23. septembre 2022 · Commentaires fermés sur Concours de poésie Le Sentier des poètes à Saint-Saturnin de Lucian (34) · Catégories: Actualités

L’association Pierre et Soleil propose pour la treizième année le concours de poésie,
du Sentier des poètes 2023
sur le thème

Le secret des jardins.


Vous trouverez une anthologie poétique et toutes les informations concrètes
ICI.
Vous avez jusqu’au 23 avril 2023 pour y participer !

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Laissez rêver en vous les jardins et leurs secrets …

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La réalisation artistique du dossier a été réalisé par Elise Eid.

21. septembre 2022 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui c’est le 22 de l’an 22 ! · Catégories: Actualités


Fenêtre fermée …
Illusion ?
Réalité ?
Trompe-l’œil ?
Faux vrai ? Vrai faux ?


La fenêtre fermée n’en réfléchit pas moins …

Claude Roy

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Et si vous partiez en voyage vers les trompe-l’oeil de votre environnement …
Que réfléchissent-ils, eux ?



Vous l’écrivez et vous nous envoyez vos textes et photos ICI ?

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12. septembre 2022 · Commentaires fermés sur Écho des Fenêtres du 22 ! · Catégories: Mots en partages, remèdes

Voici quelques courts poèmes d’un ami-poète du Québec qui témoignent du temps qui passe ...
Des textes écrits suite à la proposition d’écriture du « 22 » …

Et vous ?

Si proche
l’ombre mystérieuse
d’une rose blanche

ode à la canicule
et à l’éphémère

*

L’heure est silencieuse
précoce agitation
enfouie encore
sous mes paupières

l’inflorescence obscène
du monde
qui s’enhardit

*

Le réel
se niche nu
dans l’été
et un poème

*

Christophe Condello
St-Côme
22 août 2022

12. septembre 2022 · Commentaires fermés sur Visite de l’exposition au MO.CO à Montpellier · Catégories: Mots en partages, remèdes

Une exposition dérangeante et touchante

Piller/ Έκφραση de Berlinde de BRUYCKERE au M.O.C.O. jusqu’au 2 octobre 2022

« Toucher terre

crasseux

essoufflé

ombre de cendres

dernier parmi nous »

S’y aventurer, prendre son temps pour ressentir nos impressions.

Le mot grec ancien Έκφραση signifie « une description, une explication très précise d’un objet qui le rend presque réel, qui le fait comprendre ».

Aujourd’hui ce mot a pris le sens d’expression avec ses différentes significations en grec comme en français : l’expression artistique dont fait preuve Berlinde de Bruyckere. Expression originale, forte. L’utilisation de la cire entre autres matériaux comme une peau, à la fois souple et imperméable, lisse et colorée, sensible et translucide, elle laisse croire que l’on est face à la réalité quand cette dernière est création plastique…

L’expression d’émotions qu’il s’agisse d’enfermement, d’exil avec ses magnifiques Archangelos qui renvoient à une statuaire classique comme aux images de migrants, de condamnés. De la crainte, de la peine, de l’énergie comme de la fatigue… Chacun y découvrira bien plus, selon son état d’être devant ses œuvres. On n’est pas dans la recherche du beau ou du facile, plutôt dans celui de l’expressionnisme, de l’intense et du décapant.

Expression dans le sens tournure, expression figurée, détournée par l’utilisation de matériaux souvent inédits dans l’art : couvertures usées et trouées, peau de bêtes moulées et suspendues … Le père de Berlinde était boucher, sa grand-mère fleuriste. En quoi cela a-t-il influencé son art ? son expression ?

Entre performance et mise en scène, les pièces, dessins, sculptures, se répondent, se complètent, nous poussent au dialogue intérieur… de Pietà en vagins, d’animaux morts en chambres de la mort, des sans-abris à la guerre et bien plus, il y a l’homme, la vie, le sexe, sans oublier l’éclairage poétique d’Antjie Krog.

Je me suis amusée au caviardage d’un de ses textes :

« Un zeste de l’âpreté

rôde dans le subconscient

des ailes

Cela me bouleverse »

Comme vous l’avez compris, l’exposition qui n’est pas de tout repos, vaut la peine…


Brigitte C.

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A vous de donner des couleurs à ces Archangelos

08. septembre 2022 · Commentaires fermés sur 5ème Salon du Carnet de Voyage à Lourmarin · Catégories: Actualités

Si vous avez l’esprit nomade, si vous êtes curieux et … si vous êtes disponible, ce 5ème Salon du Carnet de Voyage vous accueillera bien volontiers.
Vous aurez la possibilité (et la chance !) de rencontrer Dominique Hilaire, animatrice de l’atelier Carnet de voyage pour l’association. Elle présentera le diaporama réalisé avec Philippe Jansen sur leur périple « Pédaler dans la soie » et exposera ses carnets de voyage.

Vous trouverez le programme du salon ICI.

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Belles rencontres et découvertes avec ces passionné.e.s du Monde …

22. août 2022 · Commentaires fermés sur Echo des fenêtres du 22 … · Catégories: Actualités

Ce texte s’est écrit après la proposition du 22 Juillet … Merci Anne-Marie Bes. !


Immobile. Elle est ! Engourdie ! Chaleur extrême ! Chaleur sèche ! Chaleur de plein été !  Rien ne bouge, ne tremble dans ce monde de silence écrasant.  Dans cet avaloir de temps. Dans la pénombre générale  les couleurs fanent, se grisent, les volumes s’écrasent .
Seules, dansent, échappées, les particules de lumière. Vibrations de couleur, rouge de l’étoffe.
La lumière au zénith trace au couteau des arêtes sombres. Violence d’outre-noir.
Combat en règle de deux faces du monde. Chocs de puissances rivales et éternelles.
Ombre et lumière, matières inégales et rebelles que doit apprivoiser l’artiste.
L’heure ici, offre calme et méditation.
Libre de toute entrave la pensée s’envole, aérienne, solitaire, fenêtre close elle saute sur le balcon, et s’enfuit en planant, se pose en contrebas sur le vert de la prairie, elle est oiseau.

Anne-Marie Bes.

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21. août 2022 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui, c’est le 22 de l’an 22 ! · Catégories: Actualités

Parfois il faut peu de chose pour être heureux.
Un oiseau qui vole plus bas qu’à l’ordinaire et vient picorer à la fenêtre.
L’odeur des champs juste fumés.
L’odeur du fumier dans la brume…

Françoise Lefèvre

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Parfois ? Parfois, c’est l’occasion de partir à la recherche des rebords de fenêtres aux objets déposés-là, si insolites… C’est l’été, le temps de la vacance d’esprit, le temps de flâner dans les ruelles, les images, les souvenirs, l’ailleurs …
Parfois, c’est le temps d’écrire, d’écrire les univers des autres offerts à nos yeux, univers qui deviennent les nôtres aussi, un peu … Qu’avez-vous vu, qu’avez-vous senti ? Vous l’écrivez ?

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Envoyez-nous vos textes ICI.
Nous les publierons sur le site avec plaisir !

Bonne continuation d’été !

31. juillet 2022 · Commentaires fermés sur Le temps du repos … · Catégories: Actualités

Avant de laisser le site de l’association prendre du repos, nous vous proposons la lecture d’un livre, celui d’Alain Corbin,  » Le repos n’est ni le sommeil ni la prière, mais un moment particulier où l’homme se répare et se prépare. Dans son livre Histoire du repos, Alain Corbin tisse la trame d’une histoire oubliée et nous invite à vivre différemment notre rapport au travail, à la fatigue et au temps. »

L’agitation et le repos

« Ce qui s’oppose au repos, c’est l’agitation, dans toutes ses formes. Pascal pense que l’homme n’aime pas se retrouver dans la solitude, se retourner sur lui-même, c’est-à-dire se reposer, et c’est pour cela qu’il fuit vers l’agitation. En contre-pieds de cette mode de l’agitation de la cour, Pascal conseille de se retrouver, donc de se reposer. Mais, il a une arrière-pensée, car ce repos facilite le chemin vers dieu. Si j’ai écrit ce livre, c’est précisément pour montrer que les figures, les disciplines et les tactiques du repos n’ont jamais cessé de changer. » Alain Corbin

« Après les succès de ses Histoires du silence et de l’ignorance, Alain Corbin nous invite à la découverte du repos et à habiter notre vie différemment. Redécouvrez ce que se reposer signifie vraiment.

« Dire ou se dire : Il faut que je me repose, c’est formuler un désir, un sentiment que l’on considère, sans y réfléchir, comme l’expression d’un besoin élémentaire.
Or, rien n’est plus faux.
Le loisir a remplacé le repos.
Il en occupe le temps.
Il en envahit l’espace.
On ne parle plus guère de repos mais de moment de détente ;  ce qui revient à remplacer la fatigue par une tension, un malêtre, par exemple le “burn-out”. »


Alain Corbin tisse la trame d’une histoire oubliée. Chercher la solitude, pour les uns, prier ou non pour les autres, se recueillir, se poser ou marcher… tant de façons de restaurer son être ont été imaginées et testées. Cette histoire est une invitation à vivre différemment notre rapport au
travail, à la fatigue, au temps. « 

Pour écouter Alain Corbin parler du sujet de son livre, c’est dans l’émission Par les temps qui courent

30. juillet 2022 · Commentaires fermés sur A mettre dans la valise … · Catégories: Lu, vu, entendu

Anne-Marie B. nous propose les critiques de livres entre « littérature générale et polar « (la frontière est mince !) qu’elle a rédigées pour le site Encres Vagabondes en 2022.

En voici la liste :

« Paris-Briançon » de Philippe Besson

« Le dernier voyage de Salomon Martcher »  de Karen Haddad

« Lettres à Clipperton » de Irma Pelatan,

« Les disparus des Argonnes » de  Julie Peyr

Et puis dans la collection « polars », les plus récents :

« Etat de terreur »  de Hillary Clinton et Louise Penny 

« Et dire qu’il y a encore des cons qui croient que la Terre est ronde » de Maurice Gouiran

« La voix du lac » de Laura Lippman

« L’infiltrée » de Mike Nicol


Peut-être trouverez-vous le livre de VOTRE été ?

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Si vous avez lu un livre coup de cœur, vous le partagez avec nous ?

C’est ICI pour nous envoyer votre message.

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25. juillet 2022 · Commentaires fermés sur « Réinventer l’amour » de Mona Chollet · Catégories: Actualités, Lu, vu, entendu

Martine a aimé ce livre et nous en parle:

Sur le conseil appuyé de ma fille j’ai lu « Réinventer l’amour » de Mona Chollet et j’ai très envie de vous en dire quelques mots.

Mona Chollet est journaliste et essayiste. Ici elle analyse comment le système patriarcal, au sein duquel nous vivons depuis quelques siècles, ne permet pas au couple hétérosexuel de trouver son épanouissement.

Ce livre n’est pas une charge contre les hommes. Eux aussi sont pris au piège de cette organisation de la Société et des rôles qui sont dévolus aux uns et aux autres. Mona Chollet décortique méthodiquement les mécanismes et les conséquences de la domination des hommes sur les femmes, dans la vie quotidienne et principalement au sein de couple.

Pas à pas elle démonte la logique insidieuse de nos fonctionnements. Je me suis sentie concernée par l’image idéalisée de la mère de famille, heureuse de se dévouer pour son homme et ses enfants. «Le syndrome du Saint Bernard » ce bon chien qui veut sauver l’humanité en s’oubliant.

Rien de bien nouveau pensez-vous ? Bien avant Mona Chollet, Simone de Beauvoir et d’autres ont alerté sur ces thèmes.

Ce qui est différent dans « Réinventer l’amour » c’est le foisonnement d’exemples, de témoignages, de situations ordinaires éclairées de son regard de chercheuse. Ainsi que l’angle qu’elle a choisi, à savoir les difficultés et souffrances du couple hétérosexuel qui se débat et essaye de trouver un équilibre heureux dans ce contexte délétère.

Mona Chollet a écrit d’autres essais, j’ai lu « Beauté fatale » où elle met en évidence un autre aspect de l’aliénation féminine, l’injonction à être belle et sexy sans répit.


21. juillet 2022 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui, c’est le 22 de l’an 22 ! · Catégories: Actualités

Fenêtres…
Dedans, dehors… Dehors, dedans…
Jeu d’ombre et de lumière
Jeu de lignes
Illusion et reflet …


Voir chaque scène dans toute sa profondeur, la traiter amoureusement
comme un joyau aux multiples facettes. Trouver la lumière, l’ombre et la couleur vive.
Déterminer la scène la veille au soir. Puis dormir dessus et l’écrire au matin.

Sylvia Plath

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Quelqu’un à l’intérieur de cette pièce, vous guide et vous présente ce lieu …
A vous d’écrire ce qui est hors de ce cadre, ce qui se découvre …
… Supposez que …

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Vous pouvez nous envoyer vos textes ICI.
Nous les partagerons avec tou.s.tes les abonné.e.s !

Edward Hopper
17. juillet 2022 · Commentaires fermés sur Remise des prix du concours de poésie de Saint-Saturnin de Lucian le 18 juin 2022 · Catégories: Actualités


C’est lors d’une très belle journée d’été qu’a eu lieu la remise des prix du concours de poésie
« Le Sentier des poètes » 2022 sur le thème « Est-ce par hasard … » .

Le palmarès sera bientôt sur le site de Fonjoya


Jean-Jacques Carre ( Saint-Quentin La poterie ) a remporté le Prix Pierre et Soleil 2022 pour son poème :


Infinies saisons

Je disparais où je me tiens
Au cœur -au sein du tronc de l’arbre – des quatre infinies saisons
Qu’un printemps imperceptiblement domine de son habilité
A se jouer des peurs
Des froids des feux et des excès ventés
Par un sourire un doux frisson un baiser esquissé
Ou par la céleste offrande de quelques branches en fleurs

Mais c’est promis je reviendrai si l’on veut bien de moi
Et j’aurai l’âge de renaître
De mêler sol sève salive sang
Car la roue tourne encore
Tant que je garde ouverts les yeux
Tant qu’un de nos messagers ailés porte en son bec sa graine vive
A déposer au creux du nid
Ou à semer à la volée à la surface de la terre-mère

A tout hasard.


Le Sentier du vin des poètes s’est vu enrichi par la stèle du Prix Pierre et Soleil 2021 :


Rendez-vous pris à l’automne pour aller découvrir ce Sentier du vin des poètes
lors d’une journée de l’association !

Thème du concours 2023 :
Le secret des jardins …


14. juillet 2022 · Commentaires fermés sur Inventez votre livre ! · Catégories: Actualités

« Concours Prière de toucher 2022

Inventez votre livre !

Le Département de l’Hérault organise de janvier à octobre 2022 son 12e concours annuel de livres de création. Inventez un livre sur le thème « Mes ami.e.s : tout un monde ». Toutes les techniques sont acceptées : photographie, peinture, dessin, gravure, collage, volume, découpage…


Un concours gratuit et ouvert à tous

Date limite de dépôt des livres : mardi 27 septembre 2022 à la Direction de la Lecture Publique Départementale (Montpellier ou Béziers) ou dans les bibliothèques du réseau départemental de l’Hérault.
Exposition des livres et remise des prix au
Domaine départemental de Bayssan à Béziers (Octobre 2022 – dates à confirmer) »

Toutes les informations ICI .

10. juillet 2022 · Commentaires fermés sur Des émissions radio en podcast … · Catégories: Actualités

C’est l’été …
Peut-être davantage de disponibilité …
Des accompagnements de lecture …
Du plaisir d’écoute, les yeux fermés …

Quelques propositions :

Par les temps qui courent

« Par Marie Richeux. […] dans la plus grande liberté de parole, femmes et hommes déploient leur pensée, leur représentation du monde, leur rapport à la création, leur dialogue avec l’époque. Un échange à l’écoute, avec l’art et la culture sous toutes leurs formes. »
Aya Cissoko :  » Sous la forme d’une lettre, l’auteure, devenue mère, entend rappeler à sa fille ses origines. Descendante d’une double lignée de guerriers bambara ayant affronté la colonisation et les Juifs ashkénazes déportés à Auschwitz, elle lui raconte ce qu’implique le fait d’être noire en France, en partant des difficultés rencontrées par sa propre mère à son arrivée. En dénonçant les difficultés de la condition noire, Aya Cissoko montre en quoi la lutte contre le racisme et les préjugés reste toujours d’actualité, et souligne l’importance de la transmission intergénérationnelle. Au nom de tous les tiens est paru aux éditions du Seuil. « 

Leili Anvar : « Pour l’anthologie bilingue Le cri des femmes afghanes (Éditions Bruno Doucey), une anthologie bilingue qui réunit vers, chants et textes de 41 poétesses contemporaines d’Afghanistan, dont elle signe la traduction. En écho à l’actualité sur l’amputation des droits et libertés des femmes en Afghanistan. »

Sally Bonn : « Dans son essai Écrire, écrire, écrire, Sally Bonn décrit les pratiques concrètes et objets de l’écriture, de la Grèce Antique aux graffitis contemporains. Pour se faire, elle s’inspire de ses voyages, de visites de musées ainsi que des rituels d’écrivains tels que M. Proust, R. Walser et S. Mallarmé.

Antoine Wauters : « L’humain contemporain est un être qui est profondément contradictoire et qui se cherche en permanence. Il y a aujourd’hui une grande difficulté à être cohérent dans nos discours et nos actes. Je ne cherche pas à dire si c’est bien ou mal d’un point de vue moral. Je me suis dit que ça pouvait être beau, de prendre douze groupes de personnes, et de prendre pour fil rouge notre grande, belle et humaine ambivalence. »  Antoine Wauters, « Le Musée des contradictions »

Antoine Wauters est le lauréat du Prix du livre inter 2022 (entre autres prix) pour le livre « Mahmoud ou la montée des eaux » paru aux Editions Verdier

Sur les épaules de Darwin
Par Jean-Claude Ameisen … Difficile de choisir parmi toutes les émissions … Il en est qui parlent de : « traces », d' »histoires de l’écriture », « le lien qui nous rattache aux autres », « Dans l’oubli de nos métamorphoses… », « La musique des mots », « Déchiffrer » …

Une enfance d’écrivain :
Par Laurent Seksik « Que disent de nos vies la vie des écrivains ? Quand un romancier raconte sa jeunesse, il ressuscite les plus insaisissables et les plus mirifiques de tous nos souvenirs. »
Premier épisode : « Romain Gary, quand l’enfance sert la créativité »

A vous de faire votre propre sélection !
Il y a tant d’émissions passionnantes qui nous font grandir …
Bonne écoute !

06. juillet 2022 · Commentaires fermés sur Echo des fenêtres du 22 … · Catégories: Actualités

Le 22 Mai 2022

A la suite de cette phrase de Susan MEISELAS:  
« Très tôt j’ai su que je n’étais pas un miroir mais une fenêtre. De la fenêtre je regardais le monde…« 


De ma fenêtre je regardais le monde…

Être, Naître, Paraître, Transmettre, Se soumettre et renaître.

Fenêtre close…

Fenêtre ouverte…

Celle qui donne sur le bonheur,

Des fleurs, des forêts, des champs

La surveillance des enfants qui jouent dans le jardin

Fenêtre d’amour, de soleil

Fenêtre de lumière, de grand air.

Celle qui ouvre sur le malheur,

Des blindés, des fusils, des tirs

Des prisonniers, des déportés,

La rue rougie, la fumée,

Le silence et le fracas meurtrier

Les larmes, la peur, l’horreur,

Celle qui ferme sur le malheur,

Silencieux, dangereux, oppressant,

Femmes battues, cris évanouis

Enfants salis, vieillards oubliés,

Fenêtre que l’on voudrait ouverte

Pour respirer, exister, appeler.

La saga de la fenêtre est celle de la vie, celle du monde, qui chante, danse ou chavire.

Regards sur l’intime, témoins de l’Histoire, ode à la liberté

Seule la morsure de l’hiver donne à la fenêtre son droit premier, celui de nous protéger sans nous aveugler.        

Anne-Marie Bes.                                   

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Peut-être aurez-vous l’envie d’aller vous promener
dans les propositions d’écriture des 22 déjà parues sur le site ?

Il est toujours possible d’écrire en d’envoyer vos textes

via la page « contact »
Nous les publierons sur le site…


Au plaisir de vous lire
!

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03. juillet 2022 · Commentaires fermés sur Journée Gravure sur tetrapack … · Catégories: Actualités

Voici quelques photos d’une journée gravure,
sous la houlette de Dominique,
animatrice de l’atelier Carnets de voyage

Pas à pas,
étape après étape,
patiemment,
durant toute une journée
nous avons approché la technique de la gravure.

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Gardez vos briques de lait vides,
vos annuaires périmés,
vos anciens journaux,
vos vieilles chemises …
un jour à votre tour, vous essayerez ?

24. juin 2022 · Commentaires fermés sur LIV MARIA de Julia Kerninon · Catégories: Actualités, Lu, vu, entendu

« Parce que les gens murmurent – les gens se trahissent, ils commettent des erreurs, ils croient dire ce qu’ils disent et taire ce qu’ils taisent, mais bien sûr ils font l’inverse, à leur insu. Les gens murmurent, ils parlent avec leurs cils qui battent, avec leurs oreilles qui rougissent, avec leurs fautes de frappe, et nous les lisons à livre ouvert, à notre insu. Les gens murmurent, et nous les entendons, mais le message est parfois si clair que nous cherchons des complications. Pourtant, dans ce que nous taisons en croyant le dire, ce que nous disons en croyant le taire, nous sommes dans notre vérité, d’un coup. »

Liv Maria est une mère, une menteuse, une fugitive, une femme libre. Enfant solitaire sur son île bretonne, d’un père norvégien, cramponnée à la mer, devenue orpheline et héritière, elle met le cap sur le monde pour découvrir qui elle est…
Une vie rattrapée par une rencontre, des enfants, des livres mais aussi un secret…
« Le contraire d’oublier ce n’est pas se souvenir, c’est apprendre. »
Histoire d’une femme, de toutes les femmes, de toutes les vies d’une femme, multiples, complexes et incontrôlables. Une belle écriture qui s’interroge, qui creuse mais sait aussi suivre la vague, se fait légère sans perdre de sa profondeur.
Une autrice attachante que l’on peut découvrir ICI.

Lu et présenté par Myriam

21. juin 2022 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui, c’est le 22 de l’an 22 ! · Catégories: Actualités

Photo Agnès Morin

La fenêtre en province
remplace le théâtre et les promenades …

Gustave Flaubert

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En ce tout début d’été, à partir de ce que vous voyez de votre fenêtre,
quelle pièce en un seul acte pourriez-vous écrire ?

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Vous nous l’envoyez ?
ICI !
Nous le publierons sur le site …
Votre texte sera partagé
avec tou.te.s nos abonné.e.s

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La condition humaine, 1935
Magritte

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En ville, cela pourrait être dit comme cela ...

Agnès Morin et Catherine Robert

16. juin 2022 · Commentaires fermés sur 25ème Printemps des Poètes, édition 2023 · Catégories: Actualités

Du 11 au 27 mars 2023

Après L’Ardeur, La Beauté, Le Courage, Le Désir puis L’Éphémère, j’avais en tête un intitulé libre et fantaisiste. Pas forcément féérique, mais sans équivoque ni férocité. Un mot qui en appelle à la félicité et à l’imaginaire. Jusqu’à ce que la tragédie guerrière s’abatte sur l’Ukraine. Que l’histoire des frontières, des conflits et des territoires, revienne cadenasser nos consciences. Tourmenter nos esprits. Mais les frontières ne sont pas que géopolitiques ou armées. Pas qu’un enjeu meurtrier. Ni une ligne de front fortifiée. Il en est même que l’on ne cesse de franchir, du petit jour à la minuit, de l’enfance au lendemain, du visible au caché, de la mort à la vie, du réel à la poésie. C’est cet au-delà des frontières qu’il est temps de questionner, ce monde qui rassemble, étonne, dépayse, plus qu’il ne sépare. Ces limites qu’il nous faut constamment repousser. Ce danger qu’il nous faut conjurer. D’antan à aujourd’hui, et à demain déjà. La peur et l’émotion qu’éprouvait Jean Genet au passage des frontières. La savante malice de Gilles Lapouge  : « les frontières, je les aime et je les déteste  ». La longueur de vue de Michel Butor qui, ayant le goût des lieux-dits, vivait volontairement «  À l’écart  » ou «  À la frontière  », expliquant  : «  Traverser les frontières m’aide à voir  ». Allons donc y voir, plus loin que les paroles, les démarcations et les pensées toutes faites, là où les mots ouvrent l’espace. Outrepassent les pointillés des cartes. Là où l’être et l’âme en mouvement l’emportent sur l’à-plat des planisphères.

Sophie Nauleau

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Le site du Printemps des poètes, c’est
ICI

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Nous en reparlerons ….

09. juin 2022 · Commentaires fermés sur A Saint Saturnin de Lucian, remise des prix du concours de poésie « Le Sentier des poètes » 2022 · Catégories: Actualités

Le samedi 18 Juin 2022, dès 15h30 aura lieu la journée festive sur « le sentier du vin des poètes » avec la remise des prix du concours 2022 sur le thème « Est-ce par hasard … »
400 poèmes ont été envoyés, dans les catégories Charles Perrault (enfants), Jean De La Fontaine (adolescents) et Max Rouquette (adultes).
3 prix seront attribués dans chacune et un prix Pierre et Soleil sera décerné.
Le poème, prix Pierre et Soleil, se verra dans sa totalité ou en partie, gravé sur une stèle qui enrichira « le sentier du vin des poètes ». Une cuvée spéciale sera produite avec le poème en étiquette.

Toutes les informations sont sur l’affichette ou bien ICI, de façon plus détaillée.

Ce jour-là, sera dévoilée la nouvelle stèle présentant le poème du prix Pierre et Soleil 2021.

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« Rarement le poème m’est donné d’un trait. En général, il m’arrive comme une matière brute, dans laquelle, je fourrage et trouve, peu à peu, une ordonnance, des rapports, des sonorités.
Serrant les écrous, rejetant le plâtre, repoussant les écorces, je tente d’aller au plus près de ce mouvement initial qui fait écrire. De ce mouvement qui -peut-être, tout simplement – fait vivre en densité. »

Andrée Chedid
Cavernes et soleils

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06. juin 2022 · Commentaires fermés sur Fête Livres Jeunesse (Sète) · Catégories: Actualités
Bonjour,
Bénévole à l’association Bérenger de Frédol (Villeneuve-Les Maguelone), je vous invite du 4 au 11 juin au festival du livre jeunesse qui  aura lieu essentiellement à Sète mais aussi à Frontignan, Mèze, Marseillan et Balaruc-les bains (programme : lien ci-dessous).
Des auteurs et/ou  illustrateurs animeront des ateliers pour des enfants de 4 à 12 ans.
Nous avons choisi des auteurs et illustrateurs pas forcément célèbres mais de qualité et certains de la région...

Au plaisir de vous y retrouver 

https://www.calameo.com/books/004119568823d76839202

Évelyne 

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Découvrir, lire, créer, réfléchir, s’interroger, rêver, rencontrer, discuter,
et … écrire …

29. mai 2022 · Commentaires fermés sur Le problème Spinoza de Irvin Yalom · Catégories: Actualités, Lu, vu, entendu

« Ne pas railler, ne pas déplorer, ne pas maudire, mais comprendre. »

Que peut-il y avoir de commun entre un certain Baruch Spinoza, philosophe juif vivant à Amsterdam au XVIIe siècle et Alfred Rosenberg, antisémite et théoricien de la pensée nazie dans l’ombre d’Hitler trente ans plus tard ?

Rien à proprement parler, sinon que le second est obsédé par le premier dont il confisquera la bibliothèque quand les troupes nazies entreront aux Pays-Bas.

Rosenberg admire Goethe qui, lui-même, a une fascination pour Spinoza ce que l’idéologue nazi ne peut concevoir : c’est « le » problème qui hantera toute sa vie.

Dès son jeune âge, Spinoza rejette les superstitions, les dogmes, les rites, la croyance dans l’au-delà, toutes choses qu’il démontre par l’analyse critique. En 1656, il est frappé d’un « herem », l’excommunication de la communauté juive d’Amsterdam. Il finira sa courte vie seul.

Irvin Yalom va « romancer » autour de ces deux personnages dont on ne connaît pas grand chose sinon leur œuvre, philosophique pour l’un, d’extermination pour l’autre. Il utilise son expérience professionnelle de psychiatre pour imaginer leur monde intérieur à partir d’éléments historiques et littéraires véridiques. Il les entoure d’acteurs secondaires fictifs permettant de dialoguer, argumenter, débattre, réfléchir sur la pensée de l’un, l’hérésie de l’autre.

Sur la forme et sur le fond, j’ai trouvé ce livre aussi brillant que passionnant : il captive et bouleverse, il ne peut laisser indifférent.

« Les hommes se trompent quand ils se croient libres ; cette opinion consiste en cela seul qu’ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes par lesquelles ils sont déterminés. »

Lu et présenté par Myriam

26. mai 2022 · Commentaires fermés sur Journée de bricolage créatif à Montpellier · Catégories: Actualités

Les Sentiers d’écriture proposent le mardi 31 mai une journée
autour de la création d’un leporello, petit carnet en accordéon.
Le matin : travail des encres sur papier
et l’après-midi : mise en forme du carnet.

Pour plus d’informations, adressez-vous ICI.

24. mai 2022 · Commentaires fermés sur Exposition « LIVRE D’OR »au musée Médard (Lunel) · Catégories: Actualités

Jusqu’au 24 septembre 2022

« Le musée Médard, né de la collection bibliophilique de Louis Médard, explore toute la complexité de l’objet livre et consacre des approfondissements aux arts et métiers qui lui sont liés.

En partenariat avec l’association des Amis du musée et du fonds Médard, la technique de la dorure est cette fois-ci mise à l’honneur et proposée comme thème d’un concours international de reliure.

C’est autour de ce binôme indissociable, reliure/dorure, que l’exposition Livre d’OR prend forme, autant pour montrer toute la finesse d’une expression décorative remarquable que pour interroger la puissance symbolique de l’or, souvent associée aux supports de l’écrit. À partir des élégants volumes de la bibliothèque de Louis Médard, avec de riches répertoires de motifs dorés, le parcours propose un approfondissement sur le métier et la technique du doreur sur cuir (manuels, outils, exemples). En résonance, différentes œuvres illustrent la relation du livre avec l’or et la dorure, entre anoblissement et sublimation de l’objet. »


Pour faire mieux connaissance, c’est ICI

22. mai 2022 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui, c’est le 22 de l’an 22! · Catégories: Actualités

Fenêtres…
Dedans, dehors… Dehors, dedans…
Pour laisser pénétrer l’air et la lumière…

Pour se laisser surprendre par l’or et la poussière du monde …

Photo Catherine Robert

La fenêtre
de tout son corps
rimant avec être
montre le jour

Francis Ponge

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Ce mois-ci, nous vous proposons d’écrire …
et de continuer le texte commencé par Susan Meiselas

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Envoyez vos textes ICI. Nous les publierons sur ce site.

Agnès Morin et Catherine Robert

19. mai 2022 · Commentaires fermés sur Exposition Peintures & Poésies à Frontignan (34) · Catégories: Actualités

Du lundi 23 au mardi 31 mai 2022 sera présentée l’exposition Peintures & Poésies,
organisée par le CLUB40 avec le soutien de la ville de Frontignan.
Tous les jours de 10h à 12 h et de 15h à 18h, salle Jean-Claude Izzo, rue Député Lucien Salette.

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25 peintres accrocheront leurs œuvres.
5 poètes proposeront en vis à vis leurs poèmes.
Deux langages sensibles à découvrir
dont celui d’Hélène, poète,
membre de l’association Les Sentiers d’écriture.

Une invitation au voyage …

17. mai 2022 · Commentaires fermés sur Salon Artpage: 27,28 et 29 Mai 2022-Village des Arts à Octon 34 · Catégories: Actualités

Exposition dédiée à l’estampe et au livre d’artiste près du lac du Salagou.

Pour de plus amples renseignements c’est ici

15. mai 2022 · Commentaires fermés sur 10ème Fête de l’estampe, Manifestampe (Sommières) · Catégories: Actualités

« L’Atelier de Marie-José Doutres expose, dans le cadre de Manifestampe, fête nationale de la gravure.

Samedi 21 mai de 10h à 18h

Livres pliés, formats A4, leporellos (livres accordéons), formats 15×15….

L’Atelier est au 5, Place des docteurs Dax à Sommières (30). C’est la place du marché qui se tient justement, le samedi matin. Après (ou avant) le plaisir des yeux, le plaisir du ventre ! »

Dominique Hilaire,
animatrice
de l’atelier Carnets de voyage y participe.

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Où que vous habitiez, guettez cette manifestation .
Il y en a sûrement une près de chez vous…
Partez à la recherche de votre lieu ICI.

12. mai 2022 · Commentaires fermés sur Journée d’étude du DUAAE « Les ateliers d’écriture en milieu carcéral » (Montpellier) · Catégories: Actualités

« Organisée par le DU Animateur d’Ateliers d’Écriture de l’Université Paul-Valéry et le Programme transversal « Recherche en création » du laboratoire RIRRA 21, en partenariat avec le laboratoire Textes & Cultures de l’Université d’Artois et Occitanie Livre & Lecture. »

Manifestation gratuite et ouverte à tous.

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Vous pouvez télécharger le programme ICI.

08. mai 2022 · Commentaires fermés sur « Ecrire : mai … en septembre » 16-18 septembre 2022 · Catégories: Actualités

organise « Ecrire : mai … en septembre ».
Ce sont de nouvelles Journées de rencontres et d’écriture
sur le thème

 « ÉCRIRE LE RÉEL  » 

C’est au domaine de Gaujac à Lézignan-Corbières & au Foyer municipal de Barbaira (11800)

L’invitée d’honneur est Marie Cosnay

Il y aura durant ces jours, des ateliers d’écriture, une rencontre avec Marie Cosnay,
une lecture d’extraits de ses livres, des rencontres informelles,
des échanges, une librairie etc …

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Tout le programme est ICI.
Si vous êtes intéressé.e, vous pourrez télécharger le bulletin d’inscription.

06. mai 2022 · Commentaires fermés sur Instant poésie … · Catégories: Mots en partages, remèdes

L’édition 2022 sur le thème « L’Ephémère » a baissé le voile…
Sans attendre la prochaine édition …
Faisons vivre la poésie …

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Un bruit de bleu

On pourrait
Avant de partir
Écouter une dernière fois
Le vent dans le feuillage
On pourrait
Laisser là
Nos os
Pour voyager plus léger
Et l’on attendrait
L’une de ces nuits
Où la lune
Ouvre un chemin sur la mer.

Louis Raoul, Un bruit de bleu, L’Ail des ours, 20

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Blanc sur Blanc

Traverser le matin jusqu’à la feuille
des peupliers,
être frère d’une étoile, ou son fils,
ou peut-être père un jour d’une autre lumière de soie, ignorer les eaux de mon nom,
les secrètes noces du regard,
les charbons et les lèvres de la soif,
ne pas savoir comment l’on finit par mourir d’une telle hésitation,
un si grand désir
d’être flamme, de brûler ainsi d’étoile
en étoile, jusqu’à la fin.

Eugenio de Andrade,
Blanc sur Blanc, Traduit du portugais par Michel Chandeigne, Éditions de la Différence, 1988

03. mai 2022 · Commentaires fermés sur Festival de la photographie documentaire « ImageSingulières » à Sète · Catégories: Actualités

Du 26 mai au 12 juin 2022

© Camille Gharbi / The Eyes Publishing
© Camille Gharbi / The Eyes Publishing

« À LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU »

« Chaque année depuis 2009, à l’Ascension et pendant près de 3 semaines, divers lieux dans la ville de Sète deviennent les hôtes de la photographie documentaire.
Placées sous le signe de la convivialité, ces rencontres photographiques, organisées par l’association CéTàVOIR, nous invitent à une promenade pour découvrir des regards singuliers portés sur le monde contemporain. Des regards qui interpellent et poussent à la réflexion.

Tous les ans, un.e photographe est invité.e en résidence pour réaliser une carte blanche sur la ville de Sète, récemment ouverte sur tout le pourtour du Bassin de Thau. Une exposition et un livre sont produits chaque année et présentés à l’occasion du festival.

Autour de la programmation, un week-end d’ouverture est organisé pour échanger avec les photographes et découvrir les expositions et des projets photographiques autour d’événements : conférences, projections, signatures de livres, visites commentées, workshops, etc.

… Nous renforcerons également nos pratiques écoresponsables en collaborant cette année avec l’atelier d’architecture dahu, à Sète, pour la conception de structures scénographiques réutilisables. ImageSingulières reprend donc ses (bonnes) habitudes avec une programmation engagée et accessible au plus grand nombre. »

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Vous pouvez aller découvrir le programme des expositions,
des rendez-vous, des écritures croisées, des rencontres, des ateliers, des visites, ICI.

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Si vous ne pouvez être à Sète à ces dates,
peut-être y a-t-il des expositions de photographies près de chez vous ?

28. avril 2022 · Commentaires fermés sur Echos des fenêtres des « 22 » … · Catégories: Mots en partages, remèdes

Merci Anne-Marie Bes. pour ce texte.

L’insolence des fleurs !

Elles sont toutes en fête !

Pourquoi un si grand chatoiement !

A tue tête, depuis ma fenêtre ouverte

Elles jettent vers le ciel leurs pinceaux de couleur,

C’est indécent cette cacophonie !

Cette douceur et cette violence réunies,

De tous côtés, point de repos pour le regard,

Un aveuglement.  Charmant !

Et si je suis, moi, d’humeur morose,

Et si je prends mal

Toutes ces roses écloses,

Leur parfum entêtant, pour enivrer l’abeille

Vibrante d’amour pour elles !

L’odorante haie de photinias, sucrée de fleurs blanches leur offre un vrai reposoir.

Et si je boude la gerbe d’iris fraîchement déployée,

Savant bouquet, intense, violet

Trop vibrant, trop riche, trop parfait !

Les yeux noirs de Suzanne grimpent en majesté.

Mais qu’ont-ils donc à me regarder ?

Lumineux, calmes, posés.

Et si je veux me cacher !

Comme la violette déjà fanée

Comme le muguet à peine inquiet

De quel bonheur est-il porteur dans sa redingote verte ?

La glycine ! Ô Merveille ! a déjà perdu bien de ses attraits 

Tant mieux, c’est agaçant tant de beauté.

Les tulipes, raides et fières, les joues enflammées jacassent sur le bas- côté.

Les coquelicots au loin, ponctuent de rouge tout le chemin

Entremêlés à leurs lointains cousins les escholtzias

Qui friment dans des habits aussi brillants que le soleil.

Là- bas, un peu à l’étourdi, fleurit un petit coussin rose

Dans un grand pot vieillot.

Le grand spectacle annuel du divin magicien a sonné les trois coups.

Tout est ordonnancement dans cet apparent chaos.

La terre s’emplit d’échos et d’arcs- en- ciel.

L’insecte se réveille, l’oiseau se prépare,

Chante, bruisse, volète, parfume et se déploie la vie.

Ils ont l’air de ne s’apercevoir de rien !

Le printemps leur suffit !

C’est beau l’insouciance !

Ils s’enivrent de lumière, d’azur, ils dansent dans l’or des jours heureux !

Trop, ça en est trop, je referme la fenêtre, cette volupté me fait pleurer !

Et j’ai perdu toute innocence !

Anne Marie Bes.

24. avril 2022 · Commentaires fermés sur Printival ! Boby Lapointe à Pézenas (34) · Catégories: Actualités

100 ans ça se fête en grand !

« Bien que cette édition soit la 23ème, elle aura un goût d’exception ! Nous allons fêter les 100 ans de Boby Lapointe, l’occasion de marquer les esprits et de célébrer l’oeuvre de l’artiste comme il se doit, en grand, en géant : ce sera une édition XXL ! Elle se déroulera sous chapiteau pour laisser entrer la magie de cette fête inédite et la partager avec le plus grand nombre. L’occasion de se réunir pour vivre ensemble des moments de joie autour de la chanson, mais aussi de célébrer Boby Lapointe qui représente l’esprit du festival.

Pendant 5 jours, la malice, l’amour des mots, l’humour, la créativité et la liberté si chers à Boby, rayonneront à nouveau sur Pézenas.


Alors, venez mettre dans vot’ vie un p’tit grain de fantaisie ! »

Vous trouverez toutes les informations ICI !

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… et pour le plaisir, faites un petit tour par LA !

21. avril 2022 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui, c’est le 22 de l’an 22 ! · Catégories: Actualités

Fenêtres…
Dedans, dehors… Dehors, dedans…
Pour laisser pénétrer l’air et la lumière…



Photo Catherine Robert


La fenêtre s’ouvre comme une orange

Le beau fruit de la lumière

Guillaume Apollinaire
Ondes, Calligrammes 1918

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Ce mois-ci, nous vous proposons d’écrire à partir de « Fenêtre sur jardin … »
Yeux fermés, yeux ouverts, fenêtre fermée, fenêtre ouverte …

que remontent toutes les sensations de ce jour unique …

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Envoyez vos textes ICI. Nous les publierons sur ce site.


Agnès Morin et Catherine Robert

18. avril 2022 · Commentaires fermés sur Les Journées de l’Autobiographie à Ambérieu-en-Bugey, les 8, 9 et 10 juillet 2022 · Catégories: Actualités

« Les Journées de l’Autobiographie sont un moment fort de l’année apaïste. Elles ont lieu tous les ans en mai, juin ou début juillet, alternativement à Ambérieu-en-Bugey, ville qui héberge le fonds de l’association, et dans diverses autres villes.
Adhérents, amis de l’Association et invités se retrouvent pour un week-end bien rempli : lectures, spectacles, conférences, tables rondes, ateliers d’écriture ou d’information, « cartes blanches », se succèdent dans une atmosphère conviviale…

Les prochaines Journées de l’Autobiographie auront lieu en 2022 sur le thème Nos écoles.
Elles seront également l’occasion de célébrer les 30 ans de l’Association.
Elles se tiendront à Ambérieu les les 8, 9 et 10 juillet 2022.
Le programme est maintenant en ligne ainsi que le bulletin d’inscription
Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 mai 2022. »

Lors de ces Journées seront fêtés les 30 ans de l’APA.

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Vous pouvez aller découvrir le site passionnant de l’APA, ici.
L’association Les Sentiers d’écriture est membre de l’APA.

10. avril 2022 · Commentaires fermés sur Festival du Film International du Film d’Education organisé par les CEMEA à Montpellier · Catégories: Actualités

« Le Festival International du Film d’Éducation, organisé par les CEMÉA Occitanie, revient à Montpellier du 12 au 22 Avril 2022.
Le Festival International du Film d’Éducation donne à voir des histoires d’éducation et de citoyenneté pour aborder des enjeux sociétaux actuels. Le programme propose une diversité de films et ce pour tous les publics : courts, moyens ou longs métrages, animation, fiction ou documentaire. Lors des séances, le CEMÉA Occitanie met en place une démarche d’animation participative permettant au public de se positionner sur ce qu’il a reçu et de croiser les regards.  Des séances scolaires de la maternelle au lycée sont organisées tout au long du festival et surtout nous proposons des pépites cinématographiques ouvertes à toutes et à tous à Utopia et au centre Rabelais. »
extrait de la présentation et du programme sur le site des CEMEA

Si vous êtes loin de Montpellier, peut-être aurez-vous l’occasion de découvrir ces films d’une autre façon via les plates-formes de VOD (vidéo à la demande) par exemple ?

08. avril 2022 · Commentaires fermés sur EXPOSITION « RAYMOND DEPARDON – COMMUNES. » · Catégories: Actualités

Venez découvrir la nouvelle exposition « Raymond Depardon – Communes » du 16 février au 24 avril 2022 au Pavillon Populaire. Il s’agit de sa dernière série de photos.

Prises dans l’Hérault, l’Aveyron, le Gard, et la plupart dans l’arrière pays Montpelliérain à la découverte des villages qui furent jadis, menacés par l’écocide de l’exploitation par une compagnie texane du gaz de schiste.

Extraits du site: https://www.montpellier.fr/506-les-expos-du-pavillon-populaire-a-montpellier.htm

Découvrez ICI un peu plus qui est Raymond Depardon.

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Pendant ce même temps, découvrez à Paris, à l’Institut du Monde Arabe, l’exposition
Raymond Depardon / Kamel Daoud. Son œil dans ma main. Algérie 1961-2019

« Raymond Depardon photographie ce qu’il voit à la jonction de ce qu’il ne voit pas. Je regarde ce que je ne vois pas, en croyant savoir ce que cela signifie. Son œil dans ma main. Son corps est ma mémoire. Ce qui m’intéresse chez le photographe, c’est son corps, son errance, son voyage : je me glisse en lui, j’épouse ses mouvements,son regard, sa culture, ses préjugés peut-être, mais aussi sa singularité. Errance de déclic en déclic. »
Kamel Daoud, extrait du livre « Son œil dans ma main. Algérie 1961-2019 », Barzakh/Images Plurielles, 2022

Des précisions concernant cette exposition ICI.

06. avril 2022 · Commentaires fermés sur Échos des fenêtres des « 22 » … · Catégories: Mots en partages, remèdes

Merci Isabelle C. et Anne-Marie Bes., Gérard pour vos textes

Tic- tac, tic- tac
« La pendule au salon, qui dit oui qui dit non… »
Brel emplit la pièce de sa voix nostalgique, mélancolique et sans appel, la mort arrive à grand pas…
Alors oui, le choix a été fait, les vitres n’ont pas été lavées depuis l’âge de la retraite ; comme çà disent les « vieux », on ne voit plus le temps passer.
Aujourd’hui ils ont ces deux-là, ils ne le savent même plus…
Vous parlez d’« âge », mais quel mot barbare !
Cela ne les concerne plus et puis qui s’en intéresse ?
Ils sont seuls, délaissés, délabrés derrière les carreaux noircis et délavés.
Sans intérêt, les gens passent, trébuchent, courent, s’enlacent…peu importe la maison semble abandonnée, vide.
Personne ne lève le nez, hiver comme été, la fenêtre reste fermée.
Nous sommes tous emmurés derrière nos préjugés, la vie s’éteint petit à petit…
C’est fini !
Demain un jeune couple viendra s’installer, peut-être y aura-t-il un bébé…
Peu importe, les baies seront propres, étincelantes, accueillant de nouveau la lumière, la vie, l’espoir, les rires, les chagrins du quotidien. Les battants s’ouvriront dès le printemps.
La chaleur estivale pénètrera mais cet éphémère ne durera qu’un temps.
La pendule au salon :
Tic- tac, tic -tac
« qui dit je vous attends ».
 
Isabelle C

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Texte sur la fenêtre délabrée.

TANDIS QUE JE ME MEURS !

Cassée, bien cassée !

Fatiguée, tellement fatiguée !

Usée, trop usée !

Désenchantée !

De solitude glacée !

De pourriture encombrée !

Bouche ouverte, édentée !

Aveuglée, yeux crevés !

Paupières arrachées !

Désossée, délabrée, décharnée !

De mes orifices morbides

S’exhale une odeur fétide

De pourriture

De moisissure.

J’agonise

Mais je résiste au temps et à son emprise.

Le soleil, qui n’a plus rien à réchauffer,

Joue seul avec les toiles d’araignées.

La pluie se déverse à flots

Par ces étranges et noirs goulots.

La pluie, qui, a joliment fleuri

D’ocre et de safran mes vieux os de pierre, meurtris.

Dans ce désastre

Ne brillent ni lune, ni soleil, aucun astre.

La mort !… la vie est partie !

La vie s’est enfuit !

Celle des enfants, leurs chants, leurs pleurs

Celle des femmes tissant le bonheur.

Le parfum sucré des confitures

Le bel enveloppement de la nature

La chaleur du feu qui pétille

L’animation joyeuse de la famille.

La belle vaisselle sur la table

Les convives élégants et agréables.

Oui, je fus riche, je fus belle

Brillante et même spirituelle.

Je ne fus pas le taudis

Du pauvre qui se languit.

Je fus solidement construite

Avant que d’être détruite,

Taillée, façonnée pierre à pierre

J’avais une allure bien fière.

Mais voilà, je ne suis plus tendrement aimée,

Je suis lasse et abandonnée,

Visitée seulement

Par la violence des éléments,

La pluie, le soleil, la foudre, le vent

Livrée à leur vindicte folle

Je demeure sans mot, sans parole.

Par leur force réunis ils m’enserrent, m’outragent,

Me dépècent, me violent, me saccagent.

Oui je suis Résistante !

Mais jusqu’à quand serai-je la battante ?

Mais jusqu’où ira mon supplice ?

Quels seront la multiplication de mes sévices ?

Quelle ultime bourrasque m’affaiblira !

Qui saura voir dans ma déchirure

Et ma solitaire décrépitude

Un nid possible

Pour y recréer de l’amour, de l’invincible.

Qui ? Quand ? Comment ?

Tandis que je me meurs !

Anne Marie Bes.

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A toi, l’intemporelle, l’immuable, l’éternelle

Tu es et as toujours été présente au fil des ans.

Tu as vu, tu as épié consciemment ou non, quelle curieuse, tu fais !

Véritable concierge, tu as écouté et entendu les lourds secrets qui ne seront jamais dévoilés et finiront dans la tombe… Mais, comme par miracle, tu n’as jamais rien dit. Silencieuse et stoïque, tu ne bouges pas. Parfois à la tombée de la nuit, tu grinces, est-ce le poids du passé qui t’oppresse ou uniquement les gonds de tes volets légèrement rouillés qui auraient besoin d’être un peu huilés ?

Enfant, tu accueillais mon ombre, mon reflet, mon image. Pour moi, tes vitres étaient de   véritables joues toutes douces, toutes rondes, chaudes ou glacées selon les saisons. Mon souffle t’embrumait, je trouvais ça très rigolo. Peut-être, est ce que je te maltraitais sans m’en rendre compte et que pour te venger, tu devenais invisible.

Alors, lorsque j’arrivais sur toi à toute vitesse en quête d’un câlin, pour tout cadeau, je revenais avec une énorme bosse frontale.

Je te détestais, j’hurlais m’étranglant à chaque syllabe, m a m a n, ma man, maman ! Aveuglée par mes larmes, tout en haletant, je me jetais dans les jupes de ma mère, qui m’attendait au bout du couloir avec le produit magique qui soulagerait tous mes maux et me permettrait de repartir aussi vite que j’étais arrivée. Souriante elle déposait un gros poutou sur ce vilain bobo, me recommandait de bien faire attention, m’assurant de son amour éternel et voilà ; ni une, ni deux, tout était oublié. Prudemment, je revenais te voir.

J’étais totalement subjuguée. Une attirance incontrôlable due à je ne sais quel phénomène, la clarté, la luminosité autant que la noirceur, la transparence…

Aujourd’hui j’ai beaucoup vieilli et je souris en regardant mes petits-enfants, eux aussi totalement happés. Mêmes gestes, mêmes cris, mêmes rires, mêmes sanglots, et oui, la vie n’est qu’un perpétuel recommencement, seuls les protagonistes changent.

Sur la roue de l’existence, tu te nommeras toujours perpétuelle et moi, je n’aurai été que l’éphémère.

 Isabelle C

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Ce matin en ouvrant ma fenêtre

Quelques flocons et le froid

Givraient le Pays Guillestrois

 J’ai pris mes semelles de vent

 Et monté vers Tramouillon d’un pas lent

Lumière Queyrassine
sauras-tu me faire un signe
Le jour où je me serai enfui
Dans l’ubac de l’ombre tapi


Gérard

28. mars 2022 · Commentaires fermés sur POESIE À SÈTE · Catégories: Actualités

Les « Voix Vives de méditerranée en méditerranée » bientôt de retour à Sète:
vous voudrez peut-être réserver, dans votre agenda d’été, une pause poétique
du 22 au 31 juillet 2022.

DES POÈTES DE TOUTES LES MÉDITERRANÉE
DANS DES LIEUX DU QUOTIDIEN
LA POÉSIE OUVERTE À TOUS (ACCÈS GRATUIT)

Pour plus d’informations, c’est ICI

23. mars 2022 · Commentaires fermés sur La Grande Lessive du 24 mars 2022 ! · Catégories: Actualités

Pour cette Grande Lessive de printemps, le thème choisi est  » Ombre(s) portée(s) »

« La Grande Lessive® existe là où un collectif improvisé ou une structure déjà existante décide de l’organiser dans le respect de de l’invitation commune, de ses dates, dispositifs, valeurs …

De la petite enfance au grand âge, cette manifestation d’art participatif se développe dans les lieux dédiés aux arts, à la culture, l’éducation, la santé, la justice, la vie associative et citoyenne… sur l’étendue d’une rue, d’un quartier ou sur un territoire plus vaste.

Elle se déploie au rythme de la rotation de la Terre. Chaque date correspond à une édition et à une invitation.

La Grande Lessive® a lieu un jeudi, deux fois dans l’année, en mars et en octobre.

En français, « jeudi » s’entend « je dis ». Le choix de ce jour permet de manifester une présence créative et citoyenne, un jour comme un autre. En effet, il n’y a pas de jour privilégié pour explorer quelque chose de l’art en se questionnant soi-même et en coopérant.
C’est l’occasion qui importe et La Grande Lessive® en offre une ! »


extrait du site de La Grande Lessive

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Vous trouverez certainement une Grande Lessive près de chez vous !
Quand vous serez sur le site, zoomez sur la carte pour le savoir …
Peut-être vivrez-vous cette manifestation originale, créative, participative, citoyenne…
Peut-être souhaiterez-vous en faire un récit …


Envoyez-le nous ICI, nous le ferons paraitre sur le site…

21. mars 2022 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui c’est le 22 de l’année 22 ! · Catégories: Actualités

Fenêtres…
Dedans, dehors… Dehors, dedans…
Pour laisser pénétrer l’air et la lumière…

J’ajoute un ciel
à chaque chose
un ciel à chaque pas
un ciel pour les orties
et les ronces
J’ajoute un ciel
même lorsqu’il n’existe pas
pour le froid et la fenêtre cassée
dans le cri de l’épervier
à l’intérieur de l’ombre d’une pierre
un peu comme si j’ajoutais
des feuilles à un arbre mort
un peu comme si les feuilles
étaient le pluriel d’un arbre.

Christian Viguié

Nous vous proposons d’écrire ce mois-ci à partir du thème de « la fenêtre cassée … »
Écoutez cette chanson de Julien Clerc, inspirez-vous des verbes pour écrire votre texte.
Peut-être pourriez-vous le terminer par la phrase qui donne son titre à la chanson…
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Envoyez ICI votre texte. Il paraitra sur ce site.

Agnès Morin et Catherine Robert

20. mars 2022 · Commentaires fermés sur Festivalet 2022 ! · Catégories: Actualités

L’association Tisseurs de mots, organise un nouveau
FESTIVALET à Chilhac (Haute-Loire).

Vous trouverez toutes les informations sur le site des Tisseurs de mots.

Si vous êtes intéressé.e,
ne tardez pas trop à vous inscrire
pour vivre cette aventure en rencontres et en écritures !
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17. mars 2022 · Commentaires fermés sur Deux expositions temporaires à Montpellier · Catégories: Actualités

A la salle Saint Ravy jusqu’au 27 mars 2022, exposition personnelle d’art textile de Marie Pourchot « Trafics », de 13h à 19h du mardi au samedi.

… avec, entre autres, une œuvre saisissante « Trafics ».
Elle vient faire résonner notre quotidien depuis le 24 février 2022 …
en écho avec tant d’autres déplacements de populations dans le monde …

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Carlito uno & Forget-me-not
Exposition double de Blanche Brissaud et Charly Trombert
Rendez-vous à My Cowork Place, 15 rue Jacques Draparnaud
(Quartier des Arceaux)
du 19 mars à 19 heures (vernissage !) au samedi 9 avril 2022

« Des bambous et des bijoux, des collages et des coups de pinceau,
du tissu et des taratibabouilles : une farouche envie de s’exprimer
qui file et évolue comme le torrent vers la vallée de ses inspirations! »
Catherine Brissaud

10. mars 2022 · Commentaires fermés sur « Printemps des Poètes » 2022 · Catégories: Actualités

Il en va des mots comme des chansons d’amour qui reviennent par surprise au détour d’une voix, d’un souvenir, d’une émotion. « J’ai pris la main d’une éphémère… »

Le Printemps des Poètes revient aussi cette année …
Il y a certainement un rendez-vous poétique près de chez vous.
Le site du Printemps des Poètes vous informera. C’est ICI.
A Montpellier, la Maison de la Poésie Jean Joubert, nous invite à plusieurs reprises.
Vous le saurez ICI.

24. février 2022 · Commentaires fermés sur Atelier d’écriture au Musée Fabre (Montpellier 34) · Catégories: Actualités

Si vous êtes intéressé.e, au Musée Fabre, à Montpellier,
est proposé un atelier d’écriture, dans les collections du musée.
Il vous suffit de vous inscrire en écrivant à l’adresse mel présente sur l’affiche …
Bon atelier et bon voyage dans le paysage !
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22. février 2022 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui c’est le 22 de l’an 22 ! · Catégories: Actualités

Fenêtres…
Dedans, dehors… Dehors, dedans…
Pour laisser pénétrer l’air et la lumière…


Usage de la fenêtre :
inviter la beauté à entrer
et laisser l’inspiration sortir.
Sylvain Tesson

Fenêtre cachée…
A l’abri de quel secret ?


Avez-vous envie de l’écrire ?

Si vous le souhaitez,
faites-nous parvenir votre texte ICI.
Nous le publierons sur le site sous réserve qu’il soit dans le respect d’autrui
et qu’il ne porte nullement atteinte à la dignité des personnes.

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Teresa Hubbard, Alexander Birchler
De la série »Stripping », 1998
tirage C-Print, 145 X 180 cm
Collection privée, Suisse

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Pour prolonger en chanson
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Agnès Morin et Catherine Robert

21. février 2022 · Commentaires fermés sur A « La Fenêtre » · Catégories: Actualités

 Pendant deux ans, la talentueuse photographe, Lola Carrère , a parcouru la cité Gély de Montpellier

Si la balade vous intéresse cliquez ici .

LOLA CARRÈRE - IDENTITÉS
16. février 2022 · Commentaires fermés sur Stage de haïku et calligraphie (34) · Catégories: Actualités

Peut-être serez-vous tenté.e par ce stage ?
 » Un haïku est un poème d’origine japonaise extrêmement bref,
célébrant l’évanescence des choses et les sensations qu’elle suscite… »

Si vous souhaitez en savoir plus, c’est ICI.

13. février 2022 · Commentaires fermés sur Au musée Médard à Lunel (34) · Catégories: Actualités

Fous de papiers : collectionneurs et collections, de Languedoc et d’ailleurs

« Le musée Médard s’est constitué grâce au legs d’un bibliophile humaniste, Louis Médard (1768-1841), et s’intéresse à la mise en valeur de la pratique et à la personnalité des collectionneurs. Cet axe fait partie du projet scientifique et culturel de l’établissement.

Partant de la matière première du livre, cette exposition veut mettre en parallèle le goût de l’accumulation de documents, de livres, d’images, de différents objets, tous en papier et réunis avec l’ambition de créer une collection de référence, un univers intime épanouissant ou un ensemble singulier de multiples curiosités. La collection bibliophilique de Louis Médard est mise en regard avec la pratique d’autres collectionneurs de son époque et d’aujourd’hui. »
extrait du SITE du musée Médard

Du mercredi 3 novembre 2021 au samedi 26 mars 2022

09. février 2022 · Commentaires fermés sur Les « 22 » … en mots · Catégories: Mots en partages, remèdes

Merci Nadine, merci Véronique pour vos textes …

Faire la poussière

Je vois souvent le matin, dans l’immeuble qui fait face à ma fenêtre de cuisine quand je prends tranquillement mon petit-déjeuner, une femme qui secoue son chiffon à poussière. Elle met dans ce geste un rythme saccadé mais lent, sorte de mesure à elle unique, geste maintes fois répété.

Je ne peux lire ses traits, je vois sa silhouette de loin car l’immeuble est de l’autre côté du petit parc derrière chez moi, mais ce matin quand je l’aperçois, je revois ma mère faire la même chose. Poussière emprisonnée dans le tissu doux, poussières rejetées aussitôt en dehors du nid familial. Tout était briqué : le cosy autour du lit de ma grande sœur où des bibelots que je ne pouvais toucher s’étalaient, le bahut vernis pour la vaisselle du dimanche où trônait, souvenir intact, une coupe à fruits en verre épais, très lourde, qui n’a jamais vu de fruits mais dont l’élégance de l’époque devait représenter le comble du chic pour ma mère et qui se reflétait dans l’immense glace murale biseautée. Tout devait briller et pourtant elle n’était pas une maniaque du ménage.

Je la revois ce matin faire ce geste par la fenêtre mais le rythme est autre que celui de ma voisine : toujours vif, tout doit aller vite, toujours. Son plus grand regret à 88 ans, c’est d’avoir changé de cadence.

« Faire la poussière », au singulier, au pluriel, cela changeait-il la charge de travail ?

Mes sœurs et moi devions en grandissant nous charger de certaines tâches dans la maison mais celle-ci, je crois me souvenir qu’elle la gardait pour elle.

Ma voisine éloignée ressort sur son petit balcon. Sans la guetter nullement, je l’ai déjà vue faire. Elle ressort sans rien dans les mains et durant quelques secondes elle regarde au dehors. Elle balaye du regard son environnement proche. Me vient à l’esprit qu’elle vérifie si tout est en place, si le monde est, comme chez elle, bien rangé et bien propre. Et elle rentre.

Nadine P.

Texte paru sur le blog de l’APA

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Au delà, la nuit tranquille
Des ombres glissent
Des bruits filtrent
A peine des senteurs parviennent à ma narine

En deçà, ma nuit pénible
Corps qui s’agite
Esprit qui cogite

Mes yeux ébouriffés guettent
Les gouttes de lumière
Les filets dorés
Sanguins puis orangés

Calligraphie solaire
Lecture sensible
Corps qui s’apaise
Esprit qui rêve
Sommeil de lumière
A peine la fenêtre

_____ Véronique Bros – janvier 2022 _____

01. février 2022 · Commentaires fermés sur « SEMI » de Aki Shimazaki · Catégories: Lu, vu, entendu

Un livre lu, aimé et présenté par Myriam :

« L’oeuvre de Aki Shimazaki se déploie en pentalogies : cycles de cinq romans construits autour d’une même histoire, telle que vécue par cinq personnages différents et pouvant se lire indépendamment. Ses titres évoquent un végétal ou un petit animal. «  (Wikipédia)

« Sémi » est le deuxième opus de son quatrième cycle, sorti en 2021.

Semi, c’est cette cigale dont les larves demeurent sous terre durant des années avant de pouvoir déployer leurs ailes pour une courte période. Belle métaphore pour cette histoire dont l’héroïne, Fujito, habitée par la maladie d’Alzheimer, se voit délivrée des blessures du passé pour renaître à une relation nouvelle avec son mari.

Fujito et son mari Tetsuo vivent en maison de retraite, soulageant ainsi le poids du quotidien. Après quarante ans d’une union tranquille, issue d’un mariage arrangé, un matin Fujito ne reconnaît plus son mari. Redevenu un fiancé, Tetsuo relit le passé au fil des souvenirs, focalisés dans le temps, de Fujito et, dans son désarroi, comprend qu’il doit reconquérir celle qu’il avait seulement pris pour acquise.

Une belle note d’espoir face à une maladie si difficile à appréhender pour les proches : la possibilité, par un retour en arrière inopiné, de recommencer en mieux… maintenant que l’on sait, d’ouvrir une nouvelle page presque vierge.

Portée par le chant des cigales, une écriture délicate, épurée, toute en finesse et légèreté quoique grave. Aki Shimazaki est de ces auteurs qui vous prennent par la main et vous emmènent doucement…

« Sémi, Sémi, Sémi, où te caches-tu ?

Après tant d’années sous terre

Tu n’as que quelques semaines à l’air

As-tu de la nostalgie pour ton long passé

Dans le noir ? « 

25. janvier 2022 · Commentaires fermés sur Festival de la BIOGRAPHIE à Nîmes · Catégories: Actualités

« Edition 2022. Le prochain Festival de la Biographie de Nîmes se tiendra les 28, 29 et 30 janvier 2022. Organisé par la Ville de Nîmes, il se tiendra à Carré d’Art, en partenariat avec l’association des libraires nîmois. Manifestation de référence, elle accueille chaque année des dizaines de milliers de passionnés … « 

Vous trouverez le programme ICI

Bonne visite !

21. janvier 2022 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui c’est le 22 de l’an 22 ! · Catégories: Actualités

Et voici que l’an 22 a déjà 22 jours !
En 21, nous vous avions donné rendez-vous tous les 21 de chaque mois.
Nous vous avons parlé « Arbre(s) », quelques personnes nous ont envoyé des textes.
Rien n’est jamais trop tard … d’autres sont encore à mettre sur le site …

En 22, nous nous retrouverons chaque 22, nous vous proposerons des « Fenêtres »…
Dedans, dehors … Dehors, dedans …  » Pour laisser pénétrer l’air et la lumière… »

Commençons par la première.
Ouvrons-la !

Photo Catherine Soudé

Elle ne peut pas s’empêcher de regarder dehors, rien de précis …
[…] C’est bon de tenir là le point du jour […]
De se tenir à la proue des journées, comme s’il y avait quelque chose à attendre,
quelque chose à manquer.
Comme si chaque jour avait sa chance.

Philippe Delerm

Et vous, à la fenêtre du jour …
Regarder ? Attendre ?

Avez-vous envie de l’écrire ?

Si vous le souhaitez,
faites-nous parvenir votre texte ICI.
Nous le publierons sur le site sous réserve qu’il soit dans le respect d’autrui
et qu’il ne porte nullement atteinte à la dignité des personnes.

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Pour prolonger en chanson …

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La jeune fille à la fenêtre
Salvador Dali
1925


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Agnès Morin et Catherine Robert

17. janvier 2022 · Commentaires fermés sur Nuits de la lecture 2022 · Catégories: Actualités

« Du jeudi 20 au dimanche 23 janvier 2022, le public sera invité à se réunir à l’occasion de milliers d’événements physiques et numériques, autour du thème de l’amour qui épouse l’injonction de Victor Hugo : « Aimons toujours ! Aimons encore ! ».

Les bibliothèques, les médiathèques, les librairies, mais également les musées, les théâtres, les établissements scolaires et universitaires, les structures pénitentiaires et médico-sociales, le réseau des établissements culturels français et les librairies francophones à l’étranger, seront invités à mettre à l’honneur, au cours de quatre soirées, le plaisir de lire et de partager amour des livres et livres sur l’amour !

Créées en 2017 par le ministère de la Culture pour célébrer le plaisir de lire, les Nuits de la lecture ont su conquérir, au fil de ses éditions, un public de plus en plus large. Malgré la crise sanitaire, elles ont ainsi rassemblé, en 2021, plus de 2 000 événements en France et dans une trentaine de pays. »

extrait du SITE des Nuits de la lecture

Où que vous soyez, il y aura un évènement près de vous, cliquez ICI , vous aurez le programme !
… si c’est impossible pour vous de vous déplacer ces jours-ci, prenez un moment pour revisiter votre bibliothèque et créer votre propre nuit de la lecture, quelle que soit l’heure !

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Ouvrez les livres aimés. Il n’y a rien dedans. Il n’y a que des mots, empêchés dans l’encre, saisis dans la trame du papier. Des mots plus secs et rassis que ceux que l’on prononce avec le souffle, avec la gorge : ceux-là, du moins, forcent un sentier dans l’air autour des corps, jouissant ainsi d’un peu de vie, même si elle est éphémère. Oui, c’est un pur miracle, que par des mots enterrés dans des livres, l’on puisse raviver une source, rafraîchir un jardin.

Christian Bobin

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13. janvier 2022 · Commentaires fermés sur En lien avec les « Tisseurs de mots » · Catégories: Actualités

Nous sommes en lien et en affinité avec cette association basée en Auvergne, à Brioude, en Haute-Loire.

Nous vous invitons à aller explorer le site des « Tisseurs de mots » et à prendre connaissance de leurs différentes activités et des différents stages d’écriture qu’ils proposent.
Peut-être serez-vous tenté.e ?

23. décembre 2021 · Commentaires fermés sur Joyeuses fêtes de Noël et de fin d’année ! · Catégories: Actualités

Nous vous souhaitons de très belles fêtes de Noël et de fin d’année !
Bientôt la lumière reviendra, plus éclairante, plus rayonnante sur le quotidien des gens du monde, nous le souhaitons.
Nous vous donnons rendez-vous, l’année prochaine, en 2022 pour de belles rencontres en écriture et en amitié…

Photo Catherine Soudé

Aucune société n’est irrémédiable, aucun moyen âge n’est définitif.
Si épaisse que soit la nuit, on aperçoit toujours une lumière …

Victor Hugo

21. décembre 2021 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui, c’est le 21 ! Dernier « 21 » de l’année « 21 » … · Catégories: Actualités

L’arbre en hiver
Se roule dans la douceur fourrée
Des étoiles

Anne Perrier



Le Grand Chêne

Il vivait en dehors des chemins forestiers
Ce n’était nullement un arbre de métier
Il n’avait jamais vu l’ombre d’un bûcheron
Ce grand chêne fier sur son tronc
Il eût connu des jours filés d’or et de soie
Sans ses proches voisins, les pires gens qui soient
Des roseaux mal pensant, pas même des bambous
S’amusant à le mettre à bout
Du matin jusqu’au soir ces petit rejetons
Tout juste cann’ à pêch’, à peine mirlitons
Lui tournant tout autour chantaient, in extenso
L’histoire du chêne et du roseau
Et, bien qu’il fût en bois, les chênes, c’est courant
La fable ne le laissait pas indifférent
Il advint que lassé d’être en but aux lazzi
Il se résolu à l’exi(l)
A grand-peine il sortit ses grands pieds de son trou
Et partit sans se retourner ni peu ni prou
Mais, moi qui l’ai connu, je sais qu’il en souffrit
De quitter l’ingrate patrie
A l’orée des forêts, le chêne ténébreux
A lié connaissance avec deux amoureux
Grand chêne laisse-nous sur toi graver nos noms
Le grand chêne n’as pas dit non
Quand ils eur’nt épuisé leur grand sac de baisers
Quand, de tant s’embrasser, leurs becs furent usés
Ils ouïrent alors, en retenant des pleurs
Le chêne contant ses malheurs
Grand chên’, viens chez nous, tu trouveras la paix
Nos roseaux savent vivre et n’ont aucun toupet
Tu feras dans nos murs un aimable séjour
Arrosé quatre fois par jour
Cela dit, tous les trois se mettent en chemin
Chaque amoureux tenant une racine en main
Comme il semblait content ! Comme il semblait heureux
Le chêne entre ses amoureux
Au pied de leur chaumière, ils le firent planter
Ce fut alors qu’il commença de déchanter
Car, en fait d’arrosage, il n’eut rien que la pluie
Des chiens levant la patt’ sur lui
On a pris tous ses glands pour nourrir les cochons
Avec sa belle écorce on a fait des bouchons
Chaque fois qu’un arrêt de mort était rendu
C’est lui qui héritait du pendu
Puis ces mauvaises gens, vandales accomplis
Le coupèrent en quatre et s’en firent un lit
Et l’horrible mégère ayant des tas d’amants
Il vieillit prématurément
Un triste jour, enfin, ce couple sans aveu
Le passa par la hache et le mit dans le feu
Comme du bois de caisse, amère destinée
Il périt dans la cheminée
Le curé de chez nous, petit saint besogneux
Doute que sa fumée s’élève jusqu’à Dieu
Qu’est-c’qu’il en sait, le bougre, et qui donc lui a dit
Qu’y a pas de chêne en paradis
Qu’y a pas de chêne en paradis

Georges Brassens

Voici notre dernière proposition d’écriture de l’année démarrée avec Brassens,
clôturée avec lui aussi dont on a tant parlé cette année…

Quel est-il votre « grand chêne » dont vous pourriez écrire toute l’histoire à votre convenance ?

Envoyez-nous vos textes à l’adresse mel de l’association.
Nous les publierons sur ce blog.

Pour laisser flotter votre plume au gré de l’hiver, voici un instant-musique ICI

Photos Catherine Soudé.

24. novembre 2021 · Commentaires fermés sur A venir … à Montpellier mais des thèmes, des lectures à découvrir où que vous soyez · Catégories: Actualités

Les rencontres franco-espagnoles

Madame, Monsieur,

J’ai le plaisir de vous inviter aux deuxièmes rencontres franco-espagnoles consacrées aux « Femmes espagnoles en résistance, femmes libres et engagées en France » que nous organisons  pour la première fois à Montpellier. 

Pourquoi  notre association « Voix de l’extrême Poésie et Culture » a choisi ce thème ?  

Nous avons souhaité rendre hommage aux femmes espagnoles qui ont joué un rôle majeur en Espagne puis en France et qui malgré leur engagement, malgré les témoignages vibrants qu’elles ont pu livrer sur une époque terrible,  sont restées des OUBLIÉES DE L’HISTOIRE et pourtant, elles ont forgé la nôtre.

En effet, à leur arrivée en France en 1939, ces femmes ont connu les conditions difficiles de l’exil. Puis, internées dans les camps, elles n’ont pas hésité à manifester derrière les barbelés pour exiger des droits fondamentaux. Installées précairement dans la Région Occitanie, elles se sont engagées comme résistantes dans la lutte contre le fascisme en rejoignant des résistants français et espagnols durant la deuxième guerre mondiale. Certaines ont été déportées, ont connu l’horreur des camps nazis, de Ravensbrück et elles ont témoigné. 

D’autres ont mis leurs compétences et leur engagement à la disposition des institutions françaises et des populations des villes et les villages où elles se sont installées…Dans les années 1930, avant la guerre d’Espagne, la plupart de ces militantes étaient déjà engagées en Espagne dans des mouvements comme celui des « Mujeres Libres », de lutte contre le fascisme, dans des syndicats ouvriers, des partis politiques.  

Durant 4 jours, nous accueillerons des historiens, des artistes, des descendants pour mettre en lumière notre  patrimoine car il est notre histoire commune de lutte contre l’obscurantisme.

Ces manifestations ont reçu le soutien de la Ville de Montpellier, de la Région Occitanie, du Conseil Départemental de l’Hérault, du secteur de la culture de l’ambassade d’Espagne, de l’Université Paul Valéry Montpellier 3 et l’Unité de recherche ReSO. 

Elles sont organisées grâce à la complicité du Mémorial de Rivesaltes, du Mémorial du camps d’Argelès sur Mer, du Lycée Jules Guesde de Montpellier,de l‘Observatoire de la laïcité 34, de la Maison de l’Europe,  du Centre de documentation de l’exil de Toulouse, de l’association Filles et Fils de Républicains et Enfants de l’exode (FFREE), de la Colonie espagnole de Béziers, de l’Ateneo de Saint-Marcel-d’Aude, de l‘association Mémoire en résistance en Ariège et Solidarité transfrontalière… et en Espagne de Voces del extremo et la Fondation Juan Ramon Jimenez.  

Je reste à votre disposition pour vous apporter de plus amples informations et je vous invite également à prendre connaissance des informations dans le détail sur le blog ICI

Dans l’attente de vous retrouver à cette occasion, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, mes sincères salutations.

Manuela Parra Senault 
Présidente de l’association Voix de l’extrême

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La librairie L’Opuscule (10 Rue Saint-Firmin, 34000 Montpellier) accueillera : 

• Osvalde Lewat, le 25 novembre à 19 heures pour échanger autour de son roman Les aquatiques paru aux éditions Les escales. 

Osvalde Lewat est née à Garoua au Cameroun. Photographe d’art et réalisatrice de films documentaires plusieurs fois primés, elle vit à Paris. Les Aquatiques est son premier roman.

Résumé

Le roman d’apprentissage d’une femme africaine au XXIe siècle, entre ombre et lumière.  » Je n’étais jamais retournée sur la tombe de Madeleine. N’y avais jamais apporté son repas préféré, de l’huile de palme, du sel ou une cruche de vin de raphia. Madeleine, pour autant que je m’en souvienne, préférait le vin rouge. Mais enfin, le vin de raphia, c’est ce que l’on déposait sur la tombe des morts dans le Haut-Fènn.
 » Vingt ans après la mort de sa mère, Katmé Abbia, enseignante, apprend que la tombe doit être déplacée. Son mari, Tashun, préfet de la capitale, voit dans ce nouvel enterrement l’occasion providentielle de réparer les erreurs du passé et surtout de donner un coup d’accélérateur à sa carrière politique. Quand Samy, artiste tourmenté, ami et frère de toujours de Katmé, est arrêté et jeté en prison, les ambitions politiques de son mari entrent en collision avec sa vie et la placent devant un choix terrible.
Porté par une écriture puissante où l’âpreté du réel le dispute à un humour à froid, Les Aquatiques est à la fois le portrait intérieur d’une femme qui se révèle à elle-même et une réflexion profonde sur les jeux de pouvoir dans une société africaine contemporaine.

 

23. novembre 2021 · Commentaires fermés sur Des arbres… des textes … des 21 … · Catégories: Mots en partages, remèdes

Autre texte sur les arbres des « 21 »
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L’instant,

L’instant précis, précieux, de la chute de la première feuille de l’arbre.

Première fugue !

Premier mouvement !

Celui qui donne le LA à toute la symphonie d’automne.

Rien n’avait encore bougé.

L’air était immobile,

Le bleu du ciel immensément bleu,

Le soleil dans sa lumineuse splendeur tremblait dans les branches, un vrai soleil d’été, juste un peu moins violent, plus envoutant, jaune d’or, couleur de la première feuille.

Elle s’envole,

Elle tremble,

Elle danse,

Elle volette doucement de-ci de-là, pas très sûre de sa chute, un peu à l’étourdi, flâneuse et indécise.

Elle tombe sans conviction mais avec certitude, lentement, doucement, inexorablement.

A l’insu de tous, ou presque…

La première feuille du grand détricotage de l’arbre, de la grande mutation des saisons !

Première envol,

Première larme,

Unique et dernier baiser à la terre qui l’a nourri, douce et chaude

A l’insu de tous,

A l’insu du monde,

Le privilège rare de l’instant capté dans la lumière, d’un regard.

Chut ! elle a chu, délicatement, sans crier gare, obéissante à la fuite du temps qui va l’emporter.

Rien n’a bougé, rien n’a changé dans le grand tohubohu de la Terre.

Pas de cri, pas de bruit pour le premier mouvement du grand renoncement à venir.

Un grand dépouillement s’annonce, elle seule sait déjà.

Les autres feuilles, compagnes des beaux jours passés, moins hardies, vertes encore de leur prime jeunesse rient, insouciantes, de cet intrépide saut dans l’inconnu.

O ! la magnifique beauté, pure et insolente de la première feuille qui ose la nouvelle grande aventure du cycle de la vie !

Témoin silencieux du minuscule mouvement qui sans répit, nous porte et nous emporte, as-tu perçu cet infini douceur accablante et splendide, irrémédiable ?

L’instant bref, décisif, fatal qui te coupe de ta matrice nourricière et te projette dans un autre avenir où seul tu dois survivre ou te réinventer !

Anne Marie Bes.

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21 août 2021  La cabane

Elle n’est plus notre vieille cabane, tout au bout d’une des faïsses du jardin de Rose, ce souvenir encore là du passé et des enfants que nous étions alors. Notre petite bande l’avait investie grâce à la mère de Rose, qui, soulagée de voir enfin sa fille unique toujours si seule ramener des camarades d’école chez elle, nous avait autorisés à l’occuper.  C’était notre royaume, cette pauvre remise délabrée aux planches rugueuses mal ajustées qui laissait filtrer une lumière rayée où dansait la poussière de son. Mais ce n’était pas pour Rose, si effacée et sans grâce, que l’on venait après l’école mais pour elle, notre hutte de mohican, notre cabane de trappeur, notre palais de la reine des neiges, notre bateau de Moby Dick, notre monde volant.   Après la classe, on s’y réunissait à quelques-uns du village pour manger nos tartines et partager, un peu coupables, les bonbons achetés en cachette en chipant de la menue monnaie dans le porte-monnaie de nos mères ou chapardés à la boulangerie. Assis sur l’antique banc boiteux qui occupait le mur du fond et les quelques vieilles malles où l’on cachait nos trouvailles et nos secrets, on s’inventait des vies fabuleuses, en chevauchant notre banc immobile. Et parfois s’invitait dans nos jeux l’apprentissage maladroit et troublant du « fruit défendu » C’était toujours Françoise, la plus délurée d’entre nous, qui nous lançait crânement le défi en relevant tablier et jupe et entrouvrait sa petite culotte de coton blanc pour dévoiler, en riant, un petit bout de chair rose. Nous les filles, pour masquer notre gêne, nous gloussions sottement et rechignions à l’imiter.  Quant aux garçons, troublés et presque effrayés, ils osaient à peine regarder et baisser leur pantalon. Quelques rapides baisers s’échangeaient parfois, à la sauvette.  L’intérêt pour ces territoires interdits s’épuisait vite et nous préférions cajoler les petits animaux qui trouvaient refuge dans notre cabane.  Les petits poussins égarés et chétifs que nous vîmes éclore dans la paille d’une caisse et que leur belliqueuse de mère défendait de notre affection envahissante en piquant nos mains baladeuses de son bec outré. Ce furent ces oisillons tombés du nid que nous ramenions dans nos poches pour les sauver d’une mort assurée mais qui, nourris de mie de pain trempée de lait, dépérissaient hélas toujours trop vite et ne manquaient jamais de mourir, tués par le régime lacté totalement inadapté que nous leur administrions, nous l’apprîmes plus tard. Mais nos protégés chéris furent les chatons que nous découvrîmes un soir au fond d’une des vieilles malles, au milieu de vieux chiffons.  Leur mère, venait de mettre bas et s’affairait autour d’eux d’un air important. La grande affaire fut d’amadouer la chatte pour qu’elle nous laisse jouer avec ses petits. Rose fut chargée de rapporter tout ce qui pourrait la séduire : un petit suisse entamé, des restes de viande, un fond de lait. Tout en nous surveillant de ses beaux yeux verts mordorés, peu à peu, la mère nous permis de câliner ses chatons et de jouer avec eux. Chacun avait son préféré. Le mien, une soyeuse boule blanche à l’œil tâché de noir, câlin et fragile, que j’avais appelé Plume tant il ne pesait rien dans ma main ou sur mon tablier où parfois, à ma grande joie, il s’abandonnait à de courts sommes en ronronnant. L’amour que nous avions pour ces frêles créatures nous grandissait. Et quand un jour ils disparurent, nous nous sentîmes injustement abandonnés. En vain nous les cherchâmes. Ils avaient quitté notre petit monde et nous avaient laissés orphelins d’un amour inassouvi.

J’ai aimé notre cabane, l’on y cachait ses timidités et ses fous rires, ses trouvailles et ses hardiesses, ses songeries et ses effrois. Un jour elle disparut elle aussi, emportant dans ce glissement de terrain des éclats de rire et des fragments d’un temps enfant. Elle fut un lieu de notre mémoire à nous, ces petits écoliers d’autrefois.

Jehanne

21 septembre Les feuilles

Sous la nuit froide comme une lune

Personne au pied de l’arbre dépouillé

Sa vie s’en va en mille folioles

Désertées, asséchées,

Pleurent les feuilles chagrines

Ecrites de l’encre brune du sang épuisé 

S’enroulent les tiges tordues

Où s’écoule l’eau tiède des larmes 

Ma vie s’en va en pages arrachées, rassasiées, rapiécées

Tombées là, presque à mes pieds, mes certitudes

Couleurs de mes colères et mes emportements 

Emportées au fil du vent ravageur les mots

Qui ruminent le désespoir et malaxent l’amertume

En petits tas de blessures têtues et souffrantes

Assoiffée la sève et ternis les feuillets rendus au passé

Je suis seule, au pied de l’arbre

Nul n’écoute mes peines

Dispersées au vent d’automne,

Vaines plaintes oublieuses de l’été à venir.

Jehanne

Des textes de Michelle

Déracinée

Comme les avalanches qui n’arrivent pas toutes en même temps, par plaques successives, inattendues, se détachant du roc en balayant tout sur leur passage, cela n’est pas venu subitement. Périodes difficiles, crises, accalmies, déséquilibre, je perdais mes repères…          

Un matin, regardant le ciel, j’ai pensé, un instant, que dans tes moments de doute, tu cherchais la couleur ou la saveur verte d’un rien de feuille, de fleur, « laisser parler le paysage » disais-tu ; en quelques minutes nous étions dehors, marches longues, difficiles, mes jambes flageolaient, je me souviens, nous courions vers l’ombre des arbres centenaires …  J’ai crié des mots, ballons lâchés, un rite pour atteindre l’écho…

Mais le ciel aujourd’hui est muet, et tu n’es plus là. Pourtant je m’accroche, souffle court, j’arrive enfin dans la forêt.                                     
« Cela s’élève d’abord, puis, plane là-haut », jaillissement, l’arbre multiple s’impose.  Je l’ai enlacé, corps collé, contre, tout contre, la vie est là ; attendre une réponse, car le monde végétal demande de la patience, sait-on ce que c’est aujourd’hui ? la patience ? notre monde a oublié l’homme qui a poli la pierre… Au-dessus, dans le circuit des branches petites et grandes, le décor du feuillage qui tremble, le chant du vent, « le souffle devint signe ».   
 Je me sens bien, si bien, petit à petit « l’arbre parle », un langage d’apaisement, et surtout la sensation que les racines, les siennes et les miennes, sont une force, une chaleur, un moteur…

Tard, je rentre chez moi, le ciel est rouge, je me sens prête pour demain, à nouveau enracinée.

******

Du temps où nous étions princesses en visite 
Dresseurs de scarabées, voleurs de pommes vertes,             
Il était dans la cour du jardin des vacances, 
Où,  une balançoire accrochée à ses bras   
Nous transportait très haut dans le ciel de juillet..

Aujourd’hui je le cherche, besoin de me poser,   
Lourde, posant chaque pas comme un arrachement,   
Je rêve d’un espace pour me fixer au sol,          
M’incruster et sentir presqu’amoureusement  
Que j’agrippe la terre, m’y enroule, la retient ;   

Enfoncer mes racines sous la lune qui rit               
Debout, le froid, le chaud me pénétrant,
Etendre bras et mains, et me sentir grandir !  
Ecarteler le ciel et m’y envelopper,  
Et goûter autrement la caresse du vent ;     
Stopper le tourbillon, aller à l’essentiel…

Une colonne pousse, impérativement                                                                                                                                                Des pointes vertes naissent, ma peau craque soudain,     
Un oiseau s’est posé sur mon front ? une erreur ?           

            ******                                                                                                                                 

« Pas de deux »

Les arbres nous parlent, c’est évident, le problème est que souvent nous ne savons plus les entendre, trop de bruits nous ont rendus sourds devant la nature, et quelquefois aveugles.

Depuis mon installation ici, devant cette large fenêtre où je passe mes jours, face à l’acacia centenaire du jardin, je reste fascinée du spectacle que j’y vois… Au sol, ceinturant le tronc, de multiples palmes, comme des mains dressées ; multitudes des verts, tronc griffé, plaies anciennes et profondes, mais tout là-haut, dentelle des feuilles, le scintillement quand le soleil joue, la jeunesse de cette couronne de cent années…silence…
 Au fond de la cour, un mûrier platane, vieux, très vieux, couleurs sombres, verts, bruns, du doré parfois, et des taches de ciel quand il peut s’infiltrer… du tronc puissant, sort verticalement une branche robuste, plus haut, elle s’appuie contre une courte jambe sortant horizontale puis part longuement vers la droite et va se perdre dans les feuillages denses.        
Tout contre, du même tronc, une autre branche verticale derrière, s’appuie, s’enroule, et dans une grâce extrême, va aussi se perdre là-haut dans des feuilles multiples… Jambes contre jambes, grâce d’une envolée, le « pas de deux « est là. Chaque jour, mes yeux le font renaitre….

21. novembre 2021 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui, c’est le 21 ! · Catégories: Actualités
Photo Catherine Soudé

Plus vous voulez vous élever,
plus il faut avoir les pieds sur terre.
Chaque arbre vous le dit.

Michel Tournier

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Levez les yeux ?
Promenez-vous dans les cimes,
les feuillages,
les nuages,
la lumière,
le ciel …


Bonne rêverie …


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Vous acceptez de partager votre texte et vous nous l’envoyez à l’adresse de l’association ?
Nous les publierons sur le blog.
Merci d’avance pour nos regards émerveillés …

Photo Catherine Robert
21. octobre 2021 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui, c’est le « 21 » ! · Catégories: Actualités
En octobre, quand l’or triomphe en son feuillage,
Mes pas larges encore, quoique lourds et lassés,
Souvent ont dirigé leur long pèlerinage
Vers cet arbre d’automne et de vent traversé.
Comme un géant brasier de feuilles et de flammes,
Il se dressait, superbement, sous le ciel bleu,
Il semblait habité par un million d’âmes
Qui doucement chantaient en son branchage creux.
J’allais vers lui les yeux emplis par la lumière,
Je le touchais, avec mes doigts, avec mes mains,
Je le sentais bouger jusqu’au fond de la terre
D’après un mouvement énorme et surhumain ;
Et J’appuyais sur lui ma poitrine brutale,
Avec un tel amour, une telle ferveur,
Que son rythme profond et sa force totale
Passaient en moi et pénétraient jusqu’à mon cœur…

Émile Verhaeren
http://www.unjourunpoeme.fr/poeme/larbre

Nous vous invitons à vous rapprocher de votre arbre d’automne.
Séquence admiration !

Vous l’écrivez ?
Vous nous l’envoyez ?

Petite balade musicale et automnale avec Francis Cabrel en cliquant ICI

21. septembre 2021 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui, c’est le 21 ! · Catégories: Actualités
 
La sève qui irrigue
Mon tronc et mes branches
Elle provient maintenant
De mes racines
 Charles Juliet

Comme les feuilles se détachent de l’arbre en automne, que laisseriez-vous vous tomber de votre arbre en ce mois de septembre ?

Pour accompagner ce changement de saison, allez ICI.

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Envoyez votre texte à l’adresse de l’association,
nous le ferons paraitre sur le blog. Merci.

09. septembre 2021 · Commentaires fermés sur des arbres … des textes … des 21 … · Catégories: Mots en partages, remèdes

21 juin 2021

Le rituel des confitures.

En découpant les oranges amères en fines rondelles, je revoyais le buffet de ma grand’mère sur lequel trônaient l’ocre doux de la confiture d’orange amère et le noir fuchsia de la confiture de mûres dans leurs pots de verre hexagonal légèrement terni, fermés par une mousseline blanche autour de laquelle s’enroulait un ruban rouge. Avec les mûres, l’orange amère appartenait, pour ma grand’mère, au cercle fermé des confitures nobles. Leur préparation obéissait à un rituel saisonnier immuable qu’elle perpétuait et, lieu et mémoire des femmes, elle en transmettait l’apprentissage des signes, ces morceaux de mémoire de moments et de lieux : le temps du carnaval pour l’orange, et la mûre au cœur de l’été, les bassines, les paniers et la grande marmite à confiture, les bocaux vides ressortis des placards, les étiquettes d’écolier au liseré rouge, la mise en place du cérémonial occulte et réservé aux initiées.

Je me rappelais la cueillette des oranges qui marquait la fin de l’hiver, les jours rallongeaient déjà et l’air bleu resplendissait de la douceur dorée des ciels d’hiver. Il faisait bon alors s’attarder sous les orangers, petits arbres odorants et amicaux, offrant leurs branches modestes et leurs fruits solides et voyants à nos mains avides qui se saisissaient, en un bref mouvement tournant, des sphères orangées à la peau rugueuse de petites vieilles ratatinées. Dans le grand jardin, les couffins se remplissaient et, déjà, l’on sortait les grandes bassines où allaient tremper durant toute la nuit les laides oranges aux contours si bosselées. Le lendemain, s’il faisait beau, ma grand-mère s’installait dans le jardin sous le grand tilleul et sortait la grande planche en bois pour détailler les oranges en fines rondelles.  Découper les oranges exigeait de la patience car la couche blanchâtre et spongieuse très épaisse et les très nombreux pépins qui en garnissaient l’intérieur engorgeaient la pulpe du fruit et devaient en être patiemment extirpés. Nous, les enfants, étions autorisés à faire de menues tâches : épépiner une orange, remplir le nouet de mousseline avec tous les pépins, passer les oranges une à une, ces petits riens nous suffisaient pour nous sentir embarquées dans une histoire, pas la grande Histoire avec ses grandeurs accidentelles mais celle de la durée immémoriale du petit, de l’humble,  de l’inattendu quotidien, de toutes ces sensations produites et reliées par des gestes, des fragments répétés qui, collés bout à bout, devenaient signes du temps consolidé, épaissi  par la mémoire des sens.

En silence, nous observions, attentives, le mouvement du couteau aiguisé qui allait et venait, éminçant l’âpre agrume en tranches régulières, extirpant les petits grains ovales, déshabillant la chair de sa robe blanchâtre.  Lorsque le couteau tranchait, un liquide légèrement teinté s’écoulait en de petites rigoles dans la bassine que ma grand’mère avait placée sous la planche, il noyait ses doigts d’un jus poisseux qu’elle essuyait sur son tablier à carreaux.  Nul ne parlait, la parole aurait encombré d’une distraction superflue la première étape du rite de passage de ces soleils orange à la palette charnue, pâteuse et grossière, brossés à grands coups de larges pinceaux rapides et qui allaient peu à peu se dissoudre en une épaisse et chaude coulée de confiture, célébrant l’alchimie des sucres.  Dans la grande jatte, les quarts de rondelles s’accumulaient, les lignes orange des zestes chevauchant la masse jaune orangé de la pulpe. Une odeur fraîche et sucrée volait dans l’air, le moment de déverser le sucre sur les fruits déchiquetés approchait : nous étions impatientes de voir la blanche pyramide des grains du sucre cristallisé se dissoudre peu à peu dans le suc des oranges et former un mélange sirupeux d’où surnageaient des petites crêtes d’un orange encore brillant. La jatte était recouverte d’une large mousseline pour une nuit entière avant que ne commence l’avant dernière étape : la cuisson de la confiture. Sans tarder, le lendemain matin, le petit déjeuner avalé, ma grand’mère versait dans la grande bassine en cuivre le contenu de la jatte. Elle rajoutait le jus de deux citrons puis commençait la cuisson. Bientôt, un magma rougeoyant se formait, traversé de remous, explosant parfois en geysers brûlants. « Attention » s’écriait-elle « éloignez-vous de la bassine, vous risqueriez d’être brûlées ». L’on percevait à son ton légèrement agacé, qu’elle eût préféré rester seule à surveiller sa confiture, affairée et pensive devant son fourneau à se revoir enfant peut être appuyée contre le tablier noir de sa mère, elle aussi, silencieuse,  guettant les remous du bouillon pour ne pas manquer le moment crucial où il  faudrait arrêter la cuisson sous peine de voir l’alliage se vitrifier ; pressée contre le flanc de sa mère, toutes les odeurs de la cuisine l’habitant encore,  le musc  frais du savon,  la douceur sucrée de son eau de cologne à la violette, le parfum apaisant et puissant de la soupe au pistou mijotant lentement sur un coin de la cuisinière, elle, enfant et  pressée maintenant à son tour par des enfants de sa lignée, surveillant la grande bassine cuivrée d’où surgiraient les bouillonnements, les claquements des bulles qui secoueraient la pâte visqueuse, et l’écume blanche recouvrant  l’ardente purée ambrée,  que l’écumoire raclerait à  la surface. Comme jadis, elle verrait les bulles mourant sans plus de conviction, et,  le désordre s’apaisant, le mélange mordoré prêt au remplissage des  pots. Ils attendaient ébouillantés, alignés en rangs serrés au garde à vous sur un large torchon blanc. Munie d’une grande cuillère au long manche, elles, la mère et l’enfant déjà aïeule retourneraient les pots et les rempliraient d’un geste précis et leste, sans jamais verser une seule goutte sur les parois de verre. Une fois les pots remplis, resterait l’ultime étape, celle qui devait décider de la bonne conservation de la confiture : répandre une fine couche de paraffine bouillante sur chaque pot afin de le fermer hermétiquement.  Elles feraient fondre les blocs de paraffine dans une casserole, la retirant lestement dès le point de fusion atteint afin que la paraffine, en débordant, ne s’enflamme pas, puis en rempliraient à ras bord méticuleusement les bocaux alignés sur le manteau de marbre gris de la cheminée.

Enfin, les pots pourraient être habillés de leur mousseline blanche sertie du ruban rouge et recevoir l’étiquette écrite avec la belle écriture d’écolière dessinant avec pleins et déliés traçant le nom de la confiture et l’année de sa cuvée. Année après année, les pots se serreraient sur l’étagère, offrant leurs reflets jaune mordoré et ocre rougi où l’on distinguerait encore les brins d’écorce d’orange se pressant contre les parois de verre, enfermant tout ensemble la mémoire du fruit et celle du temps de nos apprentissages.

Toute autre était le temps des mûres, temps bourdonnant du creux de l’été. La mûre est moins exigeante dans sa préparation mais sa cueillette est autrement plus sportive que celle des oranges. C’est même une bataille qu’il faut livrer et une longue marche pour aller la conquérir cette sauvageonne de confiture, combat contre les buissons épineux au long des chemins où, armées de bâtons, nous devions attraper les branches piquantes pour y cueillir les mûres noires et les déposer dans les petits paniers suspendus à nos bras.  Nous partions après le goûter pour éviter l’écrasante chaleur du midi et parcourions les chemins, les yeux furetant à la recherche des haies les plus chargées de   mûres dont la vue provoquait des cris de joie. « Par ici, grand’mère, c’en est rempli.  Viens nous aider, c’est trop haut ». Après trois bonnes heures de bagarres avec les ronciers, nous revenions toujours couverts de griffures. L’excitation de la chasse nous empêchait de ressentir la brûlure des égratignures. C’était à qui aurait ramassé le plus de mûres. Nous comparions fièrement nos paniers et rentrions toute excitées pour peser notre récolte.  Ma grand’mère nous félicitait pour notre courage et la quantité ramassée.  Les baies soigneusement débarrassées des impuretés rejoignaient la bassine à confiture où elles passeraient la nuit, ensevelies sous une montagne de sucre. Le lendemain matin, sans plus attendre, l’on procédait à la cuisson de la purée violacée.  La mûre est bonne fille et se laisse transformer rapidement en cette voluptueuse pâte aux profonds reflets noir pourpre. Déjà, ma grand’mère nous demandait de l’aider à passer à la moulinette la bouillie bouillante afin d’en extraire les petits grains qui déparaient la confiture et gâcheraient le plaisir de la dégustation. Le bras se fatiguait vite à tourner la manivelle et nous nous relayions pour venir à bout de cette fastidieuse étape. Il fallait se hâter pour ne pas laisser se refroidir la confiture.  Sur un grand torchon les pots stérilisés à l’avance attendaient que ma grand’mère y dépose méticuleusement de grandes cuillerées de la chaude purée. Une coulure de paraffine et le tour était joué : la confiture d’été allait rejoindre sur le buffet   les bocaux orangés. Et il restait toujours un fond de confiture, inapte à remplir tout un pot, nous le dégustions alors le jour même au goûter sur de grosses tranches de pain frais.  L’été tirait déjà à sa fin, les nuits plus fraîches et plus longues annonçaient déjà la rentrée des classes et le départ, laissant notre grand’mère à son silence retrouvé, regardant aux branches des orangers poindre les bourgeons de la future récolte.

Ma grand’mère n’est plus et il me revient de continuer, comme si je n’avais pas avance dans le temps mais reculé, cette transmission des mêmes gestes taiseux, éphémères, presque humbles d’un temps qui n’a pas de limite et s’écoule à l’abri modestement à tout petits pas du tic-tac d’une horloge.   

Jehanne


21 juillet 21

Volée de balançoire, cris d’effroi et de plaisir mêlés.

Ciel penché, têtes à l’envers, sifflement du vent

Envols de jupes et de cheveux très haut

Les cordes se tendent et grincent,

Le vieux chêne tout secoué gémit et se plaint

Se plaint de sa vieille branche blessée,

Des crieries à faire trembler ses feuilles,

Des grincements de la balançoire usée, vieille aussi

A effrayer ses hôtes coutumiers,

L’arbre pleure sa jeunesse enfouie au profond de son être

Là, en deçà, en bas

Le mouvement pendule de la balançoire racle, craque, martèle

Suspendu aux grains de temps, lequel s’en va emportant son passé,

Laissant sa mémoire trouée, enivrée et boueuse

Lui vient alors du profond de son âge

Les bruits gravés dans les plis de l’écorce, piaillerie,

Bruissement, stridulation, gueulement et les voix,

Des voix échevelées accrochées à sa branche,

Des têtes éperdues de plaisirs éphémères,

 De désirs d’éternité hurlant,

Et il en rit, poussant ce temps rempli au mitan de son être.

Jehanne


Le blog est là pour accueillir vos textes.
Donnez-leur de l’air, faites-les voyager et envoyez-les nous !

Merci pour le plaisir de lecture !

08. septembre 2021 · Commentaires fermés sur Atelier d’écriture au musée Fabre à Montpellier (34) · Catégories: Actualités

Il reste encore des places !

21. août 2021 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui, c’est le « 21 » ! · Catégories: Actualités

Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois,
rien ne sera tout à fait perdu.

Sylvain Tesson

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Et votre cabane d’enfance ?
Votre refuge ? Votre lieu ?
Votre cachette ?

Votre cabane du jour ?
….
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Nous sommes prêts et prêtes à recevoir vos textes
et à les publier sur le blog …

à envoyer ICI

21. juillet 2021 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui, c’est le « 21 » ! · Catégories: Actualités

Le grincement d’une balançoire vide résonne
jusqu’à la fin du monde … 
Christian Bobin

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« Votre » balançoire ?
Où est-elle ?
A quel arbre, accrochée ?
Celle d’hier, dans cet autrefois si lointain ?
Celle d’aujourd’hui ?
Que le souvenir, si présent, soit dans le balancement
et le rythme de vos phrases…

Vous nous emmenez faire un tour plus près du ciel
et vous nous envoyez votre texte ? Nous le publierons sur le blog.

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Et pour le plaisir, cliquez ICI !

04. juillet 2021 · Commentaires fermés sur « Poésie et science se parlent-elles ? » une émission de France Culture · Catégories: Actualités

Nous vous proposons de réécouter en podcast l’émission fort intéressante du grand physicien Etienne Klein, «La Conversation Scientifique» (France Culture) diffusée le samedi 19 juin :

« Poésie et science se parlent-elles ? »  avec le comédien Léon Bonnaffé

« … une conversation scientifique ? Elle advient bien sûr dès qu’un scientifique parle avec un autre scientifique. Mais aussi et surtout lorsque, en vertu d’une politesse de l’esprit, il s’entretient avec un philosophe, un artiste, un historien, un géographe, un marcheur, un alpiniste, un écrivain, plus généralement avec un homme ou avec une femme. »

© Carole Bellaïche

« Alexis Léger, dit Saint-John Perse, fut en 1960 le lauréat du prix Nobel de littérature. L’allocution qu’il prononça lors de la cérémonie de remise du prix, le 10 décembre 1960, fut entièrement consacrée aux rapports entre science et poésie : « De la pensée discursive ou de l’ellipse poétique, se demandait l’écrivain, qui va plus loin, et de plus loin ? Et de cette nuit originelle où tâtonnent deux aveugles nés, l’un équipé de l’outillage scientifique, l’autre assisté des seules fulgurations de l’intuition, qui donc plus tôt remonte, et plus chargé de brève phosphorescence ? » La réponse n’importe. Le mystère est commun ». 

Comment comprendre ces phrases ? Sont-elles pertinentes ? Léon Bonnaffé, notre invité, les illustrera par des exemples choisis.

Invité : Léon Bonnaffé, comédien, auteur »

A réécouter sur France-Culture :
https://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique/poesie-et-science-se-parlent-elles

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02. juillet 2021 · Commentaires fermés sur Remise des prix Concours de poésie de Saint Saturnin de Lucian · Catégories: Actualités

Une nouvelle stèle est installée sur le Sentier du vin des poètes
à Saint Saturnin de Lucian (34) !
Il s’agit de la stèle mettant à l’honneur Yves Rey et son poème.
Prix Pierre et Soleil sur le thème 2020 « Passe le temps… »

Vous pouvez lire l’article de Midi-Libre qui rapporte cet événement
en cliquant ICI.

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Vous pourrez découvrir la vidéo présentant les poèmes
coups de cœur de cette année 2021
sur le thème  » Sous d’autres ciels… » en cliquant ICI.

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D’ores et déjà, nous vous faisons connaitre le thème du concours
du Sentier des poètes 2022 :
« Est-ce par hasard … »

Vous aurez toutes les modalités du concours dès le mois d’octobre
avec le dossier d’accompagnement …

21. juin 2021 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui, c’est le « 21 » ! · Catégories: Actualités
Vous serez une part de la saveur du fruit.

René Char

Recette de la confiture d’abricots

Ingrédients :

  • 1 kg d’abricots
  • 750 g de sucre à confiture

Préparation :

  • 1. Nettoyez les abricots et retirez les noyaux.
  • 2. Mettez les fruits dans une bassine à confiture et incorporez-les avec le sucre en poudre.
  • 3. Gardez la préparation dans un endroit frais.
  • 4. Laissez au repos pendant 10 h.
  • 5. Faites cuire à feu moyen durant 30 min tout en mélangeant de temps en temps. Portez à ébullition.

Nous vous proposons d’écrire votre texte en utilisant la structure d’une recette, de celle de la confiture d’abricots par exemple. Votre texte ?
Celui de la rencontre avec un arbre fruitier, dont vous aurez cueilli les fruits et les aurez transformés… Écriture d’un monologue intérieur inclus dans chaque étape de votre recette…

Changement de saison en musique en cliquant ICI !

19. juin 2021 · Commentaires fermés sur Printemps des poètes 2022 · Catégories: Actualités

L’éphémère

 » Il en va des mots comme des chansons d’amour qui reviennent par surprise au détour d’une voix, d’un souvenir, d’une émotion. « J’ai pris la main d’une éphémère… » Dansait dans ma mémoire. Sans que je sache qui le premier, de Montand ou Ferré, avait semé ce trouble de l’étrangère en moi. Adolescents nous ne comprenions pas tout à cette romance des années folles, ni même à ce poème que l’on disait roman inachevé, mais pressentions ce mystère de « l’éternelle poésie » qu’Aragon dilapidait sans crier gare.

Une seule et unique voyelle, quatre fois invoquée, entre la fièvre, le murmure, la foudre, l’imaginaire, l’insaisissable, l’à-venir, l’impensé, le maternel, le fugace, la soif, l’énigme, le précaire, l’effervescence, le friable, l’envol, l’impermanence…
Plus vaste que l’antique Carpe Diem et plus vital aussi, L’éphémère n’est pas qu’un adjectif de peu d’espoir. C’est un surcroît d’urgence, de chance et de vérité. Une prise de conscience toute personnelle et cependant universelle, comme un quatrain d’Omar Khayyam, un haïku d’hiver, un coquelicot soudain, une falaise à soi, un solstice d’été, un arbre déraciné ou la vingtaine de numéros d’une revue de poètes du siècle dernier.
Il est temps de sonder à nouveau L’éphémère. De ne pas attendre à demain. De questionner ici et maintenant la part la plus fragile, la plus secrète, la plus inouïe de nos existences « .

Sophie Nauleau

https://www.printempsdespoetes.com/Edition-2022
Du 12 au 28 mars 2022

Ce thème a été choisi pour le concours de poésie
du Sentier des poètes à Saint Saturnin de Lucian en 2016 !

01. juin 2021 · Commentaires fermés sur ENFIN ! et « nos arbres des 21… » · Catégories: Mots en partages, remèdes

Merci Nadine P. et Jehanne pour le plaisir de la lecture de vos textes à partir de propositions faites sur le blog (19 et 21 mai 2021)!
A vos plumes, vous autres, si écrire vous dit !

*********

Enfin,

Plusieurs propositions, définitions pour ce petit mot.

Celle qui m’intéresse est celle-ci (dictionnaire Larousse) :

« Indique qu’un événement se produit, après avoir été attendu longtemps et avec impatience. »

Voilà, tout est dit !

enfin les salles obscures qui se remplissent, frémissent, bruissent

enfin les rires sonores tardifs qui brisent le silence pesant de la nuit qui tombe

enfin les verres qui s’entrechoquent, les rires, les chaises qui raclent les trottoirs

enfin les chants qui s’élèvent, mêlés aux notes des instruments surpris

enfin les sourires qu’on commence à voir, entrevoir,

ceux qu’on a attendu longtemps, avec impatience,

un événement qu’on voulait voir se reproduire au plus vite.

Nadine

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21 mai 2021

Balade en forêt

Au bord du canal de Beagle dans le lointain grand sud, les vents puissants courbent les hêtres de Magellan aux grands corps blancs efflanqués.  Alignés en soldats vaillants montant à l’assaut de la pente en rangs éclaircis, troncs et ramures, resserrés pour affronter la furie, ploient comme des mats au vert pavillon malmenés par la tempête ; l’eau grise comme le ciel frissonne, les bourrasques hurlent, nous chahutent et fracassent le végétal. Cette armée, tout entière arc-boutée à la pente pour ne pas chanceler, compose un paysage étrange et poignant.  Nous traversons alors un champ de bois morts et blanchis, troncs et branches arrachés à la forêt, minéralisés, sculptés par l’érosion, masques totémiques, figures animales fantasques, têtes et bustes tourmentés, une ballade de bois défunts. La pente se fait rude, le terrain gorgé d’eau se couvre de mousse spongieuse, les grands arbres se redressent plus on s’éloigne de la furie du vent. Du blanc, du gris, du vert et la voix hurleuse du vent qui nous bouscule, les fûts élancés et nous. Le sentier serpente désormais, la pente s’adoucit, nous entrons dans un sous-bois dominé par la lenga, le grand hêtre blanc de la Terre de feu à l’ample houppier vert clair. La forêt devient dense et nous serpentons entre les canelo aux petites fleurs blanches en ombelles qui portent des graines poivrières que l’on nous invite à goûter sur le chemin, son écorce, puissant antiscorbutique, fut utilisée jadis par les marins, nous dit-on.  Le sous-bois regorge de plantes aux baies arbustives comme l’épinette-vinette de Darwin qui protègent ses baies rouges par de redoutables épines, la gaulthérie mucronée aux baies rose violet, les notro aux fleurs rouge vif. C’est la fin de l’été, fleurs et baies affectent déjà un air d’automne.  Aux arbres s’accrochent en de longs filaments verts de gris les lichens de l’usnée barbue dite barbe de Jupiter et les petites boules jaunes du pin de l’indien qui servaient autrefois à la fermentation d’alcools. Nous progressons en silence vers le passé, un temps des origines que l’homme n’a pas encore marqué ni dégradé. Immense et profonde solitude que la vie animale parait avoir désertée, immortelle matière sans cesse recomposée, nulle splendeur orientale pour charmer nos sens mais du brut, de la verdeur virginale, du vif acéré comme mille lames, un amoncellement de formes primitives sans cesse recomposées par l’incessant travail de la nature, patiente ravaudeuse. Il nous semble toucher à une éternité de temps et d’espace confondus. Nous suspendons toute parole, impuissante et minuscule pour ne pas offenser le verbe du commencement.

Jehanne

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20. mai 2021 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui c’est le « 21 » ! · Catégories: Actualités


… il y a dans la forêt des bruits qui ressemblent à des paroles.
Jean Giono

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Nous vous proposons de partir en écriture pour une bal(l)ade en forêt

Partagez, par écrit, ce voyage …
Et n’ayez crainte de vous égarer …

( envoyer votre texte à l’adresse mel de l’association)

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Bonne aventure d’écriture !

19. mai 2021 · Commentaires fermés sur Le 19 mai 2021 … enfin ! · Catégories: Actualités
détail de la couverture de Télérama n°3723

Pour vous, que signifie cet « ENFIN ! » mystérieux ?

Si vous souhaitez l’écrire, nous attendons votre texte ICI,
ou bien envoyez-le nous à l’adresse mel de l’association.

A vous de vivre pleinement cet « ENFIN ! »

13. mai 2021 · Commentaires fermés sur Nos arbres des « 21 »… · Catégories: Mots en partages, remèdes

Merci Jehanne et Nadine P. pour vos textes …
Il est toujours temps d’écrire sur ces propositions mensuelles.
Rendez-vous chaque 21 ème jour du mois …
A bientôt !

21 avril 2021

Enserrés dans des squares étriqués, alignés au cordeau sur les vastes esplanades ou les artères bruyantes, les arbres de nos villes se fondent dans le décor urbain. Ils sont domestiqués, élagués et arrachés sans égards, confinés dans des pots, ces prisonniers d’un monde minéral où leurs racines trop à l’étroit restent désormais muettes. Marronniers des places aux ailes vertes rognées, peupliers solitaires cernés par la pierre des grands immeubles gris, platanes empoussiérés, parasols ombreux des boulevards, tilleuls odorants des cours de récréation, ils sortent de l’anonymat au retour des bourgeons. Le temps de la belle saison revenue, les beaux vieux arbres tiennent le haut du pavé. Prunus et cerisiers du Japon arborent leur ramure rose et blanche, somptueuses coupoles éphémères, les tilleuls sortent le grand jeu des senteurs, les marronniers aux thyrses triomphales pavoisent sur les grand-places. Stars des parcs prestigieux, courtisés comme des altesses, ou spécimens plus communs, ils illuminent le printemps. Se pressent à leur pied une foule d’adorateurs photographes, qui se détourneront dès que la belle floraison cèdera peu à peu la place aux banales feuilles vertes.  Nos vedettes printanières rejoindront alors dans l’indifférence des foules citadines le paysage saturé de la ville. Et nos arbres malmenés se prendront à rêver aux temps anciens où ils peuplaient, souverains, le monde non défriché d’où la ville les a chassés.

Jehanne

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Mon arbre n’est pas le mien.

Je n’ai pas de terrain, jardin ou potager où il pourrait flamber et s’épanouir, même y mourir.

Mais si c’était le cas, si ce coin de paradis existait, l’appellerais-je « Mon arbre » pour autant.

Je ne crois pas. J’aurais trop peur que cet adjectif possessif dénonce ce qu’il annonce, passer du possessif à l’excessif sans marge, sans recul, le trouvant forcément plus beau que celui du voisin ou plus belles ses fleurs quand il me les offrirait. Un lien faussé entre lui et moi dès le départ.

Je n’ai pas d’arbre à moi alors je peux en choisir celui du jour, son ami le lendemain, et le nommer ainsi pour quelques heures.

La couleur du ciel, le temps dédié à pouvoir le regarder, la grille qui garde une part de son mystère, tout m’aide à faire ce choix. Il n’a pas de prétention à être l’heureux élu, pour cela il faudrait que je sois personne dont l’avis compte aux yeux du monde.

Non, il se laisse doucement admirer, parfois capturer par une photographie ou en mots.

Il respire la bonté et l’humilité. C’est à ses pieds, ce que je viens chercher.

Nadine P.

10. mai 2021 · Commentaires fermés sur A la rencontre de Suzie Morgenstern … · Catégories: Actualités

 » La star de la littérature jeunesse fait une déclaration d’amour à la vie en déroulant la sienne.
Une vie exceptionnelle. Née aux États-Unis, adoptant la France par amour, Susie Morgenstern écrit son autobiographie comme une suite de 18 exils. Naître en étant expulsée du ventre de sa mère, être cataloguée comme une intello et renoncer à être jolie fille, laisser sa terre natale pour s’expatrier en Israël puis en France, s’oublier pour devenir mère, perdre l’amour de sa vie et en retrouver un autre.
Réputée pour son humour et sa joie de vivre, Susie Morgenstern déroule avec sincérité le cours de son existence, ses bonheurs et ses deuils. « Vivez vos vies, conclut-elle. Profitez de chaque moment ! »
Cette autobiographie est un hymne à la vie, joyeux et communicatif.  »
Les Éditions L’Iconoclaste

Si vous voulez l’écouter,
vous pouvez cliquer ICI ou LA.

Nous vous souhaitons de bons moments en sa compagnie !

01. mai 2021 · Commentaires fermés sur « Bientôt! » · Catégories: Actualités

Bientôt ?
Mais « Bientôt » quoi ?
Hé bien, « Bientôt »…
Va voir.
Le « Bientôt » c’est ICI !

28. avril 2021 · Commentaires fermés sur « Journées Ecrire en mai » en Septembre 2021 · Catégories: Actualités

Les Samedi 18 et dimanche 19 Septembre 2021
auront lieu les « Journées Ecrire en mai » organisées par l’association Luciole.
Elles se tiendront à Lézignan-Corbières.
Elles auront pour thème « Itinérances, Migrations »
L’invitée d’honneur cette année sera Jeanne Benameur.


Cela s’annonce passionnant avec des ateliers d’écriture, une intervention de Jeanne Benameur et une soirée lecture d’après son livre « Ceux qui partent ».
Et aussi de belles rencontres autour de l’écriture.

Vous trouverez le programme ICI.

Si vous vous y inscrivez, faites-le nous savoir ?

LUCIOLE est une association Loi 1901, créée en avril 2017, qui porte le projet LUCIOLE : L’Université à la Campagne Itinérante et Ouverte de Lagrasse (Aude).

Jeanne Benameur, qui est-ce ?
Qu’a-t-elle écrit ?
ICI, quelques réponses.

21. avril 2021 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui c’est le 21 ! · Catégories: Actualités

Comme un arbre dans la ville
Je suis né dans le béton
Coincé entre deux maisons
Sans abri sans domicile
Comme un arbre dans la ville

Comme un arbre dans la ville
J’ai grandi loin des futaies
Où mes frères des forêts
Ont fondé une famille
Comme un arbre dans la ville

Entre béton et bitume
Pour pousser je me débats
Mais mes branches volent bas
Si près des autos qui fument

Entre béton et bitume

Comme un arbre dans la ville
J’ai la fumée des usines
Pour prison, et mes racines
On les recouvre de grilles
Comme un arbre dans la ville

Comme un arbre dans la ville
J’ai des chansons sur mes feuilles
Qui s’envoleront sous l’œil
De vos fenêtres serviles
Comme un arbre dans la ville

Entre béton et bitume
On m’arrachera des rues
Pour bâtir où j’ai vécu
Des parkings d’honneur posthume

Maxime Le Forestier
A écouter ICI

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Quel arbre dans la ville, dans le village, vient vous faire signe
AUJOURD’HUI ?
Qui est-il cet arbre qui attire votre regard ?
Accompagnez-nous jusqu’à lui …
Partagez, par écrit, ce voyage …
(à envoyer à l’adresse mel de l’association)

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Au grand plaisir de vous lire !

13. avril 2021 · Commentaires fermés sur Nos arbres des « 21 » · Catégories: Mots en partages, remèdes

Merci Anne-Marie B., Jehanne, Marie-Hélène, Myriam

Nous nous sentons bien avec vos arbres découverts dans vos textes et avec vous qui nous les présentez.

En voici quelques uns. Nous attendons les vôtres !
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Mon arbre,

Mon arbre d’Octobre m’avait surprise. Je m’avançais doucement, attirée par ce qui allait nous arriver…car j’imaginais tout de suite une relation, entre lui et moi. Une rencontre….

L’arbre était flamboyant, d’un orangé brillant. Il attirait le regard comme il gardait la lumière. Pour nous. Comme une invitation au dialogue, à la méditation, ou simplement au plaisir d’être ensemble.

Mon arbre de Décembre, se dépouillait, ses feuilles et ses branches se dénudaient. Etait-ce pour affronter l’hiver sans risquer de les voir se rétrécir ou griller sous le froid, ou pire, disparaitre, transportées par un vent sournois ou jaloux ? Je n’étais pas venue depuis plus d’un mois…avait-il été déçu ? Malheureux ? Jusqu’à se laisser atteindre ainsi ?

J’essayais de comprendre.

 Mais en tombant, ses feuilles composaient un tapis toujours lumineux à ses pieds, près de son tronc, juste sous ses branches dénudées.  Il me paraissait si triste alors, résistant quand même, comme s’il voulait conserver le plus longtemps possible, ce panache que l’automne lui avait donné et qui m’avait tellement séduite.

Est-ce la nature qui l’avait voulu ainsi ? D’autant plus magnifique qu’il était voué à l’éphémère ? Nous avait-elle trompés lui et moi ? Ou était-ce lui, qui désespéré de ne pas me voir, plongeait dans la dépression ? Je réfléchissais devant sa beauté passée, admirant encore ce tapis toujours fringuant, mais qui allait sans doute vivre seulement quelques semaines. 

Mon arbre de Janvier fidèle à ce que je pressentais, me rendit triste. L’orangé flambant à ses pieds, n’était plus. Un marron clair s’attardait, résistant à peine au vent qui le dispersait. Et peut-être le souhaitait-il pour oublier tout signe évoquant son ancienne magnificence …

L’arbre me tendait ses branches nues, offertes au temps, au froid … cherchaient-elles ainsi ma compassion ? …

Alors je m’en suis détournée, lui disant que je reviendrai le voir au printemps, et que, s’il n’avait pas commencé à devenir vert clair, c’est qu’il serait mort et notre histoire terminée.

Mon arbre d’Avril… 

Un très léger, timide et tendre vert me fit une sorte de clin d’œil complice…

La délicatesse de cette couleur et la vie qu’elle portait…me comblait. 

Anne-Marie B.

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Mon arbre à moi 

Que seras-tu mon arbre à moi ? Arbre qui m’appelle, royaume de branches courbées crochues et emmêlées, un doux gris permanent de tes feuilles menues et argentées, une explosion de couleurs marquant le pas des saisons, arbre refuge du vent et des battements d’ailes, arbre sage éternel, arbre des bourrasques et des apaisements, arbre chant du monde à qui parler de soi, arbre où écouter les bruits des vies multiples. Arbre qui porte des fruits, des anciennes histoires, des secrets confiés, arbre qui console, cajole, arbre qui tutoie le ciel de l’univers et fouit l’humus pour parler à ses frères, fanal fuselé de vert noirci, tu me dirais la durée qui s’attarde, de la vigne au cimetière, tu scanderais le déroulé du temps. Arbre à caresser. Arbre à grimper de l’enfance entre ciel et terre, arbre ombreux parasol, arbre à pain, à singe, à feuilles, à ramure épineuse, arbre univers mystérieux et bruissant, je vous salue ô arbres multiples. Vous êtes tous un peu miens,

Et aujourd’hui, encore au mitan de l’hiver, blanchi par les grains de neige, un arbre m’a dit que le bout de ses branches déjà s’étirait, que de petits bourgeons pointaient vers le dehors, que déjà la nuit reculait et que la douce tiédeur du renouveau nous embrasserait, alors, j’ai souri.

Jehanne

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L’arbre m’a dit

J’ai croisé un  drôle d’arbre sur mon chemin, il a surgi sur la croupe d’une colline pelée, seul au milieu des bouquets de buissons épineux.  Sans être immense, son tronc trapu était tout bosselé et ses branches tordues hésitaient entre ciel et terre, écartelés entre des désirs contradictoires. Un viel arbre tout noirci, tout esseulé sur le chemin, revêtu d’un plumage de feuilles d’un vert minuscule et brillant, un arbre qui noircissait le bleu profond de l’horizon, noir strié sur bleu ondulé. Les arbres murmurent, dit-on, depuis les temps immémoriaux, ils bruissent, chuchotent, bavardent entre eux comme les vieilles à la veillée. On peut  entendre leurs voix  sifflantes colporter les bruit éteints venus du passé d’antan, les récits  des origines et les colères des  cieux immuables et des grands ancêtres arrachés à la glèbe hostile et à l’inconnu ;  c’est qu’ils écoutent les arbres ce que l’on dit sans y penser, nonchalamment adossé à l’écorce rugueuse ou trônant sur une racine bombée. L’arbre de mon chemin a-t-il ouïe un humain lui susurrer ses rêves au creux de sa peau lézardée ? A-t-il connu le pendu lui confiant son âme désespérée ? A-t-il recueilli les paroles de passants bivouaquant à son pied, murmures des pèlerins en route sur la paix du chemin,  voix des amants serments enfiévrés des,  cris joyaux d’enfants accrochés à ses branches ? Arbre solitaire,  as-tu entendu l’effroi de l’enfant apeuré par les grondements de l’orage tout proche, se recroquevillant à ton pied, sous l’auvent rassurant de ta parure de branches. L’ enfant sanglotait sa peur et s’accrochait à l’abri faussement protecteur de ta ramure toi que l’éclair souvent foudroie. Mais l’enfant ne pouvait se résoudre à quitter le seul être vivant dans cette aridité de pierres  et d’épineux et t’ implorait de le sauver. Bientôt le vacarme mêlé de bruit, d’eau et d’éclairs torpilla et l’arbre et l’enfant qui supplia de l’arbre de résister à la furie du vent. Tous deux pareillement secoués et trempés par la bourrasque pleuraient, l’enfant se serrait plus fort encore à toi, petit arbre valeureux.  La tempête dura longtemps mais tu fus épargné par la foudre qui alla frapper un de tes lointaines cousins sur une autre colline. L’enfant cessa alors ses pleurs, embrassa ton écorce rugueuse et te promit de revenir te saluer. Un jour me promenant sur la colline pierreuse, je vis un homme tenir embrassé un vieux chêne liège austère, il appuyait son front sur le tronc écailleux, il murmurait comme on parle à soi-même, dévot de quelque culte chamanique. Lorsque j’avançais à sa hauteur, il interrompit sa prière et me raconta son histoire avec l’arbre. J’aurais aimé qu’elle fût aussi la mienne.

Jehanne

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Aujourd’hui le printemps a bondi hors de sa niche hivernale. Il arrive ! Depuis un moment il s’y préparait le bougre, des petits doigts timidement verdis pointaient aux les branches dépouillées par l’hiver, quelques boutons de fleurs décoraient déjà les tiges où la sève s’activait, le grand peuplier se couvrait de myriades de feuilles en puissance, petits points fripés au rouge hésitant. Et soudain, le rose explosa en nuages aux branches nues des prunus tandis que les pâquerettes du jardin annonçaient la venue des violettes. Un arbre puis un autre et encore celui-là passe du gris au vert. Partout ça explose de couleurs et dans le parc, l’on s’arrête sur un banc les yeux dans le chaud soleil bleu tout rempli du bruissement des ailes des oiseaux rentrés de leur hivernage. Tout énamourés, les pigeons font déjà les jolis cœurs et déclament leur flamme au sommet des grands acacias.  D’en haut, les dégrades de gris se font tâches de couleur Printemps, tu es là, je t’entends, te sens, te respire, tu es les fenêtres qui s’ouvrent, les pelouses que l’on foule, les possibles à venir. Printemps, je te hume, t’avale et je voudrais te goûter, savourer chacun de tes bourgeons, de tes boutons, de tes éclosions. Printemps peintre et poète tu es le temps retrouvé.

Jehanne

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AU PRES DE MON ARBRE, JE VIVAIS HEUREUX
JE N‘AURAIS JAMAIS DU M’ÉLOIGNER DE MON ARBRE…

AUPRÈS DE MON ARBRE JE VIVAIS HEUREUX
JE N’AURAIS JAMAIS DÛ LE QUITTER DES YEUX.

Tu étais là avant notre arrivée.

Tu nous accueillis, avec sous ton ombre, une vielle table et deux chaises comme une invitation à venir s’assoir pour deviser. Tu offrais l’image désuète d’un tableau impressionniste et tu as probablement participé à mon coup de cœur pour la maison.

C’était il y a exactement 30 ans.

Tu n’es pas beau. Un grand « cyprès bâtard » comme l’a dit Lucien, le grand père provençal.

Tu étais déjà trop grand et trop près de la maison quand nous sommes arrivés. Tu l’écrases de ta silhouette sombre.

Combien de mètre as-tu pris depuis ? Dès que l’on débouche au coin de la rue, on te voit qui surplombe et c’est un bon repère pour qui vient nous voir.

Combien de personnes nous ont dit de te couper ? Il y a même un ami qui m’a proposé de m’offrir le nouvel arbre qui te remplacerait. Tous les élagueurs qui passent dans le quartier viennent sonner au portail.

Nous avons souvent pensé à te remplacer par un feuillu, un platane, un albizia, un murier-platane. Mais nous ne l’avons jamais fait, par difficulté à choisir, parce que trop compliqué, par manque de temps.

Le temps a passé et plus le temps passait, moins il était judicieux de planter un arbre qui demanderait des années pour pousser.

Alors nous avons cohabité.

Par la fenêtre tu lorgnes dans ma chambre, de plain-pied, puisque nous habitons à l’étage. On a l’impression qu’en tendant le bras on pourrait te toucher. C’est dire que nous dialoguons en permanence.

Tu as été le témoin de nos ébats, de nos chagrins, des câlins avec les enfants dans le lit, des temps de lecture, d’écriture. Des nuits de travail à mon bureau.

A toi seul tu es une forêt qui accueille généreusement en son sein de nombreux oiseaux, grands et petits qui cohabitent. Nous pouvons observer leur chassé-croisé lors de la fabrication des nids.

Les pies, principale colonie, ont disparu depuis quelques temps, je l’ai remarqué lors du premier confinement, laissant la place à des tourterelles ou à des pigeons. En ce moment ce sont des fauvettes à tête noire qui font leur nid. Les autres oiseaux sont partis.

Tu étais le refuge de notre chatte lorsqu’elle se faisait attaquer par le chat du voisin …mais il a quand même eu sa peau un jour où nous n’étions pas là pour le faire fuir.

Bien sûr nous n’aimons pas tes vilaines boules qui jonchent le sol et font mal au pied et ce sol rendu acide sur lequel rien ne pousse.

Mais où suspendrions-nous la balançoire, où accrocherions nous les guirlandes, le hamac, si tu n’étais plus là ?

Et surtout, surtout, tu es :

Mon rempart contre la vue, si tu n’étais pas là nous serions nus.

Mon moucharabié, par lequel je vois dans les interstices, le bleu du ciel.

Mon printemps quand nous mangeons sur la petite table du balcon, cachés des passants.

Ma couverture, mon manteau quand je lis ou travaille dans le lit.

Mon rideau quand je sors de la douche.

Mon enveloppe quand je pense au monde.

Tu es ma mauvaise conscience, mon regret, de n’avoir pas pu décider.

Tu es mon compagnon, qui comme moi vieillit. Tu n’as jamais soulevé la maison de tes racines et je t’en sais gré. Mais si un jour vieillissant, il t’arrivait de tomber sur la maison se serait une catastrophe et je dois m’en soucier.

Marie-Hélène

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07. avril 2021 · Commentaires fermés sur « Si une nuit d’hiver un voyageur… » · Catégories: Lu, vu, entendu

Merci à notre amie Myriam qui a lu et nous recommande :

« Si une nuit d’hiver un voyageur »
d’Italo Calvino

Si une nuit d'hiver un voyageur

C’est un livre sur la toute puissance de l’auteur : il prend, il jette, il fait disparaître, il organise, il ordonne…
C’est un livre sur le pouvoir du lecteur : il intrigue, il prend possession de l’auteur, le manipule, le fait douter, le chamboule par ses attentes, son désir, ses refus…
C’est un livre sur les livres qui s’imbriquent, se percutent, se fondent, se nourrissent, se répondent ou s’empilent…

C’est un roman sur le plaisir de lire des romans : son héros, le Lecteur en commence dix différents sans pouvoir en lire la fin.
C’est un livre sur la quête.
C’est un livre qui vous roule dans la farine… et de façon magistrale…

Un exercice oulipien mené avec brio.

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24. mars 2021 · Commentaires fermés sur « LES CHIENS DE PASVIK » · Catégories: Lu, vu, entendu

Notre amie Anne-Marie nous offre une nouvelle chronique :

« Nous voilà à nouveau dans le « grand nord » celui de la Laponie, du froid, de la neige, des rennes et de sa police, et puis, maintenant il y a ces chiens de Pasvik, pourchasseurs et pourchassés… »

 » LES CHIENS DE PASVIK »
d’Olivier TRUC

Critique sur le site
« Encres Vagabondes » – Noir&Polar

« Il s’agit donc du quatrième roman de cette série que nous offre Olivier Truc, et dont le premier s’intitulait Le dernier Lapon. Cet auteur nous fait découvrir avec son talent précis et méticuleux, non seulement des paysages magnifiques dépeints avec un enthousiasme séduisant, mais surtout, l’histoire de ce peuple, les « Sami » ou Lapons, que les guerres, a le plus souvent maltraité… »

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21. mars 2021 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui, c’est le 21 ! · Catégories: Actualités
Pêcher en fleurs, Van Gogh, 1888
Y a le printemps qui te réveille
T’as le bonjour du printemps …
 
Michel Fugain
(et plus en cliquant ICI )

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A quoi ressemble votre printemps
sur vos terrasses, balcons, cours, rues, jardins, parcs aux alentours ?
Invitez-nous à votre ballade du jour et partagez-la par écrit avec nous
(à envoyer à l’adresse mel de l’association).
Au grand plaisir de vous lire !
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Et pour la fête des couleurs,
nous vous proposons d’écouter
CECI !

08. mars 2021 · Commentaires fermés sur Podcast « Écrire au futur » · Catégories: Actualités

« Écrire au futur. Choisir l’écrit comme trace et mémoire subjective de nos vies, individuelles comme collectives : écrire comme point de départ,
écrire comme passerelle vers la liberté. 

Aussi bien dans les contenus que dans l’usage des supports
et les formes utilisées.

Écrire comme un moyen de conserver, d’archiver, de laisser une trace, d’imaginer, de s’échapper … et d’embrasser, sur les chemins de l’écrit,
la citoyenneté.

Comme une signature, une affirmation physique et lisible de son identité qui peut ouvrir le quotidien à l’extraordinaire, aussi personnelle et unique que celui ou celle qui s’en empare.

Cette série consacrée à l’écriture, initiée par la Fondation La Poste et réalisée par Écran Sonore, donne à entendre, témoignages et réflexions autour de l’écriture d’hier à demain. »

C’est à écouter ICI

« Les mots sont un territoire d’hospitalité « 
Edris Abdel Sayed

06. mars 2021 · Commentaires fermés sur Poésie à Saint Saturnin de Lucian · Catégories: Actualités

« Regardez le ciel. Demandez-vous :
le mouton oui ou non a-t-il mangé la fleur ?
Et vous verrez comme tout change … « 

Antoine de Saint Exupéry, Le Petit Prince

Voyagez « sous d’autres ciels » si vous en avez le souhait …
Attrapez les mots passants, les mots filants, les mots surprenants …
Envoyez vos poèmes, vos proses poétiques …
et participez ainsi au concours de poésie du Sentier des Poètes.

Vous trouverez toutes les informations en cliquant ICI.

Nous nous donnons rendez-vous dès que cela sera rendu possible
à Saint Saturnin de Lucian (34) pour découvrir,
redécouvrir le Sentier du vin des poètes
et nous retrouver « pour de vrai » !

28. février 2021 · Commentaires fermés sur À découvrir sur « ENCRES VAGABONDES » · Catégories: Lu, vu, entendu

Anne-Marie a chroniqué ce livre

« Sensible, documenté, analyse intéressante, poésie à l’occasion, et humour… un régal. »

« Stavros contre Goliath »
de
Sophia MAVROUDIS

Critique sur le site
« Encres Vagabondes » – Noir&Polar

Editions Jigal septembre 2020
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26. février 2021 · Commentaires fermés sur … et Joseph Ponthus · Catégories: Actualités

De la part de Nadine P …

Voilà, Ponthus est mort !

Je retiens mes larmes qui tentent de jaillir pour quelqu’un que je ne connais pas. Mais est-ce cependant un inconnu. Je ne crois pas. Je lui avais écrit une lettre tant son livre m’avait foudroyée. J’ai sué avec lui en poussant les carcasses dans l’abattoir, j’ai respiré brièvement l’air en dehors de l’usine à l’heure de la pause, j’ai aimé son chien, sa compagne, son humour, sa force, son humilité, son courage, sa fatigue et sa loyauté, j’ai aimé tant et tant ses mots que lorsque j’ai su qu’il était malade et perdu, je l’ai caché aux proches à qui j’ai offert « A la ligne, feuillets d’usine » à Noël afin que jusqu’au bout de leur lecture, ils espèrent retrouver dans un autre roman – un jour – cette richesse d’écriture et cet aura. Eh bien non, c’est fichu, voilà : Joseph Ponthus est mort.
Le seul livre qu’il a écrit me transperce encore.

Lettre à Joseph Ponthus

Bonjour,

J’ai ouvert votre livre, lu deux pages et l’ai refermé.

Pas le bon jour !

J’ai ouvert votre livre, j’ai lu et je ne l’ai pas lâché, impossible d’ailleurs.

J’ai été happée, portée par cette instabilité, dans ce rythme (voulu) de vos phrases

coupées

bousculées.

Les images étaient là, les vôtres et les miennes, si lointaines pourtant.

Votre livre a été un choc. L’un des meilleurs livres que j’aie lu depuis des années.

Comme un film dont la lecture du sous-titrage semble tout à coup aisée, superflue, tant on est pris par l’histoire, j’ai très vite oublié l’absence de ponctuation, ou je m’en suis servie pour aller à votre cadence, mais à mon rythme. Parfois essoufflée, parfois apaisée.

Je courrais de ligne en ligne comme on peut courir derrière la pièce qui est partie trop vite sans son réglage finale.

J’étais très jeune quand je me suis retrouvée à l’usine. Rien ne m’y prédestinait sauf une grande incompréhension entre le système scolaire et moi. Je n’étais pas bête (c’est ce qu’on m’a toujours dit, comme un reproche à l’époque) mais pas assez disciplinée et concentrée sur les règles pour rester.

L’usine. Article découpé par mon père quelques mois avant sa mort, sa seule lettre, après que j’aie fait demi-tour devant l’épreuve du bac de français.

Pour moi, pas les abattoirs, pas les crevettes qui défilent, mais des pièces de télévision, ou des remorques de voiture.

Voir le givre déposé sur l’herbe devant les grilles et m’en réjouir, saliver en ouvrant ma gamelle assise sur un banc de pierre alors qu’elle n’a rien de fameux à offrir sauf un court moment de répit et de solitude après 5 heures enfermée sans pouvoir penser, avant d’y retourner. Me sentir curieusement légère car indépendante de tout ce qu’on m’a appris sur le monde. Savoir, savoir que quelque chose se vit à cet instant, que je ne peux connaître que là. Me douter, même à 18 ans, que je ne serai plus jamais la même après ça

Tâcher de raconter ce qui ne mérite pas

Le travail dans sa plus banale nudité

Répétitive

Des gestes simples

Durs

Des mots simples

Vous ne racontez pas l’usine, vous y êtes.

Et moi avec. C’est fin, poétique, rude, resserré, violent.

Odeurs, bruits, silence, échanges succincts mais suffisants.

Tout ce que je n’ai jamais su expliquer à mes fils, ou pas encore.

Pourtant ce n’est pas ce que j’ai retenu en lisant.

C’est lorsque je me suis mise à vous écrire que le passé a véritablement surgi curieusement !

Une vraie histoire du dedans.

Et une belle histoire d’amour, très belle histoire d’amour.

Pas un récit

Pas un documentaire

Témoin mais pas témoignage, pas une étude de cas.

Même en disant cela, je suis déjà dans l’observation donc, hors vérité.

C’est beaucoup mieux que ça.

Ne pas commenter serait l’idéal ! Pardonnez-moi si je me laisse aller à l’exercice.

Les images ont réapparu quarante plus tard, mais votre roman reste pour moi une vraie histoire, forte, la vôtre, le style et les mots sont largement au-dessus de mes émotions personnelles mêmes si elles se mêlent, parfois.

« Ce onze du mois est jour de paie

Le onze est à l’intérimaire

Ce que le cinq est au bénéficiaire du RSA

Le vingt huit du mois précédent au travailleur »

J’avais complètement oublié.

Cette course pour combler les 10 jours qui séparent le loyer à payer et le versement du salaire. La première image qui vient au réveil.

A vous lire, j’ai songé que nous, les femmes, nous avions peut-être dû traverser une autre lutte entre nous, lutte de rangs, de pouvoir, même là.

Pourquoi serait-ce différent d’ailleurs ?

Ou était-ce l’époque ? Je vous parle des années 75…

Dans l’usine « au rendement » où les hommes étaient majoritaires, 2 femmes pour 30 hommes, ou « à la chaîne » avec 10 hommes pour 100 femmes.

Je sais où je retournerais si c’était à refaire…

Une ouvrière à la pause avait écrasé sa cigarette par terre en me regardant après que j’aie nettoyé les toilettes.

Autre statut, en contrat d’intérim comme femme de ménage cette fois.

Montrer qu’on peut être au-dessus de quelqu’un, au moins au-dessus de celle qui nettoie, je l’ai compris bien des années plus tard.

On me faisait peut-être payer aussi cette insertion dans un monde qui ne resterait pas le mien. Sans voir ce que deviendrait ma vie, je le savais, elles aussi.

Une copine éphémère, collègue de chaîne, m’a dit un jour « Barre-toi, qu’est-ce que tu fais encore là ? » Le ton était rude, les mots acides. Elle qui n’avait pas le choix et était prise au piège sans doute pour longtemps, toujours, ne supportait pas que je reste volontairement. Un luxe qu’elle n’avait pas.

Merci, merci,

Désolée de ne savoir mieux vous dire mon ressenti de lectrice,

« J’ai beaucoup aimé » aurait peut-être suffi.

C’est un sacré cadeau que vous m’avez fait là et pas qu’à moi, le sapin accueillera votre livre, peut-être durant « la nuit du tofu » car mon plus jeune fils est végan !

La nuit du tofu, j’en ris encore.

Prenez soin de vous,

Nadine P.

25. février 2021 · Commentaires fermés sur Philippe Jaccottet · Catégories: Actualités

Philippe Jaccottet, est mort à 95 ans, poète discret qui « s’émerveillait devant la réalité » …

«Je ne voudrais être rien d’autre qu’un homme qui arrose son jardin et qui, attentif à ces travaux simples, laisse pénétrer en lui ce monde qu’il n’habitera pas longtemps.»

 » Mais chaque jour, peut-être, on peut reprendre
le filet déchiré, maille après maille,
et ce serait, dans l’espace plus haut,
comme recoudre, astre à astre, la nuit… »

Dans « Lumière d’hiver »

Nous vous invitons à découvrir ou aller plus loin dans ce que vous savez de sa vie, son œuvre … en allant ICI (Wikipédia) ou LA (France-Culture) … et reprendre la lecture de ses poèmes pour s’ancrer à l’instant poétique …

21. février 2021 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui, c’est le 21 ! · Catégories: Actualités

Les arbres silencieux
dévoilent leurs secrets
A ceux qui savent les écouter

Luciano Melis

Photo Guillaume Bruté de Rémur

Et vous
en ce deuxième mois de l’année 2021 …
quels secrets l’arbre vous a-t-il murmurés ?

Nous vous proposons
de nous les chuchoter par écrit
et de nous les envoyer
à l’adresse mel de l’association.Nous les publierons sur le blog.

Fermez les yeux, ouvrez les oreilles, écoutez … ,
écrivez et envoyez !

13. février 2021 · Commentaires fermés sur L’Anomalie… · Catégories: Lu, vu, entendu

Marie et Nadine P. ont lu « l’Anomalie » :

L’Anomalie, d’Hervé Le Tellier est un roman stupéfiant, inattendu et tellement réjouissant… un grand plaisir de lecture.

Hervé Le Tellier, écrivain, président de l’OULIPO (Ouvroir de littérature potentielle), nous offre ici un magnifique roman, dans lequel onze personnages (passagers d’un vol Paris New-York) vivent un événement inexplicable, qui chamboulera durablement leur vie…

Cette « Anomalie » qui tient du prodige, dépasse l’entendement de tous les spécialistes réunis par le gouvernement américain pour tenter de dénouer une situation inextricable de manière satisfaisante. C’est le protocole 42, mis au point pour gérer les catastrophes, qui va être appliqué…

Selon les pratiques des membres de l’Oulipo, l’auteur s’est donné une contrainte, sous forme d’une structure bien définie : à chacun des personnages principaux (un par chapitre pour la première partie du livre) est associé un genre littéraire (roman noir, roman sentimental…). L’auteur tresse ensuite la vie de ces personnages comme on tresse les fils d’un scoubidou. Il explore les situations auxquelles nous pouvons être confrontés au cours de notre vie (maladie, séparation, mort…), donnant lieu à des débats religieux, scientifiques, philosophiques,  revus par l’absurdité de la situation…

Marie

Comme il est pénible cet écrivain.
Vous vous dites : Ah non, cette fois, je ne me ferai pas avoir !
Trop facile, chaque fois, de me faire ouvrir son bouquin et l’air de rien, de me faire oublier l’heure, le temps, les choses à faire.

Eh bien là… Non, je… Et puis une fois encore, le plaisir était là, sincère et inattendu.
J’ai été happée par ce roman, sa fluidité, ses tournures clins d’œil où les expressions jouent du lecteur et du fond.
Vraiment pénible cet écrivain de nous faire autant plaisir, j’en ai même carrément oublié la morosité ambiante. C’est dire !

C’est peut-être ça « l’anomalie », c’est de savoir écrire aussi bien.

Nadine

« Il est une chose admirable qui surpasse toujours la connaissance, l’intelligence, et même le génie, c’est l’incompréhension. » H. Le Tellier

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09. février 2021 · Commentaires fermés sur 23 ème Printemps des Poètes · Catégories: Actualités
Mercredi 10 Février à 19h

EN DIRECT organisé par la Maison de la Poésie Paris

LE DÉSIR AUX COULEURS DU POÈME,

ANTHOLOGIE DU 23 ème PRINTEMPS DES POÈTES
Avec Nawel Ben Kraïem, Caroline Boidé, Nassuf Djailani, Louis-Philippe Dalembert, Bruno Doucey & Murielle Szac

pour avoir les modalités de participation cliquer ici

« A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles… »
Pour le 23 ème Printemps des Poètes, les éditions Bruno Doucey ont suivi la voie ouverte par Rimbaud parce que le désir donne des couleurs à la vie.

Dans cette anthologie qui rassemble des poètes français et étrangers, contemporains pour la plupart : un désir blanc de silence, d’absence et d’éternité ; un désir jaune de fraîcheur, d’éveil et de rayonnement ; le rouge désir des lèvres qui s’unissent et du sang qui pulse en nos veines ; un désir bleu de voyage, d’espace et de mer … Sans omettre ces orangers qui font aimer la pulpe de la vie, ou le désir obscur, né des profondeurs de la nuit, que tant d’êtres ont approché dans une brûlure…

À lire – Le désir aux couleurs du poème, Anthologie du 23 ème Printemps des Poètes établie par Bruno Doucey et Thierry Renard, éd. Bruno Doucey, 2021.

Sur le site de la Maison de la Poésie Paris, beaucoup d’autres évènements peuvent vous intéresser, où que vous soyez ! Bel arpentage poétique ….

07. février 2021 · Commentaires fermés sur Nuit de la lecture à Chenôve · Catégories: Mots en partages, remèdes

Dans le cadre de la 5ème Nuit de la lecture, à Chenôve, les bibliothécaires ont préparé des « Lectures en scène » bien sympathiques à découvrir !

Elles ont lu des textes (tirés au sort) écrits dans les ateliers d’écriture de la bibliothèque François Mitterrand, animés par Nadine P. que nous connaissons bien puisqu’elle est membre de l’association …
Vous allez la reconnaitre parmi ses collègues !

Installez-vous confortablement,
ça va commencer,
c’est ICI qu’il faut cliquer !

02. février 2021 · Commentaires fermés sur Étonnants Voyageurs… · Catégories: Mots en partages, remèdes

Merci à Nadine P. qui nous envoie ces quelques mots en hommage à Michel Le Bris, créateur du

Festival Étonnants Voyageurs

« Un Ami pour tous les genres : Littéraires, du monde, des gens, des mots et des rencontres. Il avait au cœur de vouloir partager tout et avec tous. Partager la poésie avec les amoureux du polar, partager les mers et l’aventure avec les pantouflards, sans jamais ô jamais juger les uns ni les autres. Nous invitant à St Malo dans sa Bretagne aimée, dans ce festival « Étonnants Voyageurs » à rêver plus loin. Michel Le Bris est parti faire son étonnant voyage, le dernier. Bon vent ! »

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À lire : « Pour l’amour des livres » de M. Le Bris (Grasset 2019)

« … J’ai voulu ce livre comme un acte de remerciement. Pour dire simplement ce que je dois au livre. Ce que, tous, nous devons au livre. Plus nécessaire que jamais, face au brouhaha du monde, au temps chaque jour un peu plus refusé, à l’oubli de soi, et des autres. Pour le plus précieux des messages, dans le temps silencieux de la lecture : qu’il est en chacun de nous un royaume, une dimension d’éternité, qui nous fait humains et libres… »

M. Le Bris

Autobiographie d’un écrivain-voyageur, chemin d’histoires construites à travers une France militante et bienveillante, peinture d’un univers où l’enfance ne promettait rien, où l’homme fait de cette aventure une rencontre perpétuelle, vie en forme de bibliothèque où les trésors ne prennent pas la poussière mais prennent le large, vie aux pages et émotions transmises.

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21. janvier 2021 · Commentaires fermés sur Aujourd’hui, c’est le 21 ! · Catégories: Actualités

Auprès de mon arbre je vivais heureux
J’aurais jamais dû m’éloigner de mon arbre
Auprès de mon arbre je vivais heureux
J’aurais jamais dû le quitter des yeux …

Georges Brassens

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Photo-arbre-Catherine-S-21-01-21-1024x683.jpg.Photo Catherine Soudé

Et vous en ce premier mois de l’année 2021 …
auprès de quel arbre vivez-vous heureux ?

Nous vous proposons de prendre une photo de « votre » arbre,
de nous le présenter par écrit et de nous envoyer ici photo et texte.
Nous les publierons sur le blog.

Ouvrez l’œil, respirez … photographiez, écrivez et envoyez !

19. janvier 2021 · Commentaires fermés sur Nuits de la lecture… du 21 au 24 janvier · Catégories: Actualités

Voici quelques liens pour :

la 5e édition des Nuits de la Lecture autour du thème :
« Relire le monde »

Nuits de la Lecture   21 au 24 janvier

  1. Site du Ministère de la culture : 

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Nous vous invitons à participer aux Nuits de la Lecture, qui auront lieu du jeudi 21 au dimanche 24, sur le thème « Relire et relier le monde ».
L’année dernière, nous avions proposé des lectures ouvertes et une scène ouverte, formes bien sûr impossibles cette année « en présentiel ».
Nous avons choisi une autre forme: le partage de textes sur ce thème, textes qui seront publiés sur le blog. Chacun puise dans sa bibliothèque personnelle et donne à lire un texte d’un auteur qu’il aime particulièrement, pour « relire le monde ». Vous pouvez envoyer le texte sous format écrit (word), ou enregistré (maximum 2min30).
(Vous pouvez également ajouter à votre envoi si vous le souhaitez un texte personnel).

Envoyez vos textes et vos enregistrements à : maisondelapoesie@orange.fr, assez rapidement, pour que l’ensemble des textes soit prêt aux dates indiquées.
Nuits de la Lecture 21 au 24 janvier – Maison de la Poésie Jean Joubert

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3- Maison de la poésie de Paris

// EN DIRECT // NUIT DE LA LECTURE AVEC READING WILD
Avec Jakuta Alikavazovic, Keren Ann, Lou Doillon, Cynthia Fleury, Irène Jacob & Emmanuel Noblet

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13. janvier 2021 · Commentaires fermés sur Visite virtuelle au Musée Médard · Catégories: Actualités

« Les meilleurs compagnons, aux heures de loisir, sont les bons livres
 La lecture offre mille délices
 Un livre est un ami : jouet de nos caprices,
 Assidu compagnon, il distrait nos soupirs ;
 On le prend, on le quitte en changeant de plaisirs ;
 Et jusques en nos mains, sa douce compagnie
 Verse, à longs traits, l’oubli des charmes de la vie. »

Louis Médard

Le musée Médard de Lunel, toujours riche de découvertes, nous propose une visite virtuelle de l’exposition actuellement proposée : ne manquez d’en profiter !!!

Cliquer ici pour découvrir l’exposition virtuelle Jean Hugo, un univers dans la main

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06. janvier 2021 · Commentaires fermés sur Meilleurs voeux pour l’année 2021… · Catégories: Actualités

Que cette année commençante soit paisible, sereine,
joyeuse, créative, poétique, sororale et fraternelle…

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Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir…
et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns

Jacques Brel

« … Les dieux veulent écrire. Et les diables. Et les pavés de Conques à St Sulpice.
Ils approchent sans un bruit, mettent leurs mains fantômes sur nos yeux :
« Qui c’est ? » Écrire est la réponse »

Christian Bobin (La nuit du cœur)

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23. décembre 2020 · Commentaires fermés sur Joyeuses FÊTES ! · Catégories: Actualités

Nous vous souhaitons de passer de très bonnes fêtes !
En route vers 2021 pour inventer la vie, de nouveaux jours,
en relation avec vous,
en écriture, en poésie, en création, en lien surtout…

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« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir…..
et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns… »
(Jacques Brel)« La poésie c’est ce rien qui peut tout »
(Christian Bobin)« Lorsque nous nous parlons,
Le rêve est à venir ;
Lorsque nous nous taisons,
Il est là, à cueillir. »
(François Cheng)
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20. décembre 2020 · Commentaires fermés sur Textes brefs pour 2020 ! · Catégories: Actualités

DECEMBRE 2020

Nous vous avons proposé pour cette année
d’écrire une série de textes chaque 20ème jour du mois en cours.

Avez-vous écrit quelques textes ?
Voulez-vous les partager avec nous ?

Nous les mettrons sur le blog,
nous aurons le plaisir de les découvrir !

Nous nous en réjouissons à l’avance

Dernier clin d’oeil pour ce 20ème jour !

Une pierre pour oreiller
J’accompagne
Les nuages.

Taneda Santoka


25. novembre 2020 · Commentaires fermés sur Saison des arts vivants Résurgence · Catégories: Actualités

Du mercredi 25 novembre au dimanche 29 novembre, la Saison Résurgence relaye sur sa page Facebook 15 capsules vidéos poétiques inédites. Pour créer ces vidéos, le poète et musicien Walid Ben Selim, artiste associé au Silo / Centre de création coopératif dédié aux musiques du monde & traditionnelles, a invité plusieurs artistes (Widad Mjama, Agathe Dipiro,Nan Jiang, Simo Bouchra) à se retrouver autour de la poésie, lors d’une résidence de création accueillie par Scènes Croisées et Détours du Monde du 12/11 au 19/11 à Lodève. Une capsule matin, midi et soir comme un antidote poétique à découvrir sur la page Facebook de la Saison Résurgence.
La page Facebook de Résurgence ICI