goûté la saveur
… de la Vie

« Y’a du soleil dans la rue
J’aime le soleil mais j’aime pas » le coronavirus !
« alors je reste chez moi
en attendant que le monde vienne » régénéré
« le soleil reviendra bientôt »

« car l’soleil
de l’autre côté du monde
danse une valse blonde
l’soleil
fait le tour de la terre
et revient sans s’en faire » 

et les rues se rempliront de « travail et de bruit
Alors moi »
JE RESTE CHEZ MOI !!!!

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À écouter de beaux mots venus de Suisse : « EUX ILS SOIGNENT »

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28. mars 2020 · Commentaires fermés sur À découvrir, à écouter… · Catégories: Actualités

Édition  MAJUSCRIT
un site de livres pour les enfants

(Notre amie Liliane en est partie prenante)

Ce site permet aux parents de proposer des albums en ligne  à télécharger ou non à  imprimer ou non….
Et un peu de poésie aussi avec l’exposition virtuelle du dit site… consacrée à  notre recueil de haïku …

MAJUSCRIT : ICI

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Tous les matins à 8h55, Augustin Trapenard lit la lettre qu’un écrivain lui a envoyée, témoignage au jour le jour…
Mots magnifiques : se sont exprimés la semaine dernière : Alain Mabanckou, Erri de Luca, Léonora Miano, JMG Le Clézio, Ariane Ascaride

Lettres d’intérieur  ICI

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27. mars 2020 · Commentaires fermés sur le remède du jour… · Catégories: Mots en partages, remèdes

Proposé par Nadine

Le printemps de Jacques Prévert (extrait)

Grand Bal de Printemps
la musique de son nom
à toutes les lèvres est suspendue
Comme un jardin perdu qu’on vient de retrouver
encore plus beau qu’avant
Et encore plus vivant

Grand Bal de Printemps
Cet air court les ruisseaux et les rues de la ville
c’est le refrain du sang de ses veines populaires
le sang de ses plus vraies artères

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26. mars 2020 · Commentaires fermés sur Pour se distraire, méditer, faire plaisir… · Catégories: Mots en partages, remèdes

François Cheng n’en finit pas de nous offrir la joie, la sérénité…

Quatrains extraits de « Enfin le royaume »

La lumière n’est belle qu’incarnée, à travers
un vitrail ou le verre d’une bouteille de vin…
Consentons donc au sort d’être un œil fini
Qui se fait reflet de l’Éclat infini.

Les crapauds ont craché sur la lune,
Les corbeaux ont dévoré la lune,
L’araignée seule a défait refait
La tortueuse toile du songe nocturne.

Un iris,
et tout le créé justifié ;
Un regard,
et justifiée toute la vie.
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Un peu d’humour aussi ça peut pas faire de mal
Extraits de « Joconde jusqu’à cent » d’Hervé le Tellier
(233 points de vue sur la Joconde, une sorte d’hommage aux Exercices de style de Queneau)

le point de vue du petit annonceur :

Tu es montée mardi dernier vers midi dans le bus 84 au parc Monceau, direction Luxembourg. Tu es brune, tu étais habillée tout en noir avec un foulard posé sur tes cheveux. Tu avais un sourire indéfinissable. Si tu lis Libé, appelle-moi. J’avais un chapeau mou à galon tressé et je me suis assis en face de toi. Rappelle-toi, je me suis disputé avec un abruti qui me marchait sur les pieds.

Écris au journal, qui transmettra. Léo (LV1503).

le point de vue du répondeur téléphonique :

Bonjour, monsieur. Vous ne me connaissez pas, mais moi, je connais fort bien la petite brune, 25 ans, un grain de beauté sous le sein droit, qui vient de vous laisser un message. C’est Mona, ma femme. Comment  j’ai obtenu votre numéro ? Oh, c’est très simple, je viens de rentrer, elle n’était pas là, et j’ai appuyé sur la bouche Bis de mon téléphone. Je suis tombé sur votre message en français, suivi de celui en italien, avec la voix de ma femme. Enfin, quand je dis ma femme… Apparemment, c’est aussi la vôtre.
Si nous nous rencontrions tous les trois, histoire de faire le point ?

le point de vue du penseur :

– À quoi tu penses ?
– Je pense que tu es comme la Joconde. T’as toujours l’air de regarder le paysage qui se trouve en fait derrière toi.

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À bientôt ne manquez pas de nous envoyez vos idées, vos textes, vos trouvailles pour alimenter cette rubrique
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25. mars 2020 · Commentaires fermés sur Bouquet de liens… · Catégories: Actualités

Des richesses en partage pour écrire des « journaux de confinement », pour écouter des poèmes, ou profiter des mises en ligne offertes gratuitement par de nombreux lieux culturels…

  • Lire, écrire, partager, nous seront des soutiens en ces temps difficiles.
    L’APA y contribue en proposant un blog partagé pour accueillir vos journaux du confinement : Vivre confinés

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  • Des poèmes contre les mauvais jours – la BIP sur le toit
    « La poésie est peut être inutile, du moins rapproche-t-elle les hommes » disait René-Guy Cadou
    Trois poèmes dits par les amis de la BIP, renouvelés chaque jour, proposé par Michel Arbatz     ICI

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  • Que de plaisir en perspective avec ces propositions...
    • Le site openculture vous permet d’aller voir gratuitement 4200 films, dont beaucoup de classiques.
    • Baladez vous dans les Musées : googleartptoject, comme si vous y étiez !
    • L’Opéra de Paris, (ainsi que le Metropolitan Opéra) met en ligne gratuitement certaines de ses productions emblématiques dans leur intégralité sur operadeparis.fr et sur france.tvculturebox ICI

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24. mars 2020 · Commentaires fermés sur des échos du 20 … · Catégories: Mots en partages, remèdes

Offert par Anne-Marie S.

20 mars 2020

Explosion du printemps
Un virus microscopique
Met nos sociétés en déroute.

Explosion du printemps
Explosion de nos façons de vivre
Remises en cause.

Explosion du printemps
Rester chez soi
L’imagination sort de sa retraite

Explosion du printemps
Confinement
La nature reprend ses droits.

Anne-Marie

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Proposé par Ruth :

Mais que ce dieu Mars cette année est menaçant ! Il nous dit :
« Vous autres humains arrogants, on vous donne prairies fleuries, mers, sables et soleil, cimes enneigées, paysages envoûtants, rivières joyeuses, forêts profondes et généreuses et vous ne faites que les dédaigner pour partir toujours toujours plus loin amonceler, brutaliser sans compter, sans respecter, sans aimer, sans soigner cette nature terre et aussi le ciel désormais ! Égoïstes à en perdre haleine, vous m’avez appelé et je suis venu, moi le dieu de la guerre, MARS ! « 

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21. mars 2020 · Commentaires fermés sur C’est encore le printemps des poètes… · Catégories: Mots en partages, remèdes

Nous vous proposons une nouvelle rubrique qui nous permet de rester en lien,
de prendre soin les uns des autres en partageant ici
des mots, des poèmes, des photos, des lectures, des réflexions ou simplement des liens, des astuces qui éclaireront d’amitié les jours à venir…

Envoyez à Agnès ou Marie vos textes, documents, idées… pour alimenter notre rubrique

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LE COURAGE

Le feu chargé de mots
s’arrête sur la page
déchire l’intérieur
révèle le trop plein
la pâleur du sens
qui s’impose
rugir féroce
ou se fondre
incertaine
peur de se perdre
grimper aux arbres
pour un autre chemin

Anne-Marie Bernad

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If your Nerve, deny you –
Go above your Nerve

Si ton Courage te fait défaut
Va au-delà de ton courage.

Emily Dickinson

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RACHETER L’OBSCUR

Je mise sur ces barques
Échappant aux moiteurs

Cet élan de l’éclair

Hors du complot des brumes

Ces nœuds de l’ombre
Dissous par la parole

Cette volée d’étincelles
Surgie des labyrinthes

Ces lucarnes trouant l’opaque
Ces lunes rachetant l’obscur

Je mise sur ces clartés
Profondes et périssables

Sur l’intense face au terne
Sur l’aube face aux déclins.

Andrée Chedid

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Et une petite chanson pour se réjouir le cœur… ICI

20. mars 2020 · Commentaires fermés sur Textes brefs pour 2020 ! · Catégories: Actualités

Mars

Nous vous proposons pour cette nouvelle année
d’écrire une série de textes chaque 20ème jour du mois en cours.

Ce sera un « texte bref ».
Centré sur votre rapport sensible à ce qui nous environne.
On se donnera toute liberté quant à sa forme.
Ce « texte bref » pourra être associé à une photo,
une « équivalence poétique ».

Vous pourrez partager texte et photo et les envoyer en cliquant ICI.
Nous les publierons dans ce blog dans une rubrique spéciale.
Cela nous accompagnera tout au long de ces douze mois.

… de chaque heure sa rivière
mais il n’est de chant
que si l’oreille le veut
mais il n’est de profondeur
que si l’œil résiste …

Jean-Pierre Siméon

18. mars 2020 · Commentaires fermés sur Thé et Haïku à Montpellier · Catégories: Actualités

La belle rencontre prévue autour de trois de nos amis est bien évidemment reportée ultérieurement…
Nous vous en informerons dès que possible !

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« Un souffle d’Orient – Et délicatement cueille le silence »

Trois personnes de l’association
Liliane, André et Christine
ont réalisé un très beau livre
avec des encres de Solange Nivard-Zerdou.
Ils vous le présenteront prochainement.
Ils vous en liront des extraits.
Joie du moment passé en leur compagnie !

07. mars 2020 · Commentaires fermés sur Rencontre à la librairie La Cavale du 13 mars ANNULÉE · Catégories: Actualités

Rencontre annulée en raison de la crise sanitaire actuelle

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est imaglacavale.jpg.

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03. mars 2020 · Commentaires fermés sur PRINTEMPS des POETES · Catégories: Actualités

Maison de la Poésie Jean Joubert
à Montpellier

Où que vous soyez Le Printemps des poètes fleurira
Allez flâner
ici !
Vous trouverez ce qui vous correspondra !

OUVERTURE du PRINTEMPS des POETES

Samedi 7 mars

Lancement national du Printemps des Poètes

Ouverture de la manifestation à Montpellier

COURAGE !

Entourée de ses partenaires, la MAISON de la POESIE JEAN JOUBERT vous présente le programme de ce Printemps. Le Courage en est le thème national.

 Pour inaugurer ce temps de l’année où la poésie est partout célébrée, la parole est aux poètes et aux lecteurs de poésie présents dans la ville, venus lire, dans la langue de leur choix, un texte évoquant Le COURAGE.

Amoureux de la poésie, amateurs, poètes confirmés, en émergence ou de renom, toutes générations confondues, feront éclater la force des mots dans une éphémère anthologie orale.

13h – Parcours poétique organisé par la Société des Poètes français, avec le concours de Poètes sans frontières et de Voix de l’extrême

La  déambulation prévoit  un trajet du Musée Fabre à la Maison de la Poésie Jean Joubert, comportant cinq  stations-lectures : Musée FABRE –  Pavillon Populaire  – Place du Nombre d’Or – Médiathèque Centrale Emile Zola – Maison de la Poésie Jean Joubert

17h –  Courage ! Soirée inaugurale. Anthologie orale et éphémère.

Maison de la Poésie Jean Joubert

Moulin de l’Evêque

78 avenue du Pirée – Montpellier

Lectures ouvertes sur le thème du courage, avec la participation de:

L’atelier d’écriture de la Maison de la Poésie Jean Joubert animé par Patricio Sanchez:

Maité Inesta, Claire Joussain, Anne Guigou, Yves Rey, Françoise Rousselet, Gauthier Blasco, Chantal Millaud, Sylvie Chaudret, Bernard Poullain, Marie- France Barry, Simone Rivier, Guilaine Blanc.

La Délégation Académique à l’Action Culturelle: jeunes poètes de lycées et collèges de l’Académie engagés dans des projets de lecture et d’écriture. (établissements d’Agde et Sète)
L’Institut Confucius
La Maison de Heidelberg
La Bibliothèque Bavarde

Lectures  par les poètes, lecteurs et amis de la Maison de la Poésie Jean Joubert:

Stephen Bertrand, David Léon, Benjamin Guérin, Adeline Yzac, Alain de Caprile, Olivia Elias, Manuella Parra, Claude Seintignan, Audrey Plévert et Luce, Florian Canneau… 

Actualité de publication des poètes:

Hamid Larbi, Pierre Ech Ardour,  Mona Azzam, Stéphane Page, Guillonne Balaguer

Honneur à Frédéric Jacques Temple (publication de La chasse infinie et autres poèmes dans la collectionPoésie/Gallimard)  et James Sacré (Lauréat du Prix Kowalski pour Figures de silence (Editions Tarabuste)  

Maisons d’édition invitées : Domens –  L’Arachnoïde

Venez fêter le Printemps!

20. février 2020 · Commentaires fermés sur Textes brefs pour 2020 ! · Catégories: Actualités

Février

Nous vous proposons pour cette nouvelle année
d’écrire une série de textes chaque 20ème jour du mois en cours.

Ce sera un « texte bref ».
Centré sur votre rapport sensible à ce qui nous environne.
On se donnera toute liberté quant à sa forme.
Ce « texte bref » pourra être associé à une photo,
une « équivalence poétique ».

Vous pourrez partager texte et photo et les envoyer en cliquant ICI.
Nous les publierons dans ce blog dans une rubrique spéciale.
Cela nous accompagnera tout au long de ces douze mois.


Les fleurs silencieuses
parlent aussi
à cette oreille intérieure docile


Uejima Onitsura
08. février 2020 · Commentaires fermés sur ÉCRIRE EN MAI 23-24 MAI 2020 « ITINÉRANCES, MIGRATIONS » … · Catégories: Actualités

Association LUCIOLE / Porte-Voix

ÉCRIRE EN MAI 23-24 MAI 2020 
« ITINÉRANCES, MIGRATIONS »

Domaine de Gaujac – Lézignan-Corbières & O’mazette – Fabrezan

Invitée d’honneur : l’écrivaine JEANNE BENAMEUR.
La librairie-partenaire LIBELLIS assurera une table de vente de livres, durant toute la manifestation.

    • Vendredi 22 mai (16h-19h) au château de Gaujac : temps de réflexion-débat sur les ateliers d’écriture avec Jeanne Benameur (réservé aux professionnels : animateurs d’atelier, enseignants, formateurs…).
    • SAMEDI 23 MAI ET DIMANCHE 24 MAI (DE 10 À 16H30), dans les salles du château de Gaujac ou dans le parc (selon le temps) : 8 ateliers d’écriture d’une journée chacun, proposés comme autant de variations autour du thème général « Migrations, itinérances ».

    • SAMEDI 23 MAI (DE 17h30 À 23 H) dans le restaurant culturel O’mazette (25 rue des Tonneliers, 11200 FABREZAN. http://omazette.com/) :
      . 17h30 / 19 h : rencontre-lecture avec Jeanne Benameur. Lecture : Jean Costadau.
      . 19h / 21 h : repas-buffet.
      Intermèdes musicaux : le duo de musique tsigane Dorothée Hibert (violon) et Gravil Borki (guitare, chant).
      . 21 h /22h30 : lecture-spectacle à partir du dernier roman de Jeanne Benameur, Ceux qui partent. Voix : Christelle Lépine, Mélanie Prochasson et Antoine Chapelot ; accompagnement au violoncelle : Julien Lagrange.

EN SAVOIR PLUS  SUR LES LIEUX, LE PROGRAMME, LES CONDITIONS PRATIQUES, LES TARIFS : CLIQUER ICI

TÉLÉCHARGER LE BULLETIN D’INSCRIPTION : CLIQUER ICI

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01. février 2020 · Commentaires fermés sur Soirée Film suivi d’un débat : « SOLEIL BATTANT » · Catégories: Actualités

Dans le cadre de la journée nationale de la prévention du suicide

Jean-Noël Pintard, président de SOS Amitié ; Evelyne Flavier, présidente de Jonathan Pierres vivantes ; Catherine Favre, présidente de Vivre son deuil Contact Hérault
vous convient à la projection du film

Soleil battant

mercredi 5 février 2020 à 18h
cinéma DIAGONAL
5 rue de Verdun Montpellier

Film français réalisé par Clara et Laura Laperrousaz sorti en 2017, avec Agathe Bonitzer, Ana Girardot, Clément Roussier, Océane et Margaux Le Caoussin.
Iris et Gabriel reviennent dans une maison de famille au Portugal pour passer l’été avec leurs jumelles de 6 ans, Emma et Zoé. Au coeur d’un paysage solaire, des baignades et des rires des petites, resurgit le drame de la mort de leur première fille dont les parents ne parviennent pas à se remettre. Ce secret étouffé depuis trop longtemps plonge la maman dans une dépression qui l’amène à le révéler à une des jumelles. A partir de là, tout bascule.

Tarifs habituels du cinéma www.cinediagonal.com

La séance sera suivie d’un débat animé par Jean-Noël Pintard

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30. janvier 2020 · Commentaires fermés sur Lecture à la Bibliothèque Bavarde le 3 février : Blaise Cendrars · Catégories: Actualités

Lundi 3 février à 19h30
au café le Dôme
2 Avenue Georges Clemenceau

«Bourlinguer, textes de Blaise Cendrars »
   

mise en voix et bandonéon : Michel Arbatz
au piano : Sophie Grattard
Une heure de textes pleins de vigueur, donc, qu’on a un peu oubliés, dits par Michel Arbatz, en compagnie de Sophie Grattard, pianiste qui interprètera en écho quelques pièces de Darius Milhaud, Satie (amis de Cendrars), Gerswhin, mais aussi du répertoire latino américain (Ginestera, Villa Lobos, Gismonti, Piazzola, parfois en duo avec le bandonéon) pour signer l’amour du poète bourlingueur à ce continent.

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26. janvier 2020 · Commentaires fermés sur Conférence : Vendredi 31 janvier à 18h30 · Catégories: Actualités

Conférence et échanges autour d’un pot

Pourquoi écrire?
Écriture littéraire et écriture thérapeutique
Réflexions sur ces pratiques  

Vendredi 31 janvier 2020 à 18h30
Adra 19 place du Nombre d’Or, Montpellier
Participation au chapeau
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Atelier de pratique : Dimanche 2 février, de 14h à 16h30
Inventer et écrire son conte

Au choix atelier d’écriture littéraire ou thérapeutique.
Tarifs : de 10 à 20 €
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Carole Menahem-Lilin
Anime des ateliers d’écriture de fiction et d’accompagnement de projets littéraires.www.atelierdecrits.com ,06 84 01 48 57

Marie-Laure Guédin
Anime des ateliers utilisant les contes, les mythes, la parole et l’écriture. Facebook : Eduque ton Cœur, 06 98 20 68 05

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22. janvier 2020 · Commentaires fermés sur Exposition à la chapelle de Baillarguet · Catégories: Actualités

IMAGINATIONS TEXTILES à la Chapelle de Baillarguet

du 25 janvier au 2 février 2020

 avec les photographies de Jean-Claude Desmaretz

et  les peintures de Régis Morin

Cette exposition sera ouverte les WE du 25/26 janvier
et du
1er/2 février  de 15h à 18h30 

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20. janvier 2020 · Commentaires fermés sur Textes brefs pour 2020 ! · Catégories: Actualités

Nous vous proposons pour cette nouvelle année d’écrire une série de textes chaque 20ème jour du mois en cours.
Ce sera un « texte bref ».
Centré sur votre rapport sensible à ce qui nous environne.
On se donnera toute liberté quant à sa forme.
Ce « texte bref » pourra être associé à une photo, une « équivalence poétique ».
Vous pourrez partager texte et photo et les envoyer en cliquant ICI.
Nous les publierons dans ce blog dans une rubrique spéciale.
Cela nous accompagnera tout au long de ces douze mois.

Arbre
au milieu des champs
Calme ilôt assailli
d’invisibles remous
Ouvert à tous les orients

François Cheng


16. janvier 2020 · Commentaires fermés sur Regards Pluriels… exposition du 13 au 31 janvier 2020 · Catégories: Actualités

  Les photographes de l’atelier « Regards Pluriels » de l’association des Sentiers d’écriture ont choisi d’illustrer

    » La liberté « 

         La  sensibilité, la perception et l’imagination des participants ont donné libre cours à des interprétations très variées de ce thème.

        Nous vous invitons à flâner en toute liberté dans ces illustrations de textes choisis par les photographes en fonction de leur projet et de leur sensibilité artistique.

   Exposition à la maison pour tous  Paul-Emile Victor

           1247 Avenue Professeur Louis Ravas, 34080 Montpellier

Du   13 au 31 Janvier 2020

Vernissage le Jeudi 16 Janvier à partir de 18h30

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15. janvier 2020 · Commentaires fermés sur LA NUIT DE LA LECTURE 18 janvier 2020 · Catégories: Actualités

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est image.jpeg.

 » Lire ensemble, lire le soir, en pyjama, en musique, en langue des signes… Rendez-vous samedi 18 janvier dans vos bibliothèques et librairies pour participer à cette 4e Nuit de la lecture, une grande fête du livre pensée pour tous. « 

Vous trouverez toutes les informations sur le contenu de cette nuit de la lecture en cliquant ICI.

Où que vous habitiez, il y a un évènement près de chez vous !

01. janvier 2020 · Commentaires fermés sur Heureuse et Belle Année 2020 ! · Catégories: Actualités

Que cette nouvelle année vous soit heureuse, que vos jours soient filés de soie.

Citation de Madame de Sévigné

Sunra

J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé…

Voltaire

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Que cette année 2020 commence en douceur et en beauté avec l’espérance de
Andrée Chedid

L’espérance
J’ai ancré l’espérance
Aux racines de la vie

Face aux ténèbres
J’ai dressé des clartés
Planté des flambeaux
A la lisière des nuits

Des clartés qui persistent
Des flambeaux qui se glissent
Entre ombres et barbaries

Des clartés qui renaissent
Des flambeaux qui se dressent
Sans jamais dépérir

J’enracine l’espérance
Dans le terreau du cœur
J’adopte toute l’espérance
En son esprit frondeur.

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23. décembre 2019 · Commentaires fermés sur L’alphabet des 19 de l’an 19 ! · Catégories: Actualités

Voici que vient le DOUZIEME
19 ème jour
de l’an 19 !

Votre abécédaire de l’année est presque terminé, tout comme l’année 2019.
Il ne vous reste qu’un seul texte à écrire (ou plusieurs avec ces lettres).
Si vous avez raté les ONZE premiers rendez-vous,
pour un petit retour en arrière c’est ICI .

Si vous le souhaitez,
faites-nous parvenir votre abécédaire et ses 12 textes ou peut-être plus.
Nous les publierons sur le blog.
L’adresse d’envoi est celle de l’association.

Il n’y avait que le silence…

Il n’y avait que le silence
Derrière chaque mot volé
La route expirait dans les pierres
Entre les murs écroulés

Et pourtant le dernier poète
Tendait l’oreille vers la mer
Et cherchait encore à saisir
L’insaisissable oiseau de la parole.

Jean Rousselot